Texte Libre

                              

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Il a été créé par un simple sympathisant de la Lozère, afin de faire connaître les idées et le programme de ce mouvement.

 

    

 
Mardi 1 juillet 2008
Du “coût de l'Europe” pour la France, on s'est jusqu'à présent contenté d'évoquer le « solde net » budgétaire, c'est à dire la différence entre la cotisation officielle versée au budget de l'Union et les « retours » des fonds européens en France. Celle-ci d'ailleurs ne cesse de croître. Notre pays récupère en aides agricoles et structurelles environ 66% de ce qu'il a versé : lorsque l'Etat contribue pour 100 euros au budget européen, les agriculteurs français récupèrent 50 euros et nos régions 16 euros, les 34 euros restants subventionnant l'Europe de l'Est et du Sud, ainsi que le fonctionnement des institutions européennes. La France est devenue le deuxième contributeur net en volume et présentera d'ici 2013 un solde “européen” déficitaire de près de 7 milliards d'euros par an. S'y ajoutent d'autres dépenses budgétaires directes, moins connues, telle que la contribution au fonds européen de développement (738,3 millions),  les “refus d'apurement” et amendes communautaires pour défaut de transposition des directives (837 millions en 2008) ou le budget de la présidence française de l'UE (190 millions). Surtout, l'Etat français contribue en tant que percepteur des ressources européennes (la collecte fiscale a un coût), redistributeur des “retours” communautaires qu'il a subventionnés et transpositeur d'un important volume de normes communautaires (plus de 80% des lois nouvelles), le tout, au nom et pour le compte de l'Union européenne. Ces charges d'administration déconcentrée de l'Union européenne mobilise quotidiennement des moyens publics de l'Etat et des collectivités locales. Du côté des entreprises, le coût d'assimilation de la législation européenne représente environ 37 milliards d'euros. Ainsi, le coût global comptable de l'intégration européenne atteindrait 50 à 65 milliards d'euros par an pour la France. C'est le résultat du dernier rapport que publient les "Contribuables Associés" à la veille de la présidence française de l'Union, et qui est signé Christophe Beaudouin, directeur de l'ObsE et de la Fondation politique européenne pour la Démocratie. Télécharger le rapport ici .
par mpf48sympathisant publié dans : Europe
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Vendredi 27 juin 2008
Article du journal "LIBERATION" du 27.06.2008

CHRISTOPHE FORCARI
QUOTIDIEN : vendredi 27 juin 2008
      
Le non irlandais au traité de Lisbonne fait sortir Philippe de Villiers de son bocage vendéen. «Il a voulu d’abord assurer sa position dans son fief» , assure un de ses proches. Retenu justement dans son département par une session du conseil général et par les préparatifs du 30e anniversaire du Puy-du-Fou, Villiers s’était contenté de saluer le résultat du référendum par un simple communiqué.

A la fin de la semaine prochaine, il doit se rendre en Irlande pour y rencontrer les responsables des formations politiques hostiles au minitraité. «Notre vision de l’Europe n’est pas isolée mais plutôt bien répandue dans tous les pays», veut croire Patrick Louis, député européen et secrétaire général du Mouvement pour la France (MPF). Silencieux depuis sa contre-performance à l’élection présidentielle (2,23 % des voix), le président du MPF réentonne sa petite musique antieuropéenne à l’occasion de la présidence française de l’Union. Il doit d’ailleurs s’exprimer ce week-end dans la presse. Mais sa véritable rentrée politique se fera fin septembre lors de l’université d’été de son parti.

Elle devrait aussi marquer le lancement de sa campagne pour les élections européennes de 2009 où le MPF espère bien se refaire une santé. «Tout est changé depuis le vote des Irlandais. Le grand débat sur l’Europe est rouvert alors que les différents gouvernements avaient fermé le cercueil et apposé les scellés», se réjouit Villiers. «Nous avons un boulevard devant nous» , renchérit Patrick Louis.

