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Il a été créé par un simple sympathisant de la Lozère, afin de faire connaître les idées et le programme de ce mouvement.
Philippe de Villiers, président du conseil général, se dit heureux du résultat des élections. Malgré la perte du canton La Roche Sud.
Je suis heureux de ces élections. J'ai une majorité record de France. Aucun autre conseil général n'a une majorité aussi forte que la mienne avec 27 élus sur 31! Les sortants sont réélus avec des scores très élevés. Aux cantonales, comme aux municipales, à Montaigu, Saint-Gilles, Fontenay, les coalitions contre nature n'ont pas fonctionné. Les gens veulent de la clarté et moi je crois au clivage droite gauche. Je constate aussi que nous avons mis sur les rails des candidats de droite trentenaires comme Yannick Moreau (MPF) qui fait basculer un bastion de la gauche, Olonne-sur-Mer. Je parie sur les jeunes prêts à prendre le relais d'élus qui sont en fin de mandats. La victoire d'Olonne esquisse d'autres conquêtes à venir. Par ondes successives.
On a l'impression que vous avez pris acte que La Roche-sur-Yon était imprenable et que vous déployez votre stratégie ailleurs, notamment sur le littoral.
A La Roche, comme à Fontenay, nous avons eu, au sein de la droite, des candidats torpilles dont le but était de faire perdre leur propre camp. Le moment n'était pas propice pour Michèle Peltan, la candidate que nous soutenions. Pour gagner La Roche il faut une dynamique qui ne peut exister que dans l'unité. Nous préparerons les échéances à venir très en amont.
Vous avez été très présent dans la campagne. A Saint-Gilles-Croix-de-Vie par exemple.
Saint Gilles est le plus gros canton du département avec un potentiel énorme. J'ai vu dans ce canton des coalitions entre le centre et la gauche se former pour faire barrage à la candidate que je soutenais. Et je me suis impliqué pour montrer que contrairement à ce qu'on raconte, le villiérisme n'a pas un effet repoussoir. Au contraire. Etre proche de Philippe de Villiers est un gage de succès.
Le villiérisme est pourtant souvent critiqué. Avez-vous lu le petit livre que Stéphane Frimaudeau, l'un des responsables du Parti radical valoisien en Vendée, vous consacre?
J'ai commencé et j'ai vite arrêté en constatant sa médiocre qualité. Si c'est cela notre opposition, le villiérisme a encore de beaux jours devant lui.
Vous serez vraisemblablement réélu président du conseil général jeudi. Quelle est pour vous la priorité des priorités pour les élus du département?
L'emploi, ça va. La bataille du désenclavement est en passe d'être gagnée. Le défi que nous avons à relever pour les années à venir est celui de la qualité de vie, de l'habitat, de l'environnement.
Vous entendez les rumeurs qui font de vous un ministrable. Votre réaction?
Je ne commente pas ce genre de rumeurs. Et puis (sourire), moi je suis présidentiable, pas ministrable...
Recueilli par
Philippe COCHEREAU.
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