Lundi 5 décembre 2005
Retranscription partielle de l'émission
Invité, Guillaume Peltier, Secrétaire Général du Mouvement Pour la France, porte-parole de la campagne présidentielle de Philippe de Villiers pour 2007.
On va parler de la situation économique et sociale en France bien sûr, ce sujet Euromed vous devez y trouver matière à illustrer vos thèmes de campagne mais n'est-il pas indispensable de tenter de trouver une forme de partenariat entre le Nord et le Sud ?
Guillaume Peltier.- Bien évidemment, c'est une priorité. C'est d'ailleurs toute l'action que mène Philippe de Villiers à la tête de son Conseil Général en Vendée depuis plus de dix ans en ayant établi un partenariat entre la Vendée, le Maroc et le Bénin pour permettre aux migrants potentiels de s'enraciner dans leur pays d'origine. Je pense que c'est indispensable. Mais, au-delà de cela, l'idée même de la Conférence Euroméditerranée n'a pas pris la mesure de l'enjeu puisqu'il manque deux principes très clairs. Il faut, premièrement, mettre fin à l'immigration massive et incontrôlée et deuxièmement prendre conscience de la question de l'islamisation progressive de la société française et des sociétés dans le monde, vous l'avez évoqué avec la question égyptienne. Et malheureusement Dominique de Villepin a dit la semaine dernière qu'il y avait sur le territoire 5 000 terroristes islamistes qui étaient prêts à entrer en action. Il est donc temps, par exemple, sur la question des mosquées, de faire des propositions. Nous proposons, sur cette question, la suspension de toute construction de mosquées en France pour limiter toute islamisation de la société française.
Vous êtes pour enclencher le choc des civilisations, là, tout de suite en France ?
Guillaume Peltier.- Absolument pas. Par exemple, sur la question des mosquées, nous avons une proposition forte, c'est la charte républicaine des mosquées, c'est de soumettre l'Islam à la République. Toute construction de mosquée serait soumise à la signature d'une charte entre les Imams et les autorités de l'Etat autour des principes suivants : refus de la polygamie, refus du financement étranger, reconnaissance de la laïcité, reconnaissance de l'égalité hommes/femmes. C'est la moindre des choses que de demander aux musulmans de respecter les valeurs qui ont fait la France et qui la font toujours.
(...) Autre sujet : la hausse des taux par la Banque Centrale Européenne
Guillaume Peltier, alors j'imagine que là-dessus vous demandez aussi, vous, à M. Trichet de ne pas augmenter les taux ?
Guillaume Peltier.- Bien sûr. Vous savez pourquoi les Français ont voté "non" le 29 mai dernier au référendum c'est parce que l'Europe marchait sur la tête et marchait à l'envers. Elle le prouve encore aujourd'hui. Qu'est-ce que veut dire la hausse des taux ? Cela veut dire l'augmentation des coûts du crédit, cela veut dire aussi que cela pénalise l'investissement et la croissance. La priorité aujourd'hui est de baisser les charges par exemple sur les entreprises. Les 2 millions de PME en France qui sont asphyxiées, il faut aujourd'hui les faire respirer et baisser de manière considérable les impôts qui pèsent sur elle. Par exemple, nous proposons, lors de la campagne présidentielle, si Philippe de Villiers est élu, de baisser l'impôt sur les sociétés de 33 à 15 %.
Et le déficit budgétaire ?
Guillaume Peltier.- Sur la question du déficit budgétaire, nous proposons le non-renouvellement d'un fonctionnaire sur deux pour redonner de l'énergie et de l'air à nos dépenses publiques.
Est-ce que vous croyez que c'est en privant la puissance publique de sa puissance que vous allez réparer la République, la nation... ?
Guillaume Peltier.- Je pense que la puissance publique doit trouver sa place là où c'est nécessaire. Par exemple, les services publics dans les milieux ruraux doivent être encouragés, doivent être subventionnés, doivent pouvoir se maintenir. Par contre, qu'il y ait toujours plus de fonctionnaires, par exemple dans l'enseignement alors qu'il y a de moins en moins d'élèves, c'est une erreur. Réorientons, réorganisons le coût de la dépense publique.
(...)
Sur ce point très précis juste une courte réponse. Guillaume Peltier vous êtes d'accord avec l'apprentissage des 14 ans ?
