Lozère, morne plaine... Si l'on parle de campagne électorale.
À moins de cinq mois des deux scrutins qui vont rappeler les Français aux urnes, municipales et cantonales, il est difficile de trouver dans le département, un homme (ou une femme) politique qui
veut bien évoquer le sujet. Alors que partout ailleurs, on fourbit les armes, on s'active pas seulement en coulisses mais aussi dans les médias, les
Lozériens ne semblent pas pressés d'évoquer les échéances. « Trop tôt », répondent la plupart. « Je n'ai pas encore pris ma décision », assurent même d'autres. « Je
donnerais ma position en février », disent même les plus frileux.
Difficile pourtant de croire que rien n'est prêt. Que tout se fera au dernier moment. Pour les élections municipales par exemple, il faut tout de même présenter une liste de plus de vingt noms
sur les plus grandes communes. Et même dans les plus petits villages, trouver dix personnes qui veulent bien s'investir relève parfois de la gageure. Autant dire que c'est un travail de longue
haleine... Sans parler du programme qui reste ensuite à peaufiner pour séduire l'électeur.
Alors en Lozère, on doit se contenter de la rumeur. Ou du secret de Polichinelle. A Mende par exemple, hormis Alain Bertrand qui distille déjà quelques promesses ça et là, on ne sait
officiellement... rien. Pourtant, qui peut encore croire que Francis Saint-Léger ne conduira pas une liste UMP ? Tout le monde en parle. Sous le manteau, circulent même des noms de conseillers ou
adjoints actuels de Jean-Jacques Delmas qui rejoindraient le député même si le MoDem parvient à constituer une liste. Les sourires génés de potentiels co-listiers, lorsque l'on aborde le sujet,
en disent aussi très long. Mais le tout est sous couvert du "off" de rigueur. Puisqu'on vous dit que c'est trop tôt... Cela alimente au moins les chroniques... de comptoir, où les pronostics vont
bon train.
Et c'est partout pareil. Même si quelques maires solidement installés dans leur fauteuil ont déjà laissé entendre qu'ils solliciteraient un nouveau mandat, Jean Roujon à Marvejols par exemple.
Ailleurs, on verra. À Langogne, Magdeleine Romeuf ne dit pas non... Mais pas encore oui. À Saint-Chély, où pourrait régner un climat de guerre de chefs, Pierre Lafont se prononcera plus tard,
même s'il ne cache pas sa satisfaction d'œuvrer pour ces concitoyens ; Guy Galvier a tout de même lancé une liste issue de l'opposition. À La Canourgue même, où a priori, ce sera un Blanc... Oui
mais lequel ?
Même limonade pour les cantonales. On sait seulement que quelques élus, Robert Aigouin et Jean-Paul Pottier, ont décidé de ne pas repartir au combat sur leur canton respectif. Sinon, le seul
candidat à s'être déclaré en tant que tel dans la presse est pour l'instant Thierry Caramel sur le canton de Saint-Germain-du-Teil... Là où la rumeur, toujours elle, a longtemps évoqué un certain
Jacques Blanc. Mais celui-ci aurait fait marche arrière... Pour l'instant en tout cas. Ailleurs, est évoqué dans le landernau politico-politicien, le duel fratricide qui pourrait tenir en haleine
le canton de... Saint-Chély. Encore. Sinon, on doit se contenter de noms. De peut-être. De on verra...
À croire que le petit monde politique lozérien a comme livre de chevet, les fables de La Fontaine, ouvert à la page du Lièvre et de la tortue. Remarquez, à la fin, c'est toujours la
tortue qui gagne. Alors rien ne sert de courir...
L. T.
Article duMidi-Libre édition Lozère du 18.11.2007
ajouter un commentaire commentaires (0) créer un trackback recommander









Commentaires