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Tout d'abord ce site n'est pas un site officiel du MPF (Mouvement pour la France) de Philippe de Villiers. Le détenteur de ce blog n'a reçu aucune autorisation pour parler ou se prononcer au nom du MPF. Les propos tenus n'engagent que le responsable du blog.

Il a été créé par un simple sympathisant de la Lozère, afin de faire connaître les idées et le programme de ce mouvement.

 


 

   

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Jeudi 3 avril 2008

C’est le principal enseignement de ces élections cantonales et municipales : de scrutin en scrutin, la France vit au rythme d’un perpétuel mouvement de balancier qui balaie le pays tantôt à droite, tantôt à gauche, chaque nouvelle élection venant, sauf en de rares endroits, contredire le résultat de la précédente.
Après moins d’un an, la vague rose succède ainsi à la vague bleue, le Président de la République subit un sérieux contrecoup et la gauche, sans pourtant rien avoir renouvelé de son discours ni de ses cadres, revient en force.
C’est Le Monde qui l’écrit dans son édition du 18 mars : « le villiérisme se sort plutôt bien de ces municipales ». Et avec lui, c’est un modèle de développement local qui est en train de s’exporter et de faire la preuve de son succès. A sa source, bien entendu, la Vendée.
On ne présente plus le modèle vendéen et ses innombrables réussites. Et bonne nouvelle, ce modèle une nouvelle fois plébiscité par les Vendéens, a encore de beaux jours devant lui.
Le modèle vendéen, plus pertinent que jamais.
Alors que la moitié des conseillers généraux remettaient leur mandat en jeu, 12 membres de la majorité départementale ont été réélus dès le premier tour, avec un record à près de 80% pour Philippe de Villiers et son premier vice-président Bruno Retailleau, tandis que 2 des 3 autres candidats de la majorité départementale en lice ont obtenu sans difficulté leur siège au deuxième tour. C’est ainsi toute l’équipe départementale qui se voit confortée dans son action au service des Vendéens. Sur le
front des élections municipales, l’ensemble des élus MPF est réélu.
Le MPF étend son influence notamment dans le Vaucluse Marie Claude Bompard devient maire de la ville de Bollène, dans le Vaucluse, dont elle
est aussi réélue conseillère générale. Cette victoire est, avec la réélection dès le premier tour de Jacques Bompard à Orange, le signe d’une implantation de nos élus dans le Vaucluse.
Dominique Malézieux est quant à lui réélu dans sa commune du Mériot dans l’Aube, et Gérard Pierre a mené sa liste à la victoire à Plouharnel dans le Morbihan.
En ce qui concerne les conseillers municipaux, en plus des sortants pour beaucoup réélus comme Jean-François Corbière à Béziers ou Joëlle Martinaux à Nice, de nouvelles recrues font leur entrée dans les conseils municipaux : Sophie Mevel à Brest, Patricia Rio à Nantes, Thomas Quentin à Orléans, Patrick Daviaud à Saumur, Christophe Girard à Vénissieux, ou encore Jeanne d’Anglejean et Patrick Louis à Lyon.
Au final, le MPF compte près d’une trentaine d’élus dans les villes de plus de 5 000 habitants, et étend son réseau dans les zones rurales. Autant d’implantations qui permettront aux élus MPF, au plus proche du terrain, de faire la démonstration de leur capacité à mettre en oeuvre une authentique politique au service de tous.

Les 11 meilleurs scores des listes MPF

Listes élues
• Orange : Jacques Bompard, 61%
• Chauffailles : Marie Christine Bignon, 61%
• Bollène : Marie Claude Bompard, 47,9 %

Elus d’opposition
• Saint Claude : Jean Louis Millet 49,9%
• Mamers : Cécile Bayle de Jessé 14,7%
• Loos : Jacques Bourrez 21,7%
• Vénissieux : Christophe Girard 18,2 %
• Riorges : Christophe Beaudoin 33,07%

Non élus
• Bergerac : Léon Pierre Durin, 11,7%
• Saint Xandre, Serge Lavaud, 8,5 %
• Tours : Guillaume Peltier, 8,4 %

