Var Matin , Date de parution : dimanche 01 octobre 2006:
En pinçant la fibre affective et familiale, le président du Mouvement pour la France (MPF) a sans doute marqué des points, hier, auprès des représentants d'associations de rapatriés, harkis et anciens combattants réunis au VVF de Giens. L'après-midi, une centaine de personnes ont répondu à l'invitation de Philippe de Villiers sur le thème de la «défense de la mémoire des Français d'Afrique du Nord».
Après avoir écouté pendant plus d'une heure les représentants associatifs, le candidat à l'élection présidentielle est revenu sur «l'affaire algérienne, qu'il a vécue de l'intérieur», dira-t-il.
«On occulte les souffrances historiques». «J'ai connu mon père embastillé, et ma mère, en Vendée, était seule. Elle n'avait pas de biens. Pendant un certain nombre de mois, ce sont des harkis et des pieds-noirs (récemment arrivés) qui nous donnaient des vêtements. J'ai pour eux une affection, une gratitude... C'est ma famille», a-t-il révélé.
«Aujourd'hui, on exhibe des souffrances médiatiques, et on occulte des souffrances historiques, personnelles et politiques», a-t-il lancé, non sans faire un parallèle avec «le génocide vendéen qui n'a pas été reconnu et ces gens qui ont donné leur vie pour la France».
Avec «les gestes d'honneur», si le candidat était élu à la fonction suprême, il s'attaquerait aussi à «deux problèmes pour notre avenir» : inscrire dans la loi «le rôle positif de l'Etat français dans les territoires d'outre-mer» et, faire effacer la loi Taubira sur l'esclavage, qualifiée de «scandale historique majeur».
«Ma mission, la survie de la France». S'adressant aux associations de la «mémoire déchirée de la France», selon les termes de Philippe de Villiers, ce dernier a replacé leur situation dans la perspective de «la survie de la France (...) attaquée dans ses bases : la famille, la nation et patrie, et la mémoire commune (...). La protéger pour qu'elle survive, c'est ma mission !».
Reste à savoir si dans l'isoloir, les rapatriés, qui n'ont eu de cesse hier, de dénoncer les promesses non tenues depuis 1962, croiront en celles de Philippe de Villiers.
( Sources: MPF et Var Matin )
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