Article du journal "Le Figaro":
Propos recueillis par GUILLAUME PERRAULT
29 mai 2006, (Rubrique International)
Le président du MPF, un des principaux animateurs de la campagne pour le non à la Constitution européenne, veut représenter « une alternative à droite en 2007 ».
LE FIGARO. – Quel bilan tirez-vous de l’évolution de l’Europe depuis le référendum du 29 mai ?
Philippe DE VILLIERS. – L’esprit du 29 mai n’a pas été respecté et le grand fossé entre le peuple français et les élites mondialisées s’est élargi. Malgré la victoire massive du non au Traité constitutionnel européen, Jacques Chirac n’a pas retiré sa signature du traité constitutionnel. Les négociations sur l’adhésion de la Turquie ont commencé comme s’il ne s’était rien passé. Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal se proposent de contourner le vote des Français en faisant ratifier les principales dispositions du traité constitutionnel par le Parlement. Et, pour tout arranger, le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, insulte nos chômeurs en expliquant à l’Assemblée que la France est un « malade imaginaire ». Les ouvriers licenciés à cause des ravages du libre-échangisme bruxellois apprécieront.
N’est-il pas un peu facile d’attribuer tous nos maux à l’Europe ? L’Europe du traité de Rome, en 1957, a été une chance pour la France, mais elle est morte. Le traité de Maastricht, en 1992, a marqué un double renversement : la coopération entre Etats a été enterrée au profit de l’intégration, et la préférence communautaire abandonnée au profit du mondialisme. Les pères fondateurs de l’Europe avaient institué des tarifs douaniers importants pour protéger notre agriculture et notre industrie. Soutenir des secteurs fragiles ou stratégiques leur semblait naturel. Tout cela a été mis à bas. Depuis 1992, Bruxelles ne nous protège plus mais nous détruit. La question centrale de la prochaine présidentielle est donc claire : comment les Français auraient-ils un avenir si la France est réputée n’en avoir aucun ?
Qu’est-ce qui vous permet d’espérer « transformer l’essai » du 29 mai en 2007 ? Contrairement à une idée reçue, la victoire du non doit presque autant à la droite qu’à la gauche : les Français de droite sont sept millions à avoir rejeté le traité, et nos concitoyens de gauche huit millions. La victoire du non et la part que j’y ai prise m’ont donné une légitimité pour représenter une alternative à droite. Je m’adresse à tous ceux qui auraient voté Sarkozy, mais qui refusent le droit de vote aux étrangers aux élections locales, la discrimination positive et le financement public des mosquées. Je m’adresse à tous ceux qui auraient voté Le Pen mais qui rejettent ses dérapages sur la Seconde Guerre mondiale et qui préfèrent un homme d’avenir à un homme du passé. Je m’adresse à tous ceux qui auraient voté Bayrou, mais qui ne veulent pas être une roue de secours pour la gauche. Je n’oublie pas pour autant les chevènementistes. En somme, je m’adresse à tous ceux qui veulent rompre avec ce système qui trahit les Français.
(Sources: Le Figaro )
PARIS, 29 mai 2006 (AFP) - Le président du Mouvement pour la France (MPF), Philippe de Villiers, a dénoncé lundi une "forfaiture", affirmant que "la classe dirigeante a trahi le peuple" en n'entendant pas le "message" du non au référendum constitutionnel européen le 29 mai 2005.
"Le peuple français a envoyé un message fort, sans ambiguïté" lors du référendum "et la classe dirigeante ne l'a pas entendu", a estimé sur France 2 M. de Villiers, qui avait été le héraut du "non" de droite pendant la campagne.
"Nous sommes même devant une forfaiture: la classe dirigeante a trahi le peuple", a affirmé M. de Villiers, en citant "quatre illustrations".
"La négociation sur l'entrée de la Turquie a commencé quand même, comme si de rien n'était", "le gouvernement français n'a pas eu la permission de baisser la TVA pour les restaurateurs", "Jacques Chirac n'a pas retiré la signature de la France du projet constitutionnel", et "Nicolas Sarkozy propose de faire adopter par la voie parlementaire, par la petite porte, le projet raccourci de Constitution européenne", a-t-il énuméré.
"Il faut appliquer le message des Français", a insisté M. de Villiers, jugeant qu'"il n'y a pas besoin d'un nouveau texte".
"Puisque le message n'a pas été entendu, la réplique, comme disent les spécialistes des secousses sismiques, n'en sera que plus spectaculaire" lors de la présidentielle de 2007, a-t-il prédit.
Selon lui, "les Français mécontents vont envoyer au système qui trahit notre pays et qui trahit le peuple français un message de colère, de protestation".
Défendant un "patriotisme populaire" contre "mondialisme" et "communautarisme", le président du MPF a assuré qu'il incarnerait "le vote du coeur, de la raison, de la protestation et de l'espoir".
par mpf48sympathisant
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Philippe de VILLIERS, Président du MPF et candidat des patriotes à l'élection présidentielle, était l'invité des 4 Vérités sur France 2 le lundi 29 mai 2006. Vous pouvez regarder la vidéo sur la photographie ci-dessous.

Guillaume PELTIER, Secrétaire général du MPF, Porte-parole de Philippe de VILLIERS, était l’invité de BFM TV à 18h35 le dimanche 28 mai 2006.
Pour regarder la vidéo, veuillez cliquer sur la photographie ci-dessous:

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