Guillaume Peltier.- Bien sûr. J'ai été professeur d'histoire-géographie et j'ai vu de mes yeux des élèves qui, à 14 ans, ne peuvent plus poursuivre dans le collège unique et dans le système scolaire. Il faut réconcilier l'école avec la formation professionnelle, c'est indispensable bien sûr.
(...) Portrait du MPF et de G. Peltier par François-René Cristiani, chef du service politique de France Culture :
Cette crise n'aura pas été perdue pour tout le monde. L'acharnement du ministre de l'Intérieur à stigmatiser les racailles et les bandes l'a disputé à l'exploitation par l'extrême-droite de toutes les outrances xénophobes et anti-immigrés. Alors la concurrence sauvage entre le Front National et le Mouvement Pour la France de Philippe de Villiers qui convoitent le même électorat a vite fait place aux pires surenchères : un jour le MPF demande qu'on envoie l'armée, un autre jour c'est la polygamie qui est cause de tous les maux. Jean-Marie Le Pen et Philippe de Villiers sortent Charles Martel de leur fonds de tiroirs, l'un parlant de tsunami migratoire, l'autre de déferlante migratoire. Et comme pour joindre le geste à la parole quand M. de Villiers voit la France en état de guerre civile ethnique, vous M. Peltier, son tout jeune Secrétaire général, vous allez quelques jours plus tard à l'Assemblée Nationale déposer une gerbe pour, je cite, "les premières victimes françaises de la guerre des banlieues". Pas moins. Il est vrai que pour emprunter sa symbolique et ses oriflammes au Front, vous êtes le mieux placé parce que vous avez été un "bébé Le Pen" devenant même à 20 ans le leader du Front National de la Jeunesse puis le quittant avant la scission avec les Megrettistes. Aujourd'hui bras droit, conseiller politique et stratégique de M. de Villiers, vous avez été l'architecte du meeting remarqué du 21 mai 2005 au Palais des Sports pour le "non" à la Constitution européenne, et vous êtes maintenant l'artisan discret du recrutement de jeunes militants et cadres villiéristes, débauchant à tour de bras dans les fédérations lepénistes, essayant de mobiliser des réseaux associatifs, financiers et syndicaux jusque dans la police. Mais de Villiers Président et 577 candidats MPF aux législatives en 2007, c'est une tâche assurément herculéenne quand le parti de M. Le Pen a les mêmes ambitions. Et il ne vous reste que douze mois utiles à peine.
Guillaume Peltier, vous confirmez toutes ces informations que nous donnent François-René Cristiani ? Vous allez débaucher au Front National... ?
Guillaume Peltier.- Je vais vous dire : moi j'ai 29 ans et j'appartiens à une génération qui ne supporte plus que les hommes politiques lui racontent la comédie et jouent au théâtre. Nous attendons des hommes politiques qu'on nous dise la vérité, la vérité sur l'immigration, la vérité sur l'économie, la vérité sur la misère sociale. Vous savez moi comment je suis venu à l'action politique : par l'action sociale. J'avais créé, en tant que jeune lycéen, avec 200 jeunes, à Paris, les "bistrots du coeur" pour venir en aide aux plus démunis. Et quand je vois ce qui se passe aujourd'hui avec ce sixième sans-abri qui vient de mourir...
Revenons sur cette concurrence à l'extrême droite. Parce que vous n'êtes pas sur le créneau et vous savez ce que dit Jean-Marie Le Pen : "'Il vaut mieux l'original à la copie" et c'est ce qui se produit en général dans les urnes. Quand, vous, vous allez réussir à inverser ce rapport ?
Guillaume Peltier.- Moi j'étais avec Jacques Bompard la semaine dernière, j'étais ce week-end avec Gérard Frelet en Alsace, ce que je souhaite faire du Mouvement Pour la France, c'est une force d'alternative à une système qui, après trente ans d'échec, est en train de s'effondrer sur lui-même. Je ne regarde pas Sarkozy, je ne regarde pas Le Pen, je regarde le Mouvement Pour la France pour offrir un espoir aux Français. L'UMP, l'UDF, le PS et le PC depuis trente ans ont échoué dans tous les gouvernements qui se sont succédés...
...M. de Villiers participait par ailleurs...
Guillaume Peltier.- Dans les années 80 bien sûr. Mais il a rompu avec ce système et il veut proposer une alternative. Et je considère de manière très claire qu'il n'existe pas de Français de seconde zone. On peut avoir été membre, élu, cadre du Front National et avoir toute sa place au Mouvement Pour la France.
