Cette ouverture aux idées de gauche peut d'ailleurs devenir absurde, lorsque le président de la République en vient à contredire les intuitions du candidat. C'est ainsi qu'à son discours de Nîmes du 6 mai 2007 sur la fierté d'être français et à ses propos réitérés contre les repentances et les haines de soi, le chef de l'État en est venu, samedi, à soutenir l'appel de SOS Racisme «pour l'enseignement de l'histoire de la colonisation et de l'esclavage» dans les écoles primaires. Ceci alors même que la loi Taubira de 2001 a déjà introduit cet enseignement dans la majorité des programmes.
Faire reposer la colonisation et l'esclavage sur la seule responsabilité de la France, en taisant les siècles d'implantation musulmane en Espagne ou dans les Balkans et les traites humaines organisées par les Africains ou les Arabes (notamment contre les Blancs), est un procédé proche du lavage de cerveau. Cette maltraitance de l'histoire, destinée à satisfaire les nouvelles communautés, ne peut qu'aviver les ressentiments (lire la polémique sur mon blog). Lundi, Abdelaziz Bouteflika a conditionné son soutien au projet de Sarkozy d'Union pour la Méditerranée à la reconnaissance des crimes commis par la France en Algérie. En finira-t-on jamais ?
Les droites européennes ont notamment été élues pour tenter de répondre au multiculturalisme qui menace d'éclatement les États-nations et qui fait glisser le Liban vers la guerre civile. Les solutions doivent tourner le dos à ces politiques communautaristes, défendues par de prétendus «antiracistes» et avalisées au nom de la lutte contre les discriminations. Le professeur Lucien Israël avait déclaré, un jour : «Je ne suis pas d'ascendance gauloise. Mais dans les écoles maternelles et primaires, j'ai pleuré pour Vercingétorix et pour Jeanne d'Arc.» Et si la modernité passait paradoxalement, par le retour à l'enseignement de «Nos ancêtres les Gaulois» ?
ajouter un commentaire commentaires (0) créer un trackback recommander









Commentaires