A l’occasion de sa conférence de presse hebdomadaire, Guillaume Peltier a levé un coin du voile sur la bataille des signatures engagée depuis le 23 février dernier. «Au moment où je vous parle, Philippe de Villiers ne peut être candidat à l’élection présidentielle», a déclaré le directeur de campagne du président du MPF aux journalistes présents. «Entre les promesses et les parrainages définitifs, nous subissons un taux de perte de plus de 22%», a-t-il précisé : «La bataille n’est pas gagnée et au point où nous en sommes, nous avons besoin de 7 signatures supplémentaire par jour.»
Rendant hommage au «travail exemplaire, à la mobilisation et à la détermination des militants et des cadres départementaux du MPF qui se démènent sur le terrain pour transformer les promesses en parrainages officiels», le directeur de campagne de Philippe de Villiers les a appelé à «redoubler d’efforts» pour permettre à Philippe de Villiers d’être candidat.
Interrogé sur Jean-Marie Le Pen qui accuse Philippe de Villiers de vouloir l’empêcher d’être présent à l’élection présidentielle, Guillaume Peltier a rappelé que le président du FN n’en était pas à son coup d’essai : «en 1995, ils portaient plainte contre Philippe de Villiers et Robert Hue ; en 2002, il accusait les «chiraco-mégrétistes» et déposait plainte contre X…», a-t-il rappelé. «Nous ne croyons pas à la démocratie du tapis vert, et nous souhaitons bien évidemment que Jean-Marie Le Pen, mais aussi Olivier Besancenot ou José Bové, soient candidat à l’élection présidentielle», a déclaré Guillaume Peltier.
Sur le fond, le porte-parole de Philippe de Villiers a estimé que l’obtention des 500 parrainages était un «barrage antidémocratique flagrant» : «Pendant que Sarkozy, Royal et Bayrou tiennent meetings et sont sur les plateaux de télévision, nous consacrons l’essentiel de notre temps à la recherche des signatures.» Le directeur de campagne de Philippe de Villiers a proposé qu’à l’avenir, le nom des parrains ne soient plus rendus public, leur nombre minimum était porté en contrepartie à 1.000 afin de filtrer les candidatures et d’empêcher celles qui seraient manifestement folkloriques. Il s’est également déclaré favorable à ce que les maires soient autorisés à parrainer deux candidats.
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