J'ai cru que vous parliez des jeunes des cités ?
Guillaume Peltier.- On peut en parler. Moi je considère que la République et la France ce n'est pas une question de couleur de peau, ce n'est pas une question de race, ce n'est pas une question de religion, et j'appelle d'ailleurs tous les Français, quelle que soit leur origine politique, sociale, leur religion, à nous rejoindre. Ils seront les bienvenus.
François-René Cristiani.- Une question quand même : est-ce que vous allez prendre vos distances avec les déclarations de Le Pen sur les camps de concentration, ses liens avec l'Irak... ?
Guillaume Peltier.- Bien évidemment, M. Cristiani. Je vais vous dire quelque chose : la première fois que j'ai rencontré Philippe de Villiers c'était à la fin de l'année 2000 et lors de notre premier dîner il m'a raconté l'histoire de son père, de son père 4 fois enfermé dans le camp de concentration de Lubeck, blessé dans sa chair, 4 fois échappé qui a rejoint De Lattre en Lorraine pour le suivre en Vendée. L'esprit historique de Philippe de Villiers, la filiation historique de Philippe de Villiers c'est l'esprit de la Résistance et c'est cela qui m'intéresse chez lui...
Oui, mais c'est aussi celui de la droite nationale, vous le savez bien... ?
Guillaume Peltier.- Oui, mais sur les camps de concentration, sur les chambres à gaz, ce sont des propos intolérables que nous ne supporterons jamais et la filiation historique de Philippe de Villiers le dédouane à tout jamais de ces types de propos.
(...)
Crise sociale, on vient de le voir, crise des banlieues qui avait également une connotation sociale très forte. Vous avec Philippe de Villiers, votre programme est un programme finalement libéral. Comment croire que vous allez régler les problèmes sociaux avec finalement un programme tout à fait libéral ?
Guillaume Peltier.- Absolument pas. Tout en offrant davantage de libertés aux entreprises, nous voulons mettre au coeur de nos préoccupations les questions sociales et nous allons y répondre tout au long de la campagne présidentielle. Par exemple, je vais faire mienne la phrase de Michel Rocard, puisque tout est lié : "La France ne peut plus, n'a plus les moyens d'accueillir toute la misère du monde". La France n'a plus ces moyens puisqu'elle n'est même plus capable d'assurer le gîte et le couvert aux Français eux-mêmes. Je propose par exemple une grande loi d'orientation sur l'immigration qui limiterait les coûts d'immigration de 36 milliards d'euros chaque année et on offrirait ces 36 milliards d'euros à la construction de centres d'hébergement et plus largement à tous les Français qui souffrent. Les foyers Sonacotra qui aujourd'hui accueillent davantage les sans-papiers que les travailleurs étrangers seraient mis à la disposition des sans domiciles fixes. Voilà une proposition très concrète qui permettrait aux plus pauvres de nos compatriotes de retrouver l'espoir.
Et sur l'immigration, quelles mesures vous prenez concrètement ?
Guillaume Peltier.- Par exemple, nous demandons l'expulsion systématique des sans-papiers. Nous avons appris, par le ministère de l'Intérieur, que pour l'année 2004 163 000 sans-papiers avaient bénéficié de l'aide médiale d'Etat gratuite. C'est absurde. Quand on est sans-papiers, on est dans l'illégalité et on ne dispose que d'un droit, le droit au billet de retour. Cela permettra d'ailleurs de remettre à l'honneur l e principe de la nationalité et de la citoyenneté. Moi ce que je considère c'est qu'il faut aider les étrangers chez eux. Aucun homme, aucune femme, ne souhaite être déraciné dans sa vie. L'Europe a failli à sa mission. Voilà un bel idéal européen à remettre en place : aider les pays du Sud à se développer.
Et là vous êtes prêt à mettre un budget important là-dessus ?
Guillaume Peltier.- Considérable. Ce que je propose de manière très concrète, c'est un parrainage immédiat entre tous les départements français et un pays d'Afrique. Moi j'habite en Indre-et-Loire, l'Indre-et-Loire avec un pays d'Afrique, la Vendée avec le Bénin et le Maroc etc., etc. pour encourager ces pays là et mettre en place très concrètement une vraie politique de co-développement capable de résoudre, à la source, la question de l'immigration.