Le MPF espère bien, lors de ces européennes, refaire le coup du référendum de 2005 sur la constitution où Philippe de Villiers s’était attribué la victoire du non. Le MPF compte présenter des candidats dans l’ensemble des grandes circonscriptions électorales. Tout en sachant que ce scrutin sera plus difficile que le précédent. La diminution des sièges octroyés à la France au sein du Parlement de Strasbourg rend les places plus chères. «Pour enlever un siège, il faudra au moins dépasser la barre des 8 %», estime Paul-Marie Coûteaux, député européen villiériste. Une difficulté encore accrue par la concurrence des autres formations souverainistes comme le Front national ou Debout la République, le petit cercle du député (non-inscrit) de l’Essonne Nicolas Dupont-Aignant, avec lequel le MPF souhaiterait entamer des négociations pour éviter le bouillon.

par mpf48sympathisant publié dans : Europe
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Mercredi 25 juin 2008

A quoi bon invoquer la démocratie si on croit que les électeurs ne voient pas ce qui crève les yeux ? Ce qui est en train de vider de son contenu la construction européenne, traité de Lisbonne ou pas, n'est pas un déficit de démocratie. Le problème inquiétant est que, lorsqu'on la met en pratique, on ne sait plus à quoi sert la démocratie. L'interprétation qui fut donnée il y a trois ans par tous les gouvernements européens - mais aussi par la grande majorité des médias - des référendums français et néerlandais qui enterrèrent le projet de Constitution en est la parfaite (et triste) illustration. La même cécité mentale est en train de se reproduire à propos de celui qui vient d'avoir lieu en Irlande.

 
LA CHRONIQUE DE PAUL FABRA (Les Echos, 20 juin 2008)

Le point commun des commentaires tant officiels que médiatiques est de se cantonner dans une analyse sociologique des votes. Cela conduit, sous prétexte d'objectivité, à introduire subrepticement une hiérarchie entre les électeurs. Exemple caricatural de cette dérive, les « nonistes » de tout poil étaient récemment présentés dans un grand journal du matin comme « l'addition des mécontents, aux motivations disparates et contradictoires ». Dans la même veine, on découvrirait (peut-être) que, parmi ceux qui font appel systématiquement au recours d'un psy, le vote négatif est plus fréquent que le vote positif. Quel qu'en soit par ailleurs l'intérêt, ces différentes grilles de lecture n'ont absolument rien à voir avec la nature du problème posé.

En participant à une consultation électorale, quelle qu'elle soit, les citoyens accomplissent un acte politique. La conscience politique est indépendante du niveau des connaissances et du positionnement dans la société. Jusqu'à une époque récente, elle était en France plus développée à gauche qu'à droite, dans le peuple que dans la bourgeoisie bien-pensante. L'exercice de la démocratie repose tout entier sur cette hypothèse : toute élection revenant à poser une question politique (comment conduire les affaires de la cité ?), il est supposé que l'électeur lui donnera une réponse politique. Feindre de confondre son jugement avec ses états d'âme est un déni de politique.

Le traité de Lisbonne est calqué sur feu le projet de Constitution. Où s'exercera la démocratie en Europe ? Le texte répond : partout ! Mais il se contredit. Quelques semaines avant sa mort, Raymond Barre déclarait en substance : au mieux, l'Europe formera une confédération d'Etats. Et si les peuples, quand l'occasion leur est donnée de s'exprimer sur le sujet, avaient déjà tranché dans ce sens ? Certains diront que les peuples sont en retard. Où sont les combattants d'arrière-garde ?