Elus des villes de plus de 5000 habitants
• Joëlle Martineau, Maire-adjoint de Nice (350 000 hbts)
• Alain Malet et Jean Jacques Bourzeix, conseillers municipaux de Chartres (40 000
hbts)
• Sophie Mevel, conseiller municipal d’opposition à Brest (145 000 hbts)
• Marc Taulelle, Maire-adjoint de Nîmes (145 000 hbts)
• Cédric Durand, conseiller municipal d’opposition de Beaucaire (14 000 hbts)
• Jean François Corbière, Maire-adjoint de Béziers (70 000 hbts)
• Thomas Quentin, conseiller municipal d’Orléans (113 000 hbts)
• Patrick Daviaud, conseiller municipal à Saumur (30 000 hbts)
• Hervé Hocquet, conseiller municipal de Saint Avold (17 000 hbts)
• Jacques Bourrez, conseiller municipal de Loos (21 000 hbts)
• Marie France Gibout, conseiller municipal de Compiègne (42 000 hbts)
• Eric Mardyla, conseiller municipal de Beauvais (54 000 hbts)
• Andrée Chenuaud, conseiller municipal de Tarbes (46 000 hbts)
• Pierre Parat, Maire-adjoint de Perpignan (117 000 hbts)
• Jeanne d’Anglejan, et Christophe Limousin conseillers d’arrondissement de Lyon
(2ème)
• Patrick Louis, conseiller d’arrondissement de Lyon (6ème)
• Patrice Buffet, Maire-adjoint de Castres (44 000 hbts)
Maires MPF et apparentés
• Dominique Malézieux, Maire du Mériot
• Marie Christine Bignon, Maire de Chauffailles
• Jacques Bompard, Maire d’Orange
• Marie Claude Bompard, Maire de Bollène
• Gérard Pierre, Maire de Plouharnel

CANTONALES
• Jacques Bompard, Orange- Ouest : 59,6 % au 2ème tour REELU
• Marie-Christine Bignon, Chauffailles : 59,5 % au 2ème tour ELUE
• Jean Louis Millet, Saint Claude : 43 % au 2ème tour
• Michel Terral, CG sortant, Ballon : 42,5 % au 2ème tour BATTU
• Isabelle Létrillart, Soisson Nord : 40,1% au 2ème tour
• Christophe Girard, Vénissieux- Nord : 29,1% au 2ème tour
• Guillaume Peltier, Val du Cher : 21,8% (11% pour le candidat UMP)
• René Tollemer, Caraman: 17,7%
• Pierre Fournié, les Cabannes : 13,5%
• Emmanuel Houdus, Antrain : 12,7%
• Alain Rousseau, Ploudiry : 12,5%
• Yannick Le Moing, Rennes Sud Ouest : 12,5%
• Bernard Tesquet, Nailloux : 12,3%
• Robert Duffau, Rabastens-de-Bigorre : 9,2%

par mpf48sympathisant publié dans : Communiqués
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Jeudi 3 avril 2008

Article de Cécilia Gabizon du Figaro en date du 03.04.2008 :

L'Association nationale des directeurs des ressources humaines s'est saisie du problème des revendications religieuses au travail.

Un matin, Hamid a décidé qu'il ne pousserait plus le chariot contenant les fioles d'alcool destinées aux avions : «C'était contre sa religion.» En invoquant l'islam, cet employé intérimaire de l'Aéroport de Paris a mis la direction du service en émoi. Fallait-il céder au nom de la «tolérance religieuse», se plonger dans les sourates pour vérifier la validité des revendications ? Ou s'insurger de cette demande farfelue ?

L'anecdote reflète le malaise croissant autour des manifestations religieuses dans les entreprises. Surtout lorsqu'elles se présentent sous les habits de l'islam. De grandes entreprises comme L'Oréal, Gaz de France, Total, Vinci participent depuis un an à un groupe de travail organisé par l'association Dynamique Diversité, sous la houlette de Dounia Bouzar, anthropologue spécialiste du radicalisme religieux. Tandis que l'Association des directeurs de ressources humaines (ANDRH), qui rassemble l'élite des entreprises françaises, abordera le sujet cet après-midi à Sciences Po Paris.

Jusqu'alors, les entreprises rechignaient à exposer leurs petites affaires religieuses. Mais la pression monte. Beaucoup de structures ont aménagé temps de travail et jour de congé pour dissiper les conflits. Ainsi l'Aïd-el-Kebir, la plus importante fête mu­sulmane, est souvent accordée sous la forme d'autorisation d'ab­sence. Une tolérance plus qu'une règle qui évite à l'employé d'entamer ses congés. L'industrie automobile, qui comptait de nombreux immigrés, a aménagé des salles de prières dans certains ateliers depuis les grandes grèves des années 1970, notamment dans les usines Renault de Flins et Boulogne. Les rotations prennent parfois en considération l'heure des prières et souvent le ramadan. PSA a la même politique. Le BTP «module l'organisation de certains chantiers», reconnaît Patrick Plein, directeur du développement des ressources hu­maines chez Vinci.

