En marge du vote du budget, la majorité au conseil général réuni hier à La Roche, a lancé une salve de « torpilles » contre le président de Région socialiste Jacques Auxiette. On est en campagne !
• Etablissement public foncier. Premier obus anti-Auxiette : le président du conseil régional des Pays de la Loire aurait exercé un recours contre l'établissement public foncier de Vendée (EPFV). Un recours non suspensif certes mais « balancé » dans les pattes du Département de la Vendée pour l'empêcher d'acquérir du foncier et freiner la spéculation foncière, à son idée et non pas au sein d'une structure envisagée un temps par la Région (le Département envisage d'investir 3 millions d'euros sur six ans pour « refroidir » le prix du terrain). « C'est consternant de la part de quelqu'un qui émane de la Vendée », dramatisait Philippe de Villiers.
• Pont sur la Loire : les Vendéens sur le sable ? Autre sujet de prédilection des Villiéristes, l'indispensable doublement du pont sur la Loire. Leurs appels désespérés laisseraient de marbre un Jacques Auxiette (1) accusé « de n'avoir pas mis la question en délibéré dans son assemblée ». Un signal qui aurait, selon Philippe de Villiers, « suffi à François Fillon, Premier ministre, pour que l'État donne le feu vert à l'opération ». «Jacques Auxiette fait le contraire de ce qu'il promet ».
Ce franchissement supplémentaire du fleuve royal censé faciliter le passage des industriels vendéens vers le futur aéroport de Notre-Dame-des-Landes, aurait-il du plomb dans l'aile ? Toujours est-il que Bruno Retailleau, vice-président MPF du conseil général a paru prêt au « compromis des braves » en se contentant d'un simple « doublement du pont de Cheviré à Nantes ». A suivre.
• Ligne SNCF Nantes-Saint-Gilles. Jacques Auxiette, décidément accusé de tous les maux, est aussi le vilain petit canard qui empêcherait le développement de la modernisation de la ligne SNCF au nord-ouest. Il n'aurait pas fait inscrire dans le contrat de projet État-Région 2007-2013 la modernisation du tronçon de rail Sainte-Pazanne-Saint-Gilles. Réduisant à néant l'espoir d'un TGV en gare de Saint-Gilles à l'horizon 2017. Ce qui reste, là aussi, à vérifier auprès de l'intéressé.
• Le Marais poitevin. Et, pour la bonne bouche, il y a le Marais poitevin, pomme de discorde récurrente ente la Vendée et les conseils régionaux socialistes des Pays de la Loire et de Charente-Maritime. Alors que le dossier de sa (re)labellisation, en parc naturel régional est chaud bouillant sur le bureau de Borloo, le président de Région ferait tout pour accréditer l'idée que le ministre de l'écologie est sur le point de l'accorder en l'état. A savoir sur la base de la charte actuelle actée par une partie seulement des parties prenantes. Une véritable déclaration de guerre pour le Département pour qui « la charte actuelle, non signée par une majorité de communes vendéennes, est caduque, nulle et non avenue ».
Marc LAMBRECHTS.
(1) Nous n'avons pu joindre Jacques Auxiette, en déplacement, hier.
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