Le Figaro revient sur les relations entre les policiers et les quartiers dans lesquels ils interviennent pour constater qu'elles se sont «totalement dégradées» : «Avant, on détestait les flics mais on ne les aurait jamais tapé» témoigne Malik, habitant une cité de la Courneuve (Seine-Saint-Denis). Désormais, la simple présence d’hommes en uniforme est perçue comme une «provocation». «Ce sont des rats, déclare Adil, 19 ans, habitant de Stains. On les a bien caillassé pendant les émeutes et on va recommencer. Pour lui la vie de la cité semble se résumer à une guerre contre les policiers, les uns étant par essence des «fachos», les autres des «victimes». Cette haine des policiers semble avoir été « dopée et normalisée par les émeutes de l’an dernier » explique Jean-Christophe Lagarde, maire (UDF) de Drancy, commune où les vols avec violence ont augmenté de 92% depuis le début de l’année.
Le quotidien révèle également que «des petits caïds ont livré sur Internet les noms et adresses privées de policiers de la brigade anticriminalité de leur quartier». C’est pour mettre fin à cette situation que Philippe de Villiers préconise dans son pré-projet présidentiel de responsabiliser pénalement les jeunes et responsabiliser socialement les familles. Il propose également de mettre en place une «pédagogie de la sanction» qui imposerait par la loi une «peine certaine pour les petits délits et pour les récidives».
( Sources: MPF )
Lors de sa visite à Washington, le 2 octobre dernier, le Premier ministre turc, Tayyip Erdogan, a été reçu par le Président américain, George Bush, qui l'a chaudement félicité pour ses réformes économiques et lui a assuré qu'il le considérait comme «un ami et un homme de paix». «Estimant qu'il était dans l'intérêt des Etats-Unis que la Turquie adhère à l'UE», Georges Bush a ainsi souhaité «donner un coup de pouce à la demande d'Ankara» d'entrer dans le club européen. (Europolitique, 4.10)
S'il est facile au Président Bush de donner des «signes positifs» à Ankara tant il se trouve éloigné de la scène européenne et que seul l'intérêt américain prime pour lui, il est par contre de plus en plus difficile à la Commission européenne, pourtant largement pro-turque, de cautionner le non-respect par les autorités turques des critères d'adhésion. Dans ce contexte, la publication du rapport de suivi des progrès réalisés par la Turquie sur la voie de l'adhésion, prévue initialement mi-octobre et d'ores et déjà repoussée au 8 novembre prochain, devient, pour la Commission, pratiquement mission impossible, sinon à n'y faire figurer que des critiques, des avertissements et autres observations certainement peu au goût turc ! C'est pourquoi, le commissaire à l'élargissement, Olli Rehn, s'est précipité à Ankara pour «éviter un déraillement» et exhorter le gouvernement à faire «des progrès tangibles». Même si ce farouche partisan de l'adhésion turque à l'UE a tout mis en œuvre pour tenter «d'obtenir un geste de bonne volonté de la part des autorités [turques] qui permettrait d'adoucir les conclusions du rapport de suivi», il s'est pourtant heurté «à un euroscepticisme grandissant dans la classe politique ainsi qu'à une résistance de l'armée...». A noter que la Turquie se prépare actuellement à l'élection présidentielle, prévue dans huit mois, «qui pourrait voir pour la première fois l'arrivée d'un candidat issu des rangs islamistes». (Le Figaro, 4.10)
Pourquoi tant insister devant si peu d'empressement à mettre en œuvre les réformes nécessaires pour aligner les pratiques turques sur celle de l'Europe?
Philippe de Villiers ne le dira jamais assez : la Turquie n'a pas vocation à entrer dans l'Union européenne car ni sa géographie, ni son histoire, ni sa culture ne font d'elle une nation européenne.
( Sources: MPF )
par mpf48sympathisant
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Europe
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