"Persuadé que "cette affaire produit toute seule du "hors-système"" - ce terrain qu'il dispute au président du Front national, Jean-Marie Le Pen, dans la perspective de l'élection présidentielle - le député européen estime qu'il est inutile d'en "rajouter". Inutile, voire dangereux : observant, au travers du cas du juge Renaud Van Ruymbeke, ce "système qui pourrit jusqu'à ceux qui voudraient le sauver", le président du Mouvement pour la France (MPF) en a tiré la conclusion que "tous ceux qui abordent l'affaire Clearstream en sont éclaboussés". Pour en donner une version plus imagée, M. de Villiers livre ce "dicton" emprunté, dit-il, à sa grand-mère vendéenne : "Quand tu rentres dans le têt à gorets (la porcherie), tu ressors plein de merde."
"VRAIE MOTION DE CENSURE"
"On n'est pas là pour soutenir la droite ni pour être les supplétifs de la gauche", précise-t-il, en indiquant que s'il avait pu déposer une motion de censure, elle aurait été dirigée "contre toute la classe politique". Ce souci affiché de "renvoyer dos à dos la droite et la gauche" se double d'une préoccupation tactique. Affirmant qu'une partie des électeurs UMP est "en train" de le rejoindre, M. de Villiers ne veut pas se montrer "trop maladroit et cassant" à leur égard. Les deux députés du MPF, Véronique Besse et Joël Sarlot, n'ont pas participé au vote de la motion. Selon Mme Besse, "la vraie motion de censure, ce sera en avril 2007", lors de l'élection présidentielle.
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