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Mardi 6 décembre 2005
Guillaume PELTIER - Secrétaire Général du Mouvement Pour la France
sera l'invité du journal de FRANCE INTER
 
le mercredi 7 décembre 2005 à 13 h 25
par mpf48sympathisant publié dans : Communiqués
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Mardi 6 décembre 2005

L'absence d'accord des pays européens sur la TVA à taux réduits souligne le crime de « lèse souveraineté » qui a été perpétré par nos dirigeants lorsqu'ils ont transféré les pouvoirs du peuple français à Bruxelles.

 
Les majorités successives UMP- PS, qui depuis 20 ans ont bradé nos libertés à Bruxelles, sont gravement responsables de cette situation.
 
Philippe de Villiers demande le rapatriement de tous nos pouvoirs à Paris, dans la suite logique du vote du 29 mai dont le message était simple : nous ne voulons plus être gouvernés par d'autres.
 
Philippe de Villiers demande au Président de la République de faire un bras d'honneur à Bruxelles et d'annoncer que la France décide de baisser le taux de TVA pour le bâtiment et la restauration conformément aux intérêts de notre pays et à la volonté du peuple français.
 
Philippe de Villiers appelle tous les artisans du bâtiment et tous les restaurateurs à le rejoindre dans son combat pour une France libre, dans une Europe des  Nations.
par mpf48sympathisant publié dans : Communiqués
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Mardi 6 décembre 2005

Un excellent article publié dans  Valeurs Actuelles n° 3601 du  2 Décembre 2005:

Comment, sur la crise des banlieues, le philosophe Alain Finkielkraut a été entraîné dans un piège médiatique. Comment l’affaire a été exploitée. Et à quelle fin.

