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Voici la retranscription de l'émission:
Richard Arzt : On sait que le Mouvement pour la France est contre ce qu'il appelle la régularisation massive des sans-papiers. Nicolas Sarkozy a annoncé que 6.000 sans-papiers ayant des enfants scolarisés devraient être régularisés sur près de 30.000 demandes. Est-ce que vous concédez au ministre de l'Intérieur que ce n'est pas une régularisation massive ?
Guillaume Peltier : Une fois de plus, la gauche en avait rêvé, Nicolas Sarkozy l'a fait. 6.000 régularisations, c'est 6.000 régularisations de trop. Notre pays ne peut plus accueillir toute la misère du monde. Notre pays est surendetté et avec Philippe De Villiers, nous proposons l'expulsion systématique de tous les sans-papiers. Quand on est sans-papier, on est dans l'illégalité. Et quand on est dans l'illégalité, on a qu'un seul droit, le droit au billet de retour. Surtout quand on apprend, la semaine dernière, par un rapport du ministère de la Santé, que l'AME, l'Aide médicale d'Etat gratuite, sans ticket modérateur, dont bénéficient les sans-papiers, a explosé de 20% en 2005. Il y a 200.000 sans-papiers en France qui bénéficient d'une aide gratuite de l'Etat. Nous n'avons plus les moyens.
Il y en a quand même qui sont intégrés ou qui remplissent les critères précis qui ont été fixés par le ministère dont on peut estimer qu'humainement, ils peuvent rester.
Ecoutez, les conditions d'acquisition de la nationalité française sont suffisamment souples pour qu'on n'en rajoute pas avec les sans-papiers. Il y a 6.000 régularisations. Quant aux 24.000 restant qui ont vocation, comme le dit le ministre de l'Intérieur, à quitter le territoire français, qu'est-ce qu'ils vont devenir ? Comme d'habitude, c'est la grande cohorte des sans-papiers qui va venir s'ajouter aux 400.000 sans-papiers, selon les chiffres du ministre de l'Intérieur lui-même qui séjournent sur le territoire français. Eh bien, une des grandes mesures que prendra Philippe De Villiers, s'il rentre à l'Elysée en 2007, c'est l'expulsion systématique des centaines de milliers de sans-papiers qui sont sur le territoire national. On ne peut pas prétendre réguler l'immigration régulière si on ne prend pas les moyens de stopper l'immigration clandestine.
Le mot immigration et le mot maîtriser, ça ne peut pas aller ensemble à votre avis ?
Bien sûr que si. Maîtrise de l'immigration régulière. Et stopper l'immigration clandestine. Philippe De Villiers est le seul à proposer une position d'équilibre sur cette question. Fermeté à l'intérieur avec le rétablissement des contrôles aux frontières. La fin du regroupement familial, la fin du droit du sol, la fin des droits sociaux exorbitants dont bénéficient les sans-papiers d'une part, mais générosité en amont, à l'extérieur, en Afrique pour enraciner les élites africaines là-bas, chez elles.
Nicolas Sarkozy mardi, a aussi parlé du terrorisme en disant que la menace sur la France est élevée et permanente. Là-dessus, vous êtes d'accord avec lui, c'est les mots qu'il faut ?
Commenter, c'est bien, agir c'est mieux. Sarkozy ferait bien d'agir dans ce domaine en prenant trois mesures immédiates : Premièrement, expulser les 200 islamistes fichés par nos services de renseignements qui sont sur les zones aéroportuaires françaises à Roissy et à Orly.
Un livre qui a été écrit là-dessus par Philippe De Villiers, on sait...
Philippe de Villiers l'a dit il y a quelques mois. Deuxièmement, interdire tous les mouvements islamistes liés au terrorisme comme le salafiste dans notre pays. Et enfin, puisqu'on a appris par nos services de renseignements qu'une centaine de mosquées étaient contrôlées par des imams extrémistes en France, eh bien imposer un moratoire de construction de mosquées dans notre pays et imposer une charte républicaine. C'est-à-dire qu'on ne pourra construire une mosquée en France que si les imams se soumettent aux autorités de la république en rejetant la polygamie, en reconnaissant la laïcité et en refusant les financements étrangers. C'est la politique du bons sens que prône Philippe De Villiers.
Au Mouvement pour la France, vous approuvez l'action diplomatique de la France dans la crise du Proche-Orient ?
