En dépit de fréquentes campagnes de sensibilisation, 70 000 jeunes filles seraient obligées, chaque année, d’épouser un inconnu au «bled». Depuis 2006 pourtant, la majorité nubile est passée à 18 ans et les unions « douteuses » peuvent faire l’objet d’une enquête. Or, à mesure que la législation évolue, les familles, arc-boutées sur leurs traditions, adaptent des stratégies de contournement, notamment le mariage précoce ou les mariages au « bled ». Les services sociaux notent d’ailleurs que les mariages forcés sont plus répandus chez les immigrés de fraîche date.
Cela confirme que pour mettre un terme à ce phénomène, les dispositions législatives ne suffisent pas, et qu’il est nécessaire de prendre des mesures claires et symboliques. C’est tout le sens de la proposition de Philippe de Villiers d’interdire le voile dans les lieux publics, faite le 2 novembre dernier : «le voile est un symbole de soumission des femmes, qui s’ajoute à la polygamie, aux mariages forcés. Des pratiques qui bafouent la dignité de la femme» avait déclaré le président du MPF sur LCI (6.11).
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