Guillaume Peltier, merci.
(Sources: http://www.mpf-villiers.com)
On va parler de la situation économique et sociale en France bien sûr, ce sujet Euromed vous devez y trouver matière à illustrer vos thèmes de campagne mais n'est-il pas indispensable de tenter de trouver une forme de partenariat entre le Nord et le Sud ?
Guillaume Peltier.- Bien évidemment, c'est une priorité. C'est d'ailleurs toute l'action que mène Philippe de Villiers à la tête de son Conseil Général en Vendée depuis plus de dix ans en ayant établi un partenariat entre la Vendée, le Maroc et le Bénin pour permettre aux migrants potentiels de s'enraciner dans leur pays d'origine. Je pense que c'est indispensable. Mais, au-delà de cela, l'idée même de la Conférence Euroméditerranée n'a pas pris la mesure de l'enjeu puisqu'il manque deux principes très clairs. Il faut, premièrement, mettre fin à l'immigration massive et incontrôlée et deuxièmement prendre conscience de la question de l'islamisation progressive de la société française et des sociétés dans le monde, vous l'avez évoqué avec la question égyptienne. Et malheureusement Dominique de Villepin a dit la semaine dernière qu'il y avait sur le territoire 5 000 terroristes islamistes qui étaient prêts à entrer en action. Il est donc temps, par exemple, sur la question des mosquées, de faire des propositions. Nous proposons, sur cette question, la suspension de toute construction de mosquées en France pour limiter toute islamisation de la société française.
Vous êtes pour enclencher le choc des civilisations, là, tout de suite en France ?
Guillaume Peltier.- Absolument pas. Par exemple, sur la question des mosquées, nous avons une proposition forte, c'est la charte républicaine des mosquées, c'est de soumettre l'Islam à la République. Toute construction de mosquée serait soumise à la signature d'une charte entre les Imams et les autorités de l'Etat autour des principes suivants : refus de la polygamie, refus du financement étranger, reconnaissance de la laïcité, reconnaissance de l'égalité hommes/femmes. C'est la moindre des choses que de demander aux musulmans de respecter les valeurs qui ont fait la France et qui la font toujours.
(...) Autre sujet : la hausse des taux par la Banque Centrale Européenne
Guillaume Peltier, alors j'imagine que là-dessus vous demandez aussi, vous, à M. Trichet de ne pas augmenter les taux ?
Guillaume Peltier.- Bien sûr. Vous savez pourquoi les Français ont voté "non" le 29 mai dernier au référendum c'est parce que l'Europe marchait sur la tête et marchait à l'envers. Elle le prouve encore aujourd'hui. Qu'est-ce que veut dire la hausse des taux ? Cela veut dire l'augmentation des coûts du crédit, cela veut dire aussi que cela pénalise l'investissement et la croissance. La priorité aujourd'hui est de baisser les charges par exemple sur les entreprises. Les 2 millions de PME en France qui sont asphyxiées, il faut aujourd'hui les faire respirer et baisser de manière considérable les impôts qui pèsent sur elle. Par exemple, nous proposons, lors de la campagne présidentielle, si Philippe de Villiers est élu, de baisser l'impôt sur les sociétés de 33 à 15 %.
Et le déficit budgétaire ?
Guillaume Peltier.- Sur la question du déficit budgétaire, nous proposons le non-renouvellement d'un fonctionnaire sur deux pour redonner de l'énergie et de l'air à nos dépenses publiques.
Est-ce que vous croyez que c'est en privant la puissance publique de sa puissance que vous allez réparer la République, la nation... ?
Guillaume Peltier.- Je pense que la puissance publique doit trouver sa place là où c'est nécessaire. Par exemple, les services publics dans les milieux ruraux doivent être encouragés, doivent être subventionnés, doivent pouvoir se maintenir. Par contre, qu'il y ait toujours plus de fonctionnaires, par exemple dans l'enseignement alors qu'il y a de moins en moins d'élèves, c'est une erreur. Réorientons, réorganisons le coût de la dépense publique.
(...)
Sur ce point très précis juste une courte réponse. Guillaume Peltier vous êtes d'accord avec l'apprentissage des 14 ans ?
Guillaume Peltier.- Bien sûr. J'ai été professeur d'histoire-géographie et j'ai vu de mes yeux des élèves qui, à 14 ans, ne peuvent plus poursuivre dans le collège unique et dans le système scolaire. Il faut réconcilier l'école avec la formation professionnelle, c'est indispensable bien sûr.