Ecoutez oui. La voix de la France, puissance d'équilibre, grande puissance internationale a été entendue dans ce conflit. Les armes se sont tues, provisoirement du moins, au Liban sud, et c'est une bonne nouvelle. Cette résolution toutefois comporte deux insuffisances majeures : il n'y a pas de calendrier précis d'une part, et puis malheureusement rien sur quelque chose d'essentiel, le désarmement et le démantèlement du Hezbollah. Le Hezbollah, je le rappelle aux auditeurs, qui met en péril l'unité et l'intégrité territoriale du Liban et aussi la souveraineté et la sécurité d'Israël.
Est-ce que vous êtes pour que la France joue un rôle de premier plan dans la force de l'ONU qui va être renforcée, renouvelée ?
Nous souhaitons même qu'elle en prenne la direction avec 3.000 ou 4.000 hommes à la condition que le mandat soit clair et sans ambiguïté, c'est-à-dire des effectifs militaires suffisants et puis aussi la possibilité de riposter aux attaques et non pas seulement une force d'observation comme c'est très souvent le cas avec l'ONU.
Comment expliquez-vous que Philippe de Villiers ne soit pas plus haut placé dans les intentions de vote. Il est entre 3% et 5% selon les sondages.
6%, 7% même si on écoute ceux du mois de juillet. Mais ce n'est pas ça qui compte. Ca fait 20 ans que les sondages se plantent. En 1988, Raymond Barre devait arriver à l'Elysée. Balladur en 95, Jospin en 2002. Le oui devait terrasser le non. Je ne crois pas aux sondages. Ce qui compte, ce sont les idées. Et Philippe de Villiers défend les idées. Il est le champion de la vraie droite, d'une droite décomplexée, de la vraie rupture avec le socialisme. Il est le seul à proposer par exemple l'abrogation des 35 heures, une vraie politique de baisse de 50% des charges pour les PME-PMI, une vraie politique d'immigration, j'en ai parlé. Une grande politique familiale avec la création d'un revenu parental d'éducation de 1.000 euros nets pour les familles françaises.
Je vois ce que vous citez là, mais ça s'éloigne un petit peu de ce dont on parlait tout à l'heure, on y faisait allusion, cette dénonciation de l'islamisation, entre guillemets, de la France, est-ce qu'il a cessé de se placer sur le terrain de Jean-Marie Le Pen ?
Ecoutez, on ne se place par rapport à personne. Nous avons eu deux temps dans notre campagne. Nous avons eu une précampagne pour alerter nos compatriotes sur les enjeux du XXIème siècle. L'Europe d'abord à travers la campagne référendaire et l'islamisation, on le voit et on le verra, malheureusement dans les mois et les années qui viennent. L'islamisation est un des grands enjeux. A partir de septembre, nous allons mener une campagne de projet pour la France, avec des propositions. Philippe de Villiers.
C'est-à-dire qu'il y a une rectification quand même un petit peu.
Non, on complète. Philippe de Villiers, son authenticité, son originalité dans le paysage, c'est que c'est un homme d'action. Il ne fait pas que protester comme d'autres, ou de témoigner, il agit depuis 20 ans au Conseil général. La Vendée d'ailleurs a été saluée comme le premier département en termes de dynamisme économique, en termes de créations d'entreprises, c'est un réalisateur. Eh bien, ce modèle, il va proposer aux Français de l'exporter au niveau national, par une grande politique de baisse des charges, par une vraie politique familiale mais aussi par la défense du monde rural. On n'en parle pas assez. Les technocrates parisiens sont obsédés par le microcosme parisianiste, par l'organisation de rave-parties dans les zones rurales. Eh bien, nous proposons, au contraire de défendre nos traditions populaires, de défendre la chasse, de défendre la pêche et de, par exemple une mesure forte, d'exonérer fiscalement toutes les créations de commerces dans les zones rurales à partir de 2007.
Est-ce que votre cible ça va être essentiellement Nicolas Sarkozy dans la période qui vient ?
Nous n'avons pas de cible. Nous avons qu'une seule cible, ce sont les préoccupations, les angoisses des Français et nous allons y répondre avec des mesures précises, concrètes et positives.
Combien de temps vous vous donnez pour pouvoir dire en tant que numéro 2 du MPF, le Philippe de Villiers nouveau est arrivé ?
Philippe de Villiers nouveau est arrivé depuis que je le connais, depuis 2001, et en 2007, il va créer la surprise, il sera, j'en suis sûr, au second tour, sans doute face à Ségolène Royal.
On va suivre ça évidemment. Merci Guillaume Peltier. Je rappelle que vous êtes le secrétaire général du Mouvement pour la France, le MPF.
( Sources: RTL )
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