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Jeudi 6 octobre 2005

05/10/2005
Philippe de Villiers: Je ne veux pas d'une Europe turque !

>---Que vous inspire l'accord survenu lundi soir à Bruxelles ?

Le gouvernement français a capitulé, contrairement au gouvernement autrichien qui a essayé d'empêcher cet accord. L'Europe est morte car ce n'est pas la Turquie qui a cherché à adhérer à l'Union européenne mais l'Union européenne qui a adhéré aux conditions de la Turquie. Elle ne voulait pas de partenariat privilégié, elle ne voulait pas de la reconnaissance de Chypre, et elle ne voulait pas un mot sur le génocide arménien... Eh bien, elle a tout obtenu.

>---Elle a cependant dix ans, voire plus, pour faire ses preuves...

Les dix ans qui viennent nous font entrer dans un processus quasi automatique. Or il est plus facile de rompre des fiançailles qu'un mariage.

>---Les Français devront s'exprimer par référendum au terme du processus. N'est-ce pas une garantie ?

Le vrai référendum a eu lieu le 29 mai. Les Français ont dit non à la Constitution européenne en partie à cause de la Turquie. Imaginez qu'on laisse espérer les Turcs pendant dix ans et qu'au bout du compte un seul pays dise non. C'est politiquement et diplomatiquement explosif

>---Quelle est la raison principale pour s'opposer à l'adhésion d'Ankara ?

Le critère est historique, géographique et culturel. En intégrant la Turquie, l'Europe se chargera de problèmes supplémentaires d'immigration et de délocalisation qu'elle n'est déjà pas capable d'affronter aujourd'hui. Sans oublier qu'en appliquant les règles de décision actuelles au sein de l'UE, la Turquie serait le pays qui aurait le plus de députés !

>---Vous êtes candidat à la présidentielle de 2007. Quel discours tiendrez-vous sur la Turquie ?

Ma première décision, si je suis élu, sera d'interrompre le processus de négociation avec la Turquie. Si elle entre dans l'Europe, la France quittera l'Union européenne. Mieux vaut la vie que la mort ! Je ne veux pas d'une Europe turque.

( Sources: http://www.mpf-villiers.com/)

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Jeudi 6 octobre 2005

28/09/2005
Intervention de Philippe de VILLIERS au Parlement européen

Philippe de Villiers (IND/DEM).
– Monsieur le Président, je demande l'annulation pure et simple de la négociation qui doit commencer le 3 octobre prochain. Je demande au gouvernement français de brandir le 3 octobre prochain au matin le veto de la France et de quitter la table de la négociation. Si la négociation commence le 3 octobre prochain, le processus sera difficilement réversible et l'Europe prendra deux risques: le premier, de se déshonorer en négociant avec un pays qui refuse de reconnaître l'un des États membres de l'Union européenne. Le deuxième, celui de se dissoudre. L'Union européenne n'est pas capable aujourd'hui, hélas, de résoudre ses problèmes, notamment, de délocalisation et d'immigration. Elle se chargerait ainsi de problèmes supplémentaires en matière de délocalisation et d'immigration. C'est la raison pour laquelle j'invite les uns et les autres à avoir une position claire et je m'adresse à M. Cohn-Bendit, qui a interpellé les sceptiques sur la question de la Turquie. Je lui pose la question suivante: Monsieur Cohn-Bendit, êtes-vous du côté des Turcs qui continuent à nier le génocide arménien?

(Sources:http://www.mpf-villiers.com/)

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Jeudi 6 octobre 2005

05/10/2005
Loi d'orientation agricole

La loi d’orientation agricole pourrait porter un autre nom, la loi de mise à mort de l’agriculture française.

Il est symptomatique que le point principal soit de mettre les agriculteurs en vacances une partie de l’année et une autre partie de l’année de les mettre sous perfusion.

La loi entérine les sinistres décisions de l’OMC et de la commission de Bruxelles qui ont transformé le statut des agriculteurs en abandonnant les principes de la préférence européenne.

Philippe de Villiers réclame une nouvelle négociation pour un nouveau marché commun agricole. La loi de mise à mort de l’agriculture française proposée au vote des Députés considère les agriculteurs comme des producteurs de formulaire, il faudra les considérer demain comme des entrepreneurs.

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Mardi 4 octobre 2005

Ce mardi noir fut celui du désordre et du désarroi.

Le désordre pour beaucoup de Français qui n¹ont pas pu aller travailler et le désarroi pour les Français qui souffrent et qui ont sous les yeux le triste spectacle d' hommes politiques affairés à leurs querelles alors même qu'ils laissent s'amplifier les problèmes de délocalisations, d'immigration et de pouvoir d¹achat.

Il ne peut pas y avoir de retour à la prospérité dans un pays qui ne croit pas en lui-même.


Philippe de VILLIERS
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Lundi 3 octobre 2005
"Une erreur colossale"
Interview de Philippe de Villiers parue dans Le Parisien le 3 octobre 2005
 
 
Le Parisien.- Pour quelles raisons, selon vous, ne faut-il pas ouvrir les négociations d'adhésion avec la Turquie ?
Philippe de Villiers.- Car ce pays n'est européen ni par sa géographie, ni par son histoire, ni par sa culture. Le fossé entre la Turquie et nous est immense. Des exemples ? Là-bas, 70 % des femmes sont voilées, l'économie souterraine représente 50 % du PIB total. Si la Turquie entre dans l'Europe, on assistera à un formidable chassé-croisé. Ce pays attirera nos usines à cause du différentiel du coût de la main-d'oeuvre. Et le différentiel de niveau de vie préparera la grande transhumance des Turcs vers l'éden européen.
 
Le Parisien.- N'a-t-on pas beaucoup trop promis aux Turcs depuis 1963 ?
Philippe de Villiers.- Tous les partis au pouvoir depuis quarante ans, à gauche comme à droite, sont coupables. Ouvrir les négociations avec la Turquie est une erreur colossale. Le processus sera ensuite très difficile à inverser. Il faut fermer la porte aux Turcs maintenant et arrêter de leur faire croire n'importe quoi.
 
Le Parisien.- Les Français seront consultés par référendum si les négociations d'adhésion aboutissent...
Philippe de Villiers.- Le peuple s'est déjà exprimé le 29 mai. Il a dit non à la Constitution européenne et non à la Turquie. C'est une forfaiture de la part de Jacques Chirac et de ceux qui le soutiennent de ne pas tenir compte du verdict des urnes. Quant aux enquêtes d'opinion, elles parlent d'elles-mêmes : 70 % des Français sont contre l'intégration de la Turquie.
 
Le Parisien.- La question turque fera-t-elle partie du débat présidentiel en 2007 ?
Philippe de Villiers.- Oui. Ce sera même un des éléments phares de la campagne. Le président élu dans deux ans devra stopper immédiatement les négociations et faire comprendre aux autres pays membres que si la Turquie adhère, alors, c'est la France qui quittera l'Union européenne.
 
 
Propos recueillis par Frédéric Gerschel
 
( Sources: Le Parisien et http://www.mpf-villiers.com/)
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