Au début du mois, le syndicat des Jeunes Agriculteurs a tenu son congrès national aux Sables d’Olonne. L’occasion pour Philippe de Villiers de faire le point sur la situation du département.
Pour une plus grande valorisation d’un métier pas comme les autres
Les agriculteurs vendéens n’échappent pas tout à fait à ce qui devient un problème national : la morosité. Dans les années à venir, quand 400 agriculteurs prendront leur retraite, seulement 150 s’installeront. Mais ici, les acteurs du monde agricole refusent de baisser les bras, et font preuve d’un dynamisme exemplaire.
Pour défendre leur activité, ils peuvent en effet s’appuyer sur deux solides piliers. D’abord une qualité exceptionnelle, dont la présence d’une trentaine de Labels Rouge et d’indications géographiques protégées (IGP) dans le département est le meilleur exemple, mais également des pratiques respectueuses de l’environnement plus poussées qu’ailleurs. Autre atout, et de taille, une volonté rare d’entreprendre : 95% des jeunes agriculteurs sont ainsi encore en place dix ans après la reprise d’une exploitation, un chiffre qui impressionne les acteurs du monde agricole français.
Protéger un métier essentiel
Cette capacité de l’agriculture vendéenne a faire figure de modèle est une des raisons pour lesquelles le congrès national des Jeunes Agriculteurs s’est tenu dans le département au mois de juin. Une manifestation marquée par la présence du président du Conseil Général.
Philippe de Villiers a adressé aux participants venus de tout le pays un message d’espoir : «Vous êtes la France de l’avenir, vous êtes la France des terroirs». Cet optimisme n’a pas versé dans l’angélisme : «J’ai rencontré récemment les arboriculteurs de notre département. Ils m’ont dit qu’ils ne peuvent pas lutter contre des productions qui ne sont pas soumises aux même contraintes qu’eux».
L’occasion d’affirmer qu’il faut soutenir les agriculteurs, de deux manières : en refusant que les aides soient découplées de la production et en se protégeant d’une concurrence jugée inégale, notamment par l’affirmation d’un principe d’exception agriculturelle. Pour cela, il faut avoir conscience que l’agriculture est un métier : «Un agriculteur doit être un entrepreneur qui vit des fruits de son travail, rémunéré sur un marché par des prix. Dans ces prix doivent être intégrés les contraintes auxquelles vous êtes soumis». Aux participants au congrès des jeunes agriculteurs, Philippe de Villiers a adressé un message fort de soutien : «Votre métier n’est pas un métier comme les autres. Vous tenez les territoires. Si vous partez, ce ne sont pas les écologistes qui vous remplaceront, mais les friches. Je souhaite que tous mes compatriotes soient à l’écoute de votre métier d’avenir. Que les jeunes agriculteurs de Vendée et de France gardent l’essentiel : l’espoir».
( Sources: Conseil général de la Vendée )
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