 

La mixité parfois contestée

 

La grande distribution adapte à son tour les horaires de travail des caissières lors du mois de ramadan pour éviter les baisses de rendement et leur permettre de rompre le jeûne… sans abandonner leur poste. «On n'a pas le choix», résumait, en 2007, un responsable du service caisse du Géant d'Argenteuil.

Le phénomène s'étend, parfois porté par de vrais idéologues, qui imposent insidieusement des pratiques collectives, comme la prière et le halal, là où les employés issus de familles musulmanes sont nombreux. La mixité est parfois contestée, comme dans ce centre d'appels, sous-traitant de SFR. Un certain Mounir y pratiquait un prosélytisme voyant et refusait les ordres de son chef, qui était une femme, sans que personne n'intervienne. Ces cas restent isolés mais «la peur qui entoure l'islam induit des comportements irraisonnés de la part des recruteurs et des managers», résume Aline Crépin, responsable diversité chez Randstad, une société d'intérim. Lorsqu'un de ses serveurs, après un séjour à l'étranger, n'a plus voulu servir les femmes, un grand groupe de restauration a ainsi appelé à l'aide l'Institut de mécénat social (IMS) pour savoir comment réagir ! «Ils vont probablement le licencier, mais ils hésitaient», relate le responsable diversité de l'IMS, Benjamin Blavier. «Les DRH craignent d'être considérés comme racistes et d'avoir des procès», poursuit Patrick Plein de Vinci. «Ils préfèrent parfois ne rien faire.» Les nouvelles demandes se concentrent sur la nourriture et l'apparence. Le halal et parfois le cacher sont des sujets de dispute à la cantine. Certaines entreprises proposent maintenant un plat végétarien. Les recruteurs sont déstabilisés par la multiplication des candidates voilées.

 

«Désislamiser les problématiques»

 

L'Oréal a récemment embauché une jeune femme diplômée d'une école de commerce, voilée, pour un poste à responsabilité dans la gestion. «Le sujet reste sensible», reconnaît-on à la direction. Des responsables du personnel s'en sont émus, tandis que des salariés du même site ont demandé à porter le voile. Sollicitée comme experte, Dounia Bouzar a trouvé Mona «taillée pour le poste, avec l'esprit de l'entreprise». «Les entreprises doivent montrer qu'elles font des efforts», analyse de son côté Michel Mine, spécialiste du droit social européen au Cnam. Les licenciements de femmes voilées ont été validés si un consensus avait été recherché au préalable. «Les responsables doivent accepter les aménagements, halal et même le port du foulard, qui ne nuisent pas à l'activité», assure le juriste.

C'est, semble-t-il, la tendance des prochaines années. Mais certains DRH comme Aline Crépin insistent pour «désislamiser les problématiques» : «Si Jean-Jacques avait refusé de transporter des bonbons durant le carême, il aurait reçu un avertissement !»

par mpf48sympathisant publié dans : mpf48sympathisant
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Mercredi 2 avril 2008
L’avant-projet de loi sur la réforme des institutions, qui a été transmis au Conseil d’Etat pour avis le 19 mars dernier, contient un article prévoyant la suppression du référendum obligatoire avant l’entrée de tout nouveau pays dans l’Union européenne. Le « verrou référendaire », qualificatif donné par le secrétaire d’Etat aux Affaires européennes Jean-Pierre Jouyet à l’article 88-5 de la Constitution française, devrait bientôt sauter. Cet article du Titre XV de la Constitution stipule que « tout projet de loi autorisant la ratification d'un traité relatif à l'adhésion d'un Etat à l'Union européenne et aux Communautés européennes est soumis au référendum par le Président de la République.»  Traduction : les Français n’auront plus le dernier mot pour toute nouvelle adhésion à l’Union européenne. Et spécialement pour l’adhésion turque … Introduite en 2005 à l’initiative de Jacques Chirac, cette disposition avait pour objectif premier d’écarter la question de l’adhésion turque du débat sur la ratification de la Constitution européenne. Elle permettait ainsi d’apaiser les Français en leur promettant qu’ils décideraient en dernier ressort sur le sujet. Le dernier mot appartiendra bientôt au chef de l’Etat qui pourra toujours choisir de faire ratifier le traité d’adhésion par le Parlement ou par référendum, ainsi que le stipule la Constitution. Le projet de loi devrait être présenté en Conseil des ministres dès le 23 avril pour un examen à l’Assemblée nationale à partir du 20 mai, a annoncé le secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement, Roger Karoutchi. Le Congrès devrait, lui, se réunir le 7 juillet. Pour la deuxième fois en 2008 et pour la 24ème fois depuis 1958, la Constitution française sera modifiée.