(...) Portrait du MPF et de G. Peltier par François-René Cristiani, chef du service politique de France Culture :
Cette crise n'aura pas été perdue pour tout le monde. L'acharnement du ministre de l'Intérieur à stigmatiser les racailles et les bandes l'a disputé à l'exploitation par l'extrême-droite de toutes les outrances xénophobes et anti-immigrés. Alors la concurrence sauvage entre le Front National et le Mouvement Pour la France de Philippe de Villiers qui convoitent le même électorat a vite fait place aux pires surenchères : un jour le MPF demande qu'on envoie l'armée, un autre jour c'est la polygamie qui est cause de tous les maux. Jean-Marie Le Pen et Philippe de Villiers sortent Charles Martel de leur fonds de tiroirs, l'un parlant de tsunami migratoire, l'autre de déferlante migratoire. Et comme pour joindre le geste à la parole quand M. de Villiers voit la France en état de guerre civile ethnique, vous M. Peltier, son tout jeune Secrétaire général, vous allez quelques jours plus tard à l'Assemblée Nationale déposer une gerbe pour, je cite, "les premières victimes françaises de la guerre des banlieues". Pas moins. Il est vrai que pour emprunter sa symbolique et ses oriflammes au Front, vous êtes le mieux placé parce que vous avez été un "bébé Le Pen" devenant même à 20 ans le leader du Front National de la Jeunesse puis le quittant avant la scission avec les Megrettistes. Aujourd'hui bras droit, conseiller politique et stratégique de M. de Villiers, vous avez été l'architecte du meeting remarqué du 21 mai 2005 au Palais des Sports pour le "non" à la Constitution européenne, et vous êtes maintenant l'artisan discret du recrutement de jeunes militants et cadres villiéristes, débauchant à tour de bras dans les fédérations lepénistes, essayant de mobiliser des réseaux associatifs, financiers et syndicaux jusque dans la police. Mais de Villiers Président et 577 candidats MPF aux législatives en 2007, c'est une tâche assurément herculéenne quand le parti de M. Le Pen a les mêmes ambitions. Et il ne vous reste que douze mois utiles à peine.
Guillaume Peltier, vous confirmez toutes ces informations que nous donnent François-René Cristiani ? Vous allez débaucher au Front National... ?
Guillaume Peltier.- Je vais vous dire : moi j'ai 29 ans et j'appartiens à une génération qui ne supporte plus que les hommes politiques lui racontent la comédie et jouent au théâtre. Nous attendons des hommes politiques qu'on nous dise la vérité, la vérité sur l'immigration, la vérité sur l'économie, la vérité sur la misère sociale. Vous savez moi comment je suis venu à l'action politique : par l'action sociale. J'avais créé, en tant que jeune lycéen, avec 200 jeunes, à Paris, les "bistrots du coeur" pour venir en aide aux plus démunis. Et quand je vois ce qui se passe aujourd'hui avec ce sixième sans-abri qui vient de mourir...
Revenons sur cette concurrence à l'extrême droite. Parce que vous n'êtes pas sur le créneau et vous savez ce que dit Jean-Marie Le Pen : "'Il vaut mieux l'original à la copie" et c'est ce qui se produit en général dans les urnes. Quand, vous, vous allez réussir à inverser ce rapport ?
Guillaume Peltier.- Moi j'étais avec Jacques Bompard la semaine dernière, j'étais ce week-end avec Gérard Frelet en Alsace, ce que je souhaite faire du Mouvement Pour la France, c'est une force d'alternative à une système qui, après trente ans d'échec, est en train de s'effondrer sur lui-même. Je ne regarde pas Sarkozy, je ne regarde pas Le Pen, je regarde le Mouvement Pour la France pour offrir un espoir aux Français. L'UMP, l'UDF, le PS et le PC depuis trente ans ont échoué dans tous les gouvernements qui se sont succédés...
...M. de Villiers participait par ailleurs...
Guillaume Peltier.- Dans les années 80 bien sûr. Mais il a rompu avec ce système et il veut proposer une alternative. Et je considère de manière très claire qu'il n'existe pas de Français de seconde zone. On peut avoir été membre, élu, cadre du Front National et avoir toute sa place au Mouvement Pour la France.