La leçon, c’est que je ne dois plus donner d’interview, notamment quand je ne peux revoir le texte final ou contrôler la traduction. Alain Finkielkraut faisait le bilan, vendredi dernier, d’une crise médiatique sans précédent, dont il venait d’être le prétexte, ou la victime. Étrangement, elle était partie d’Israël. Avant de gagner la France. En quelques jours à peine, le philosophe avait été vilipendé, traîné dans la boue, menacé de procès. Et qui plus est, cette affaire avait été largement provoquée ou entretenue par des journaux dits de “référence”.
Tout commence le 18 novembre. Le quotidien israélien Haaretz – politiquement à gauche, antireligieux, “post-sioniste”, mais très chic, et lu par l’ensemble de l’establishment de Jérusalem et de Tel-Aviv – publie dans ses deux éditions, hébraïque et anglaise, un entretien avec Finkielkraut consacré aux émeutes françaises des dernières semaines. Titre en hébreu : « Ils ne sont pas malheureux, ils sont musulmans ». En anglais : « Quelle sorte de Français sont-ils donc ? »
Pour le lecteur, il va de soi que ces formules, qui semblent “exécuter” les émeutiers, et par extension l’ensemble des “milieux issus de l’immigration”, ont Finkielkraut pour auteur. En fait, elles émanent de la rédaction. Le philosophe ne les a nullement prononcées. Il a même dit le contraire. Il souligne que la condition des “jeunes” est difficile. Et quand il s’interroge sur leur crise d’identité, c’est pour souhaiter qu’ils « se considèrent comme des Français » : « S’ils en viennent à dire “les Français” en parlant des seuls Blancs, alors nous sommes perdus. »
Plus on avance dans le texte, plus le parti pris du Haaretz est patent. Les intervieweurs, Dror Mishani et Aurelia Smotriez, écrivent que Finkielkraut les a reçus à Paris, « au Rostand, un café élégant décoré de photos orientales et dont la terrasse fait face aux jardins du Luxembourg ». Sous-entendu : l’intéressé serait un monsieur à la mode, donc, fatalement, un esprit superficiel.
Suivent des lignes plus perfides encore. « La première chose que le philosophe franco-juif Alain Finkielkraut nous déclare (…), c’est : “J’ai entendu dire qu’Haaretz lui-même a publié un article prenant fait et cause pour les émeutes.” Une observation, proférée avec quelque véhémence, qui résume assez bien les sentiments sur lesquels Finkielkraut n’a cessé de revenir depuis le 27 octobre, date à laquelle les émeutes ont éclaté dans les banlieues paupérisées qui encerclent Paris… » Le philosophe ne sait visiblement pas qui a écrit l’article qui le chagrine (publié le 7 novembre). Les lecteurs du Haaretz savent, quant à eux, que c’est Mishani lui-même, l’intervieweur principal. Qui se garde bien, tout au long de l’entretien, de le révéler.
Finkielkraut défend ses vues habituelles. Celles qu’il a exposées jadis dans la Défaite de la pensée (Gallimard) et qu’il a reprises récemment dans un essai, Nous autres, modernes (Ellipses). La République lui paraît menacée de toutes parts. Par l’extrême droite, mais aussi par une gauche néototalitaire, ou par les communautarismes ethniques et religieux. Haaretz reproduit assez fidèlement ces propos. Mais en soulignant certains mots. En s’appesantissant sur certaines observations. En insérant, çà et là, un bref commentaire acide. Ou en jouant sur les illustrations. Le diable est dans les détails.
Ainsi, le journal israélien croit pouvoir affirmer, dès le troisième paragraphe : « Dans le débat intellectuel animé qui se déroule dans les journaux français depuis le début des émeutes, Finkielkraut fait entendre une voix déviante, et même très déviante ». Le mot “déviant” – en hébreu comme en anglais – signifie a priori “discordant” ou “non conformiste”. Mais il suggère quelque chose de plus sombre : la “déviation” morale, y compris sexuelle.
Un peu plus loin, Haaretz laisse le philosophe s’étendre sur la présence de nombreux Noirs au sein de l’équipe de France de football et ajouter que « si on fait une telle remarque aujourd’hui en France, on va en prison ». Ce qui laisse supposer qu’il s’oppose aux lois qui répriment les injures raciales.
Autre manipulation, une photographie de Finkielkraut, en tête de l’interview, porte la légende suivante : « Vous les Israéliens, vous me comprenez ». Ce qui laisse entendre que le philosophe se prévaut, avec une audience juive, de la solidarité communautaire, ou ethnoreligieuse, qu’il réprouve chez les musulmans. En fait, le propos, une fois encore, est apocryphe. Finkielkraut s’est borné à dire : « Je n’ai pas parlé d’une “intifada” des banlieues, et je ne pense pas que ce terme doit être employé. Mais je constate que les émeutiers ont envoyé les plus jeunes d’entre eux en première ligne. Vous avez connu une telle situation en Israël… »
L’interview ne suscite guère de débat en Israël même : à peine quelques mails sur le site interactif d’Haaretz. Mais il est bientôt traduit en français, par Michel Warschawski et Michèle Sibony, des Israéliens d’origine française. Deux “résistants”, comme l’écrivait en 2003 Denis Sieffert, dans la revue d’extrême gauche Politis. Entendons par là deux relais quasi professionnels des organisations palestiniennes extrémistes. La traduction Warschawski-Sibony s’appuie sur la version hébraïque, plus “dure” et plus réductrice que l’anglaise. Avec des intertitres au vitriol : « L’école en France et des bienfaits du colonialisme », « Non à l’antiracisme ! », « Si cela ne leur plaît pas, qu’ils rentrent chez eux ! »… Rapidement diffusée – notamment par Internet – dans les milieux de gauche, d’extrême gauche, propalestiniens, islamiques, elle fait l’effet de la dépêche d’Ems : le télégramme fort courtois que le roi Guillaume Ier de Prusse avait écrit en 1870 à l’intention de Napoléon III mais qui, abrégé et réécrit par Bismarck, s’était transformé en insulte et avait rendu la guerre inévitable. Finkielkraut apparaît désormais comme un “raciste” explicite, dont le langage « ne se distingue plus de celui du Front national ».
Le Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (Mrap), proche à la fois du parti communiste et des islamistes (il a soutenu le port du voile à l’école), porte plainte. D’autres organisations demandent la suppression de Répliques, l’émission que le philosophe anime depuis vingt ans sur France Culture. Ou exigent son départ de l’École polytechnique, où il enseigne l’histoire des idées. On n’est plus très loin de “l’interdiction professionnelle”.
Le coup de grâce, à cet égard, vient de Sylvain Cypel, rédacteur en chef au Monde. Dans le numéro daté du 24 novembre, ce dernier publie un texte intitulé – en gros caractères – « La voix “très déviante” d’Alain Finkielkraut » au quotidien Haaretz. En fait, ce n’est pas un article mais une compilation. Cypel se borne à mettre bout à bout des extraits litigieux de l’interview, ou passant pour tels. Pourtant, il signe. Un geste qui semble avoir pour but de donner le maximum d’autorité et de légitimité à la campagne contre le philosophe.
Le penseur catholique Paul Thibaud, ancien directeur de la revue Esprit, estimait dimanche dernier que « Finkielkraut était tombé dans un piège ». On est en effet contraint, à ce point, de s’interroger sur les liens qui existent ou pourraient exister entre les divers protagonistes. Haaretz et le Monde sont associés au sein d’un réseau international de presse, nettement orienté à gauche où figurent également le journal italien la Repubblica et le quotidien anglais The Guardian. Cela implique que certains textes sont publiés en commun. Et que certaines campagnes d’opinion puissent se propager d’un pays à l’autre.
Mais ce qui est plus frappant encore, ce sont les affinités entre Mishani, Cypel ou Warschawski. Le premier, enseignant à l’université Ben-Gourion de Beersheba, rejoint le troisième dans la plupart de ses options idéologiques.
Quant au Français Cypel, dont le père publiait le quotidien yiddish Unzer Wort (“Notre parole”), ses positions d’ultragauche et son anti-israélisme ne sont un secret pour personne. Et lui avaient valu, voici quelques années, quelques remarques amères de la part d’Elie Barnavi, l’ambassadeur le plus à gauche qui ait jamais représenté Jérusalem à Paris.

Cet article signé Michel Gurfinkiel est disponible intégralement sur le site internet du Journal "Valeurs Actuelles en cliquant sur le lien suivant: http://www.valeursactuelles.com/magazine/france/index.php?num=3601&position=2&nb=3&PHPSESSID=b499939d694324f9f18474aa36a753bb

 

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