"Tout ce qui s'est fait de grand et de moins grands au sein de l'UE l'a été par consentement mutuel"

En quoi a consisté la relance du processus européen que Nicolas Sarkozy s'est attribuée, mais qui doit beaucoup à la diplomatie d'Angela Merkel ? Le « rapport d'information » présenté le 8 janvier de cette année à l'Assemblée nationale par le député UMP Pierre Lequiller en décrit bien l'esprit (pour mieux l'approuver). Le président de la délégation de l'Assemblée nationale pour l'Union européenne part de l'idée que, dans son état actuel (codifié par le traité de Nice du 11 décembre 2000), le système de décision est affecté d'une « excessive rigidité ». Comme il se doit à ce propos, le rapporteur dénonce à son tour ce qu'il appelle « l'exigence d'un très haut degré de consensus », laquelle, selon lui, « freine indéniablement l'Union et affadit ses actions au moment même où le besoin d'Europe devient criant et appelle des choix ambitieux et efficaces. Il n'est ainsi pas possible aujourd'hui d'avancer substantiellement vers une gestion commune de l'immigration dans un système qui fait tant de place à l'obstruction des moins volontaires ». Allusion à la part supposée trop grande accordée au principe de l'unanimité.

Pas besoin d'être du camp des souverainistes, ces rêveurs, pour mettre en doute l'alpha et l'oméga de la doctrine à dominante fédéraliste : par définition, toute extension du domaine où les décisions sont prises à la majorité qualifiée est une « avancée » dont on doit se réjouir. Outre le fait que l'électeur de base est ainsi appelé à se réjouir du recul de sa capacité d'influence (selon les cas, supprimée ou diluée), l'argument est entaché de contradictions. D'abord, tout ce qui s'est fait de grand et de moins grand au sein de l'UE l'a été par consentement mutuel. Le traité de Lisbonne le reconnaît à sa manière : le Conseil européen (chefs d'Etat et de gouvernement), l'organe d'impulsion, continuera à fonctionner sur la base du consensus. Ensuite, les pays qui risqueraient d'être mis en minorité sur les questions d'importance (l'immigration par exemple) ont déjà obtenu la clause d'« opting out ». Ils (Royaume-Uni, Danemark, etc.) ont obtenu une dérogation.

Dérisoire, mais dangereuse, apparaît la démarche qui a conduit (entre autres) Nicolas Sakozy à proposer un traité qu'il est le seul à qualifier de « simplifié ». Il a repris sans modifications (sauf, le cas échéant, pour les renforcer) les « remèdes efficaces et ambitieux » qui figuraient dans le projet de Constitution, en les présentant sous un autre nom de consonance moins constitutionnelle (le ministre des Affaires étrangères de l'Union est appelé « haut représentant »...). Le coup de force a consisté à supposer comme allant de soi que « les motifs de refus n'ont pas porté sur les institutions à proprement parler » (rapport Lequiller). Mais le coeur du projet de Constitution, c'était précisément des institutions centrales beaucoup plus puissantes, mais pas forcément plus ordonnées. L'Union sera pourvue non pas d'un mais de deux présidents : celui du Conseil européen et celui de la Commission). Le Parlement et la Commission seront installés en même temps pour cinq ans. Ils formeront un bloc de caractère fédéral, par construction en concurrence avec les autorités nationales. Tout cela se retrouve tel quel dans le traité de Lisbonne soumis à ratification.

Il est écrit dans le rapport déjà cité que « le Parlement européen devienne pleinement colégislateur n'a guère fait couler d'encre. Au fond l'architecture institutionnelle est, avec la Charte des droits fondamentaux, la partie de la Constitution qui a le moins fait l'objet de critiques et, par conséquent, de rejet [par le référendum de mai 2005] ». Seulement voilà, les électeurs lambda s'expriment non pas avec de l'encre, mais avec un bulletin déposé dans l'urne. Sur un point, ils ont pu être abusés : sur la charte. Les dispositions sur le « droit au mariage » sont dictées par le lobby homosexuel (gageons qu'il ne représente pas la majorité de cette minorité sexuelle). Il y est aussi question du « droit des enfants ». Quel recul de la civilisation. Depuis l'Antiquité, il était admis que les relations de parenté étaient régies non pas par le droit mais par l'amour.

