Bonjour et bienvenue sur ce blog.
Tout d'abord ce site n'est pas un site officiel du MPF (Mouvement pour la France) de Philippe de Villiers. Le détenteur de ce blog n'a reçu aucune autorisation pour parler ou se prononcer au nom du MPF. Les propos tenus n'engagent que le responsable du blog.
Il a été créé par un simple sympathisant de la Lozère, afin de faire connaître les idées et le programme de ce mouvement.
Lors de sa visite à Washington, le 2 octobre dernier, le Premier ministre turc, Tayyip Erdogan, a été reçu par le Président américain, George Bush, qui l'a chaudement félicité pour ses réformes économiques et lui a assuré qu'il le considérait comme «un ami et un homme de paix». «Estimant qu'il était dans l'intérêt des Etats-Unis que la Turquie adhère à l'UE», Georges Bush a ainsi souhaité «donner un coup de pouce à la demande d'Ankara» d'entrer dans le club européen. (Europolitique, 4.10)
S'il est facile au Président Bush de donner des «signes positifs» à Ankara tant il se trouve éloigné de la scène européenne et que seul l'intérêt américain prime pour lui, il est par contre de plus en plus difficile à la Commission européenne, pourtant largement pro-turque, de cautionner le non-respect par les autorités turques des critères d'adhésion. Dans ce contexte, la publication du rapport de suivi des progrès réalisés par la Turquie sur la voie de l'adhésion, prévue initialement mi-octobre et d'ores et déjà repoussée au 8 novembre prochain, devient, pour la Commission, pratiquement mission impossible, sinon à n'y faire figurer que des critiques, des avertissements et autres observations certainement peu au goût turc ! C'est pourquoi, le commissaire à l'élargissement, Olli Rehn, s'est précipité à Ankara pour «éviter un déraillement» et exhorter le gouvernement à faire «des progrès tangibles». Même si ce farouche partisan de l'adhésion turque à l'UE a tout mis en œuvre pour tenter «d'obtenir un geste de bonne volonté de la part des autorités [turques] qui permettrait d'adoucir les conclusions du rapport de suivi», il s'est pourtant heurté «à un euroscepticisme grandissant dans la classe politique ainsi qu'à une résistance de l'armée...». A noter que la Turquie se prépare actuellement à l'élection présidentielle, prévue dans huit mois, «qui pourrait voir pour la première fois l'arrivée d'un candidat issu des rangs islamistes». (Le Figaro, 4.10)
Pourquoi tant insister devant si peu d'empressement à mettre en œuvre les réformes nécessaires pour aligner les pratiques turques sur celle de l'Europe?
Philippe de Villiers ne le dira jamais assez : la Turquie n'a pas vocation à entrer dans l'Union européenne car ni sa géographie, ni son histoire, ni sa culture ne font d'elle une nation européenne.
( Sources: MPF )
Commentaires