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Tout d'abord ce site n'est pas un site officiel du MPF (Mouvement pour la France) de Philippe de Villiers. Le détenteur de ce blog n'a reçu aucune autorisation pour parler ou se prononcer au nom du MPF. Les propos tenus n'engagent que le responsable du blog.

Il a été créé par un simple sympathisant de la Lozère, afin de faire connaître les idées et le programme de ce mouvement.

 


 

   

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Jeudi 22 mai 2008

Le président du Mouvement pour la France Philippe de Villiers a souligné mardi la responsabilité de l'Union européenne dans la crise de la pêche, dénonçant notamment les importations massives de poisson venu de l'extérieur de l'UE.
L'UE "interdit de pêcher avec des quotas", "propose aux pêcheurs de se reconvertir dans l'aquaculture" et "dans le même temps ouvre grand ses frontières à du poisson de mauvaise qualité, venant de pays" qui recourent aux "chalutiers racleurs de fonds" ou aux élevages "aux farines animales", a-t-il déclaré à l'AFP.
"On ne peut plus pêcher de la sardine de Saint-Gilles Croix-de-Vie (Vendée), et on importe de la sardine chinoise ou du poisson brésilien", a-t-il dénoncé.
Après s'être tenu à un silence quasi-total depuis la présidentielle, M. de Villiers prépare sa rentrée politique en septembre, avec en ligne de mire les élections européennes.
Le MPF entérinera le 21 juin "un nouvel organigramme entièrement tendu vers les élections européennes", selon l'expression de M. de Villiers, et qui élargit l'éventail des responsables du parti.
L'actuel secrétaire général, Guillaume Peltier, "sera chargé de l'organisation des élections européennes", et restera "porte-parole" et "conseiller politique" de Philippe de Villiers.
Le secrétariat général sera confié au député européen Patrick Louis, tandis que les "sept parlementaires MPF auront des vice-présidences thématiques, écologie, agriculture, etc.", abordées sous un angle européen, selon le président du MPF.
"Le pouvoir aujourd'hui est à Bruxelles", a souligné M. de Villiers, qui fera campagne sous la bannière "l'autre liste de la majorité".

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Jeudi 22 mai 2008

Article de Laurent BARTHELEMY du magazine LE POINT :

Un an après un score très décevant à l'élection présidentielle, Philippe de Villiers (Mouvement pour la France), se prépare à reprendre place sur l'échiquier politique, avec pour ambition de rassembler les voix de droite hostiles à la construction européenne.

Face à des cadres de son parti réunis samedi en bureau politique, pour la première fois depuis des mois, M. de Villiers, quasi-silencieux au plan national depuis la présidentielle, a fixé la stratégie pour les années à venir, mettant l'Europe au coeur de son discours.

"C'est le sujet qui commande tous les autres", selon M. de Villiers. A cause de la construction européenne, "le pouvoir n'a plus le pouvoir, le pouvoir ne peut rien faire", estime le président du conseil général de Vendée.

M. de Villiers veut présenter des listes MPF aux élections européennes dans chacune des circonscriptions électorales, en les présentant comme les "autres listes de la majorité": avec la majorité sarkozyste, sauf sur la question européenne.

"Mes rapports avec Sarkozy et Fillon ne sont pas du tout mauvais sur le plan humain", mais "je ne peux pas accepter le traité de Lisbonne" négocié par Nicolas Sarkozy pour remplacer la défunte Constitution européenne, explique à l'AFP M. de Villiers.

"Il faut revenir sur les abandons de souveraineté" consentis dans ce traité, et "le moment pour en parler, c'est la présidence française de l'Union européenne".

Si sur les européennes, M. de Villiers veut voler de ses propres ailes, il envisage des alliances avec l'UMP pour les régionales de 2010... sous réserve de compatibilité idéologique: "Il n'est pas impossible que si Roselyne Bachelot menait la liste UMP dans les Pays-de-la-Loire, je sois amené" à prendre la tête d'une liste concurrente, souligne-t-il ainsi.

Le président du MPF a remanié l'organigramme de son parti pour cette nouvelle feuille de route.

Fini l'esprit commando de la dernière campagne présidentielle, ou son bras droit Guillaume Peltier concentrait les responsabilités avec quelques proches.

L'éventail des cadres dirigeants doit être élargi, M. Peltier restant responsable des élections européennes et porte-parole de Philippe de Villiers, mais laissant le secrétariat général du parti au député européen Patrick Louis, et confiant des vice-présidences thématiques à chacun des parlementaires de son parti.

Interrogé par l'AFP, le député Nicolas Dupont-Aignan, rival potentiel de M. de Villiers auprès des électeurs eurosceptiques a regretté une démarche "un peu solitaire et un peu précipitée" du Vendéen.

"Il ne faut pas que chacun se fasse sa petite soupe sur son petit feu", a estimé M. Dupont-Aignan, qui rêve que les européennes 2009 soient "la belle du référendum du 29 mai 2005," qui avait sonné le glas de la Constitution européenne

"Il faut saisir l'occasion de faire des listes qui iraient de la gauche à la droite, pour la démocratie en Europe", a-t-il dit. "Il ne s'agit pas d'occuper un créneau à gauche, ou un créneau à droite".