Paul FABRA

  Source : Les Echos, 20 juin 2008

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Lundi 2 juin 2008

25 % de la population irlandaise est encore indécise quant à l'issue de son vote et la pression des élites sur le peuple irlandais est de plus en plus forte. Les gouvernants s'arrangent même discrètement avec Bruxelles afin que les projets qui pourraient dissuader les irlandais de voter « oui » ne soient pas divulgués avant le jour du referendum : directive santé,  projet d'harmonisation fiscale (alors que l'Irlande a la taxe sur les sociétés la plus basse d'Europe), livre blanc de la France sur la défense européenne etc. Le député européen Patrick Louis, nouveau secrétaire général du Mouvement Pour la France de Philippe de Villiers, a donc mis les bouchées doubles afin d'adresser aux Irlandais "de la part du premier peuple qui a dit "non", un encouragement fort et fraternel". Ainsi, le 28 mai, Patrick Louis tenait à Paris une conférence de presse en compagnie de ses collègues députés Dominique Souchet et Paul-Marie Coûteaux,  et aux côtés de l'une des leader du "non" irlandais, Mme Susan Philips, porte-parole de EU Reform, mouvement pour la réforme de l'Union européenne. Un peu plus tard, vers 19h, tous se rendaient devant l'Ambassade d'Irlande à Paris pour un "pique-nique européen pour un non irlandais" où s'étaient rassemblée une petite centaine de personnes. Le lendemain, 29 mai, jour du troisième anniversaire du "non" français, Paul-Marie Coûteaux conduisait une manifestation à Paris de Saint-Germain des Prés à l'Assemblée nationale pour faire du 29 mai "la fête nationale de la souveraineté", tandis que Patrick Louis se rendait à Dublin, accompagné de Christophe Beaudouin (juriste et coordinateur du mouvement pour le Nord Pas-de-Calais), à l'invitation de la députée Kathy Sinnott, l'une des principales porte-parole du « non » en Irlande, pour y tenir une réunion publique. Le secrétaire général du MPF a par ailleurs indiqué que son groupe parlementaire avait édité une brochure d'explication critique sur le traité de Lisbonne, envoyé aux quelques 2 millions de foyers Irlandais. Enfin, le Mouvement de Philippe de Villiers a lancé, à travers le dernier numéro de son mensuel "Pour la France" et sur son site, une lettre-pétition à destination des parlementaires, exigeant qu'ils n'abrogent pas le référendum constitutionnel obligatoire sur tout nouvel élargissement d'une part, et de cesser de voter, chaque année, les crédits de préadhésion de la Turquie dans le projet de loi de finances, d'autre part. 

Source: Observatoire de l'Europe 

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Lundi 2 juin 2008
Lu sur le blog de Jean Quatremer , qui rapporte une rencontre "off" sur l'UE à l'Elysée : "Ce qui m'a le plus frappé, c'est le fait que, contrairement à Jacques Chirac, Sarkozy a toujours mis en avant l'intérêt européen et a évité de parler de l'intérêt de la France..." Il ne manquerait plus que ça en effet ! "Une véritable rupture, de ce point de vue" ajoute avec délice le correspondant de Libé à Bruxelles, visiblement sous le charme de ce président si peu soucieux de défendre le pays qui l'a élu : "À plusieurs reprises, il a trouvé des accents mitterrandiens. Par exemple, sur le paquet «lutte contre le changement climatique» : « il faut prendre ce paquet tel qu'il est, même s'il ne fait pas les affaires de la France. Si on commence à entrer dans une négociation point par point, c'est fini ». Il est vrai que si l'on commence à demander au Président de la République de défendre les intérêts de la France, ou va-t-on...?! On suppose qu'il a raisonné de la même manière au sujet du Traité de Lisbonne qui recycle la Constitution européenne rejetée il y a trois ans. Mais on allait quand même pas "entrer dans une négociation point par point" !

Sources: Observatoire de l"Europe
par mpf48sympathisant publié dans : Europe
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