J'ai cru que vous parliez des jeunes des cités ?
Guillaume Peltier.- On peut en parler. Moi je considère que la République et la France ce n'est pas une question de couleur de peau, ce n'est pas une question de race, ce n'est pas une question de religion, et j'appelle d'ailleurs tous les Français, quelle que soit leur origine politique, sociale, leur religion, à nous rejoindre. Ils seront les bienvenus.
François-René Cristiani.- Une question quand même : est-ce que vous allez prendre vos distances avec les déclarations de Le Pen sur les camps de concentration, ses liens avec l'Irak... ?
Guillaume Peltier.- Bien évidemment, M. Cristiani. Je vais vous dire quelque chose : la première fois que j'ai rencontré Philippe de Villiers c'était à la fin de l'année 2000 et lors de notre premier dîner il m'a raconté l'histoire de son père, de son père 4 fois enfermé dans le camp de concentration de Lubeck, blessé dans sa chair, 4 fois échappé qui a rejoint De Lattre en Lorraine pour le suivre en Vendée. L'esprit historique de Philippe de Villiers, la filiation historique de Philippe de Villiers c'est l'esprit de la Résistance et c'est cela qui m'intéresse chez lui...
Oui, mais c'est aussi celui de la droite nationale, vous le savez bien... ?
Guillaume Peltier.- Oui, mais sur les camps de concentration, sur les chambres à gaz, ce sont des propos intolérables que nous ne supporterons jamais et la filiation historique de Philippe de Villiers le dédouane à tout jamais de ces types de propos.
(...)
Crise sociale, on vient de le voir, crise des banlieues qui avait également une connotation sociale très forte. Vous avec Philippe de Villiers, votre programme est un programme finalement libéral. Comment croire que vous allez régler les problèmes sociaux avec finalement un programme tout à fait libéral ?
Guillaume Peltier.- Absolument pas. Tout en offrant davantage de libertés aux entreprises, nous voulons mettre au coeur de nos préoccupations les questions sociales et nous allons y répondre tout au long de la campagne présidentielle. Par exemple, je vais faire mienne la phrase de Michel Rocard, puisque tout est lié : "La France ne peut plus, n'a plus les moyens d'accueillir toute la misère du monde". La France n'a plus ces moyens puisqu'elle n'est même plus capable d'assurer le gîte et le couvert aux Français eux-mêmes. Je propose par exemple une grande loi d'orientation sur l'immigration qui limiterait les coûts d'immigration de 36 milliards d'euros chaque année et on offrirait ces 36 milliards d'euros à la construction de centres d'hébergement et plus largement à tous les Français qui souffrent. Les foyers Sonacotra qui aujourd'hui accueillent davantage les sans-papiers que les travailleurs étrangers seraient mis à la disposition des sans domiciles fixes. Voilà une proposition très concrète qui permettrait aux plus pauvres de nos compatriotes de retrouver l'espoir.
Et sur l'immigration, quelles mesures vous prenez concrètement ?
Guillaume Peltier.- Par exemple, nous demandons l'expulsion systématique des sans-papiers. Nous avons appris, par le ministère de l'Intérieur, que pour l'année 2004 163 000 sans-papiers avaient bénéficié de l'aide médiale d'Etat gratuite. C'est absurde. Quand on est sans-papiers, on est dans l'illégalité et on ne dispose que d'un droit, le droit au billet de retour. Cela permettra d'ailleurs de remettre à l'honneur l e principe de la nationalité et de la citoyenneté. Moi ce que je considère c'est qu'il faut aider les étrangers chez eux. Aucun homme, aucune femme, ne souhaite être déraciné dans sa vie. L'Europe a failli à sa mission. Voilà un bel idéal européen à remettre en place : aider les pays du Sud à se développer.
Et là vous êtes prêt à mettre un budget important là-dessus ?
Guillaume Peltier.- Considérable. Ce que je propose de manière très concrète, c'est un parrainage immédiat entre tous les départements français et un pays d'Afrique. Moi j'habite en Indre-et-Loire, l'Indre-et-Loire avec un pays d'Afrique, la Vendée avec le Bénin et le Maroc etc., etc. pour encourager ces pays là et mettre en place très concrètement une vraie politique de co-développement capable de résoudre, à la source, la question de l'immigration.
Guillaume Peltier, merci.
(Sources: http://www.mpf-villiers.com)
par mpf48sympathisant
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