Le président du conseil général aime l'exercice des voeux. L'orateurest talentueux, la communication politique maîtrisée.
• Ça rue dans les brancards. « Il n'y a pas d'appauvrissement », martèle en préambule le président du Département. Réaction épidermique qui concerne la lecture d'articles de presse, parus vendredi. Ces derniers donnant la parole au syndicat Snui, qui affirme, sur la base de chiffres gouvernementaux, que les Vendéens sont de plus en plus nombreux à ne pas s'acquitter de l'impôt sur le revenu. Ce que conteste Philippe de Villiers, mettant en avant des données courant sur une période dix ans : une Vendée à la 10e place en terme de progression des revenus, 45 500 emplois créés, net, entre 1996 et 2006, 2 500 créations d'entreprises, chaque année. « Certains veulent laisser entendre un malaise vendéen. Je dirai qu'il s'agit plutôt un modèle. »
• La bataille du rail. Avec verve, le président du conseil général a catalogué les chantiers du désenclavement : l'échangeur ouest de Fontenay, dont les travaux commencent en mars, « l'optimisme » concernant le dossier de l'A 831. Un mot sur le contournement sud, ouvert avant le départ du Vendée Globe, « le 9 novembre à 13 h 02 », un autre sur le désenclavement ferroviaire et l'arrivée le 14 décembre, du 1er TGV électrifié aux Sables. Une « bataille du rail » qui sera complètement gagnée quand les lignes Nantes-Bordeaux et Nantes-Saint-Gilles seront assurées.
Philippe de Villiers salue la création de six nouveaux Vendéopôles, « poumons économiques » dans un département peinant à recruter, « 25 000 offres non satisfaites. » Il attend beaucoup, de la maison de l'emploi départementale pour offrir des solutions.
• Quatre jours de Tour de France « propre ». Philippe de Villiers se targue, au nez et à la barbe du président de Région, de la création d'un établissement public foncier vendéen, pour répondre à la question épineuse de l'habitat et préserver une certaine attractivité auprès des jeunes. « Notre rôle, c'est de voir la Vendée dans trente ans ». Toujours pragmatique, le président du Département annonce la tenue en 2011, pendant quatre jours, d'un Tour de France cycliste « propre ». Et il assure l'organisation d'une course intermédiaire au grand large, en alternance avec le Vendée Globe. « Que demander de plus ? », demande Philippe de Villiers à son auditoire. « La coupe de France de football », en exhortant les joueurs du Poiré-sur-Vie « à foutre une raclée à Paris ».
Auteur: Loïc TISSOT de Ouest-France
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