En déplacement hier à Brive en Corrèze, Philippe de Villiers «a décliné, au cours d’une réunion publique, les principaux points de son programme» (La Montagne, 19.10). «Il prône «une ruralité vivante plutôt que les techno-parisiens», «la suppression des 35 heures pour relancer le pouvoir d'achat», «la famille plutôt que le mariage homosexuel», «la tolérance zéro plutôt que le laxisme généralisé», «une école tournée vers le mérite et l'effort plutôt qu'une Education nationale kidnappée par les syndicats». Le tout dans un cadre politique : «la France, à condition qu'on lui restitue les attributs de sa souveraineté actuellement dispersés à Bruxelles où sont faites les lois».
Ayant constaté que les Français étaient demandeurs «d'autorité et de protection», le leader du MPF, «alternative des patriotes» pense que la campagne présidentielle va se jouer sur les thèmes de la sécurité, de l'immigration et de la délocalisation. Enfin, sur la question des sans-papiers, le leader politique a une position radicale : «pas de droits pour ceux qui ne respectent pas le droit. Une vraie politique de l'immigration est celle d'une immigration zéro guidée par deux principes : la générosité en amont dans les pays de misère et la fermeté en aval. Que la nationalité ne soit plus automatique !» Interrogé sur ses concurrents dans la course à l’Elysée, Philippe de Villiers a déclaