Le dernier tract du Mouvement Pour la France

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Le dernier tract du Mouvement Pour la France

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Un an après, que reste-t-il de notre victoire au référendum du 29 mai ? Manifestement, le peuple français n’a été ni compris ni même entendu. Le chef de l’Etat n’a répondu en aucune manière au vote de défiance qui s’était exprimé massivement sur «le contexte» certes mais aussi, rappelons-le, sur le texte même du Traité. En votant Non à 55 %, les Français l’avait pourtant mandaté pour négocier avec nos partenaires européens une autre Europe : une Europe européenne, c’est-à-dire sans la Turquie ; une Europe démocratique, dirigée par les peuples et non par les commissaires européens ; une Europe de la coopération libre entre Etats souverains. C’étaient les trois piliers du plan B que nous proposions au cours de la campagne. Ils sont plus que jamais d’actualité.
La bataille sur la “Constitution” est devant nous.
La victoire du Non fut celle du peuple français tout entier : les partisans du oui tentèrent bien d’essayer de semer la division entre « non de droite » et « non de gauche », mais en pure perte. Parce que cette dialectique était fausse. Ce que résuma avec une grande clairvoyance Eric Zemmour du Figaro dans un article paru au lendemain du 29 mai : « Le non de droite, écrivait-il, fut le passager clandestin du non de gauche. Planqué dans la soute, il voyageait à l’œil. Le non de gauche évoquait les délocalisations, les excès du libre-échangisme mondial, les plombiers polonais et les chemises chinoises. Sans le dire, il parlait de frontières, de protectionnisme, d’autorité et d’utilité des vieux Etats-nations. Il faisait du souverainisme comme Monsieur Jourdain faisait de la prose. » Le 29 mai, par-delà les étiquettes partisanes - selon l’Institut Ifop, sur les 15,5 millions de Français qui votèrent non, 8,5 étaient de gauche, 7 de droite - les Français communièrent aux vieilles valeurs que les élites voulaient leur faire abandonner…
Un an après, rien n’a changé. Tant du côté de ceux qui ont voté non que de celui des élites. Un sondage récent publié par Libération le démontre : 99 % des Français qui ont voté non ne regrettent pas leur geste. Mais ils sont aussi 80 % a considérer que la victoire du non n’a pas orienté la politique européenne. Ce n’est pas faute de le vouloir, mais les élites persistent hélas dans l’européisme. Les Français qui ont voté doivent comprendre que la bataille du référendum sur la Constitution européenne n’est pas derrière nous mais devant nous. Que ni les commissaires européens ni les responsables politiques qui firent campagne pour le oui n’ont abandonné l’idée d’une «Constitution européenne». Et qu’ils ont bien l’intention de l’imposer un jour où l’autre. Il suffit pour s’en convaincre d’écouter Nicolas Sarkozy : le ministre de l’Intérieur proposait en janvier dernier que le moment venu, la «Constitution européenne fasse l’objet d’une approbation par le Parlement». Qu’en conclure, sinon que la question européenne sera au cœur de l’élection présidentielle ? Sans doute sera-t-elle passée sous silence par la classe politique et les élites médiatiques pour ne pas effrayer l’électeur. Mais elle sera dans toutes les têtes.
C’est une des raisons de mon combat. Je veux proposer aux Français qui souffrent de l’incertitude et de la perte des repères essentiels, le patriotisme populaire pour redonner un visage à la France. Pour rendre aux Français leur souveraineté et, parce que l’une ne va pas sans l’autre, leur identité.
Philippe de VILLIERS
Président du Mouvement Pour la France
Guillaume PELTIER était l'invité de l'édition régionale France 3 - Centre le 09 juin 2006 à 19h00. Pour regarder ce journal télévisé, veuillez cliquer sur la photographie ci-dessous et selectionner le 09 juin. La prestation de Guillaume PELTIER se situe au milieu de l'émission.
PARIS, 8 juin 2006 (AFP) - Philippe de Villiers, président du Mouvement pour la France, a affirmé que le bilan du ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy était "accablant" en matière de sécurité.
"C'est un bilan accablant. Nicolas Sarkozy ne traite pas les causes mais simplement certains effets" de la délinquance, a affirmé M. de Villiers lors de l'émission Questions d'info, de la LCP Assemblée/Le Monde/France Info.
Selon lui, "la cause des causes" de l'insécurité en France, "c'est l'immigration, notamment l'immigration clandestine".
"Or, que fait M. Sarkozy ? Il régularise les sans-papiers, provoquant ainsi symboliquement un appel d'air pour tous les migrants de la planète", a-t-il dit en faisant allusion aux enfants scolarisés et à leurs familles sans-papiers qui pourront désormais être légalisés, "au cas par cas".
Pour M. de Villiers, "la société que prépare le candidat Sarkozy (ndlr: à l'élection présidentielle de 2007), c'est une société d'insécurité parce que M. Sarkozy ne croit qu'à la société multiculturelle, et la société multiculturelle, elle est multiconflictuelle".
"Ce que dit M. Sarkozy, c'est de la com, c'est du marketing", a-t-il également estimé.
(Sources: MPF )
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