Article de Laurent BARTHELEMY du magazine LE POINT

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Jeudi 22 mai 2008

La révision de la carte des circonscriptions législatives, plusieurs fois repoussée, doit commencer à l'automne.

La procédure est délicate. Toujours entachée du soupçon de manipulation politique. Mais Alain Marleix entend procéder à un «découpage républicain». Le secrétaire d'État à l'Intérieur et aux Collectivités territoriales a arrêté, mardi soir, avec Nicolas Sarkozy les grandes orientations du redécoupage de la carte des circonscriptions législatives. Et les réactions n'ont pas tardé. Le président du groupe socialiste à l'Assemblée a jugé mercredi la création de douze sièges pour les Français de l'étranger «pas acceptable». Son collègue villepiniste Jean-Pierre Grand estime, lui, que l'annonce du redécoupage alors qu'il «s'apprête à voter contre le texte [sur la réforme des institutions] n'est pas innocent(e)». Revue de détail.

Toujours 577 députés. Le redécoupage se fera à nombre de députés constant. La création des nouvelles circonscriptions sera compensée par la suppression de circonscriptions dans les départements qui sont le moins peuplés. Sous réserve des résultats du recensement en cours, le Val-d'Oise, les Yvelines, le Rhône, le Var, le Vaucluse pourraient gagner une circonscription. L'Hérault et la Seine-et-Marne, deux. La Haute-Garonne, qui a vu sa population exploser depuis les années 1980, pourrait gagner trois sièges. À l'inverse, plusieurs départements du centre de la France perdront des députés. Tout comme le Nord et le Pas-de-Calais, qui pourraient être amputés chacun d'un, voire de deux sièges. Paris, dont la population a décru entre 1970 et 2000, pourrait perdre jusqu'à deux de ses 21 députés.

Quatorze nouveaux sièges. Au-delà des évolutions de population, la nouvelle carte législative devra prendre en compte la création de 14 sièges inédits. La création des circonscriptions de Saint-Barthélemy et Saint-Martin, qui se sont séparées du département de la Guadeloupe, avait déjà été actée pour les législatives de 2012, malgré les réserves sur ces futurs députés qui représenteront respectivement 7 000 et 30 000 personnes. Nicolas Sarkozy y adjoint la création de 12 nouveaux sièges pour représenter les Français de l'étranger. Et ce, dans le quota global des 577 sièges. Les terri­toires actuellement représentés devront donc se partager les 553 sièges restants.

La règle des deux députés. La redistribution des sièges se fera selon la méthode employée en 1986 : un siège par tranche de 100 000 habitants dans chaque département. Avec 199 000 habitants, un département disposera ainsi de deux circonscriptions ; à 201 000, il en a trois. La Lozère, avec deux sièges pour quelque 77 000 habitants, reste la seule exception métropolitaine. Cette dérogation est maintenue avec la confirmation, par Nicolas Sarko­zy, du principe de deux députés minimum par département.

Un département sur deux. La révision de la carte électorale pourrait concerner la moitié des départements français, selon une première estimation d'Alain Marleix. Une trentaine de départements, au minimum, verraient le nombre de leurs circonscriptions évoluer à la hausse ou à la baisse. Dans les autres, les circonscriptions seront redécoupées sans création ou suppression de sièges.

Une procédure lourde. Le président de la République a opté pour une procédure par voie d'ordonnances, à l'instar du redécoupage de 1986 fait par Charles Pasqua, auprès duquel travaillait alors Alain Marleix. Une loi d'habilitation devra donc fixer le champ et la durée d'action du gouvernement. Deux autres lois accompagnent la révision de la carte électorale. Une loi organique devra arrêter la création des 12 sièges pour les Français de l'étranger. Une loi simple doit fixer la composition de la commission indépendante et permanente qui surveillera les travaux. C'est l'une des nouveautés du projet de réforme de la Constitution. Le texte prévoit que ce col­lège «se prononce par avis public sur les projets et propositions tendant à délimiter les circonscriptions pour l'élection des députés ou des sénateurs ou à répartir les ­sièges entre elles». Si la réforme des institutions est retoquée, une commission provisoire pourra être nommée.

Des travaux jusqu'à l'été 2009. Mi-2009, voire au-delà. C'est le délai raisonnable que s'est donné Alain Marleix pour achever cette entreprise. Que la réforme des institutions soit adoptée ou pas, les différentes lois encadrant la révision de la carte électorale ne pourront être adoptées avant la session de la rentrée. L'installation de la commission devrait suivre, avant que ne commencent les auditions. Dernier point crucial : le redécoupage se fondera sur les résultats du recensement en cours, établi par enquêtes annuelles depuis 2004. Celle de 2008 conclut le cycle quinquennal du recensement de l'Insee, qui prévoit de publier les chiffres de la population légale dans les premiers jours de 2009.

Article du Figaro

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