Observatoire de l'Europe
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Mercredi 2 avril 2008

Dans son fonctionnement même, l'Europe institutionnelle rompt avec le fabuleux serment voltairien à la base du postulat démocratique : "Je ne suis pas d'accord avec un mot de ce que vous dites, mais je me battrai jusqu'à la mort pour votre droit de le dire." Voici les alter-européens eux-mêmes victimes de ce qu'ils dénonçaient en refusant la Constitution européenne en 2005, son recyclage dans le traité de Lisbonne en 2007 et en osant simultanément appeler à des référendums : la dissolution de la démocratie sous l'effet de l'intégration européenne.

 

"Non, il n'y pas de conspiration contre vous !" lance, moqueur, l'eurodéputé Richard Corbett, à ses collègues eurocritiques de la commission des affaires constitutionnelles, ce lundi 31 mars à Bruxelles. Il a raison : ce qui caractérise une conspiration, c'est le secret. Or, la machine de guerre lancée par les européistes contre tous ceux qui pensent autrement n'a rien de confidentiel. Elle oeuvre au grand jour, et M. Corbett en sait quelque chose puisque c'est lui qui est en charge de préparer une énième réforme du règlement intérieur du Parlement européen, dont l'effet sinon l'objet est la disparition pure et simple des "petits groupes" parlementaires.

Il faut aujourd'hui au moins 20 députés européens issus de 6 Etats-membres différents pour constituer un groupe politique au Parlement européen, de sorte que l'addition de ces parlementaires "représente" virtuellement...plus de 13 millions d'habitants. Dans un parlement multinational tel que celui-là, le seul du monde, il n'est pas surprenant en effet que le nombre de forces politiques soit par définition bien plus élevé que dans un parlement national. Jugeant qu'un tel ratio est encore insuffisant et que ledit Parlement, bien que conçu pour 495 millions d'habitants de 27 nations différentes, le projet de révision du règlement envisage de faire grimper le seuil de constitution des groupes à 30 députés issus de 7 pays différents. L'application de cette nouvelle règle à la configuration politique actuelle conduirait mécaniquement à l'exclusion de dizaines de députés européens de tout groupe, le nombre de "non-inscrits" ou "zone grise" (dans le jargon de la Commission des affaires constitutionnelle) s'étendant considérablement. En particulier, elle conduirait à la disparition pure et simple du groupe Indépendance et Démocratie, qui compte aujourd'hui 24 membres, ainsi qu'à l'extension Comme par hasard, ce groupe parlementaire est le seul groupe eurocritique du Parlement européen, c'est à dire hostile à toute Constitution européenne fût-elle rebaptisée "Traité de Lisbonne".

Cette réforme qui s'appliquerait au lendemain des élections européennes de 2009 est la dernière en date d'une série de charges menées à l'encontre des "eurosceptiques" et partisans de l'"autre Europe". En effet, il y a un mois, le Parlement européen modifiait déjà son règlement intérieur pour permettre à son président de refuser une demande de vote par appel nominal (le sens du vote de chaque député est enregistré et public) lorsqu'elle a manifestement pour but de faire "obstruction", notion extrêmement vague qui laisse à l'évidence libre cours à la subjectivité du Président. Au même moment, la Présidence du Parlement européen infligeait à plusieurs eurodéputés une sanction indemnitaire pour s'être exclamés et avoir brandi des panneaux "Référendum!" au cours de la séance de proclamation de la Charte des droits fondamentaux annexée au Traité de Lisbonne, le 12 décembre dernier. 
L'on pourrait ainsi poursuivre la liste, en rappelant également la réforme des modes de scrutin pour l'élection européenne de 2004.   Réalisée à la hâte en France par une loi du 9 avril 2003, cette révision du mode de scrutin a brisé l'effet proportionnel par un mode de calcul et un curieux découpage du territoire français en 8 circonscriptions électorales dont la pertinence est douteuse. A titre d'exemple, la liste Villiers-Pasqua avec 13,05% en 1999 obtenait 13 députés. Après cette dénationalisation du scrutin et de la campagne, les listes Villiers en 2004 totalisaient en moyenne nationale 6,83% et n'obtenaient que 3 députés. Si "la qualité démocratique d'un Parlement se mesure à la place qu'il fait à la minorité", alors il faut prendre conscience que la rare instance élue de l'Union européenne est bien décidé à réduire, dans tous les sens du terme - en nombre et en moyens - la minorité parlementaire qui a "l'indécence" de s'y faire élire sur la promesse de "changer l'Europe".

Force est de constater que dans son fonctionnement même l'Europe de 2008 rompt avec le fabuleux serment voltairien à la base du postulat démocratique : "Je ne suis pas d'accord avec un mot de ce que vous dites, mais je me battrai jusqu'à la mort pour votre droit de le dire."  Voici donc les alter-européens eux-mêmes victimes de ce qu'ils dénonçaient en refusant la Constitution européenne en 2005, son recyclage dans le traité de Lisbonne en 2007 et en osant simultanément appeler à des référendums : la dissolution de la démocratie sous l'effet de l'intégration européenne. A eux d'être capables de s'organiser intelligemment, par delà leurs nuances politiques qui apparaissent bien secondaires, pour aller défendre le plus grand bien qu'ils ont en commun et clairement menacé : la démocratie.

CB

Observatoire de l'Europe
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Mercredi 2 avril 2008


Lors du débat organisé le 26 mars à Bruxelles sur la situation au Tibet, le député Patrick Louis, s'exprimant au nom de la délégation MPF au Parlement européen, a fustigé le Ministre des affaires étrangères Bernard Kouchner en s'interrogeant carrément sur le point de savoir s'il était toujours "digne de parler au nom du pays des droits de l'Homme ?". Puis, soulignant le "deux poids - deux mesures" des diplomaties européennes vis à vis du Tibet d'une part, du Kosovo d'autre part, il a conclu par un très gaullien "vive le Tibet libre ! vive le monde des nations libres !"

"Monsieur le Président,
Mes chers Collègues,

Depuis quelques heures, la propagande officielle chinoise fait état de son "contrôle retrouvé" sur la situation au Tibet. On le sait, ces déclarations cachent une répression sanglante.

La réaction des autorités européennes nous révolte doublement.

1°) Si l'on doit se féliciter du haussement de ton du Président Sarkozy qui n'exclut pas un boycott de la cérémonie d'ouverture des Jeux Olympiques, l'attitude de son Ministre des affaires étrangères est plus que douteuse.

Bernard Kouchner n'a en effet cessé d'employer l'expression "nos amis chinois". Sait-il que cette dictature sanglante écrase les libertés fondamentales et l'identité nationale tibétaine ? Connait-il le nombre de prisonniers politiques, dont le plus jeune du monde, le Panchem Lama ?

On en vient à se poser la question : est-il encore digne de parler au nom du pays des droits de l'Homme ?

Depuis la dynastie Han, les Chinois sont persuadés de leur supériorité sur le reste du monde.
La justification communiste n'a fait qu'exacerber cette attitude en prônant une idéologie qui permet d'étouffer toutes les revendications individuelles et sociales, a fortiori nationales.

En Asie comme en Europe, la tentation impériale et l'ethnicisme sont bien les ennemis de la nation.

2°) D'où notre seconde révolte : quel attentisme coupable des dirigeants européens face à la crise tibétaine, eux qui sans réfléchir reconnaissaient il y a quelques semaines l'indépendance du Kosovo !

En imposant l’indépendance pure, simple et immédiate de cette province serbe, sur le territoire de laquelle se trouve le berceau historique et spirituel de la Serbie, Européens et Américains ont pris le risque de déclencher de redoutables réactions en chaîne et de développer une politique internationale incohérente.

Du Kosovo au Tibet, nous assistons à un intolérable deux poids-deux mesures, destructeur de la confiance de l'opinion dans l'action diplomatique.

Au mépris des héritages et traditions nationales, sans traitement équitable des droits des peuples, nous courons le risque de voir nos proclamations sur les droits de l'homme devenir des incantations et se vider de leurs sens.

Alors osons le proclamer : vive le Tibet libre ! vive l'Europe des Nations libres ! vive un monde de Nations libres !"

par mpf48sympathisant publié dans : mpf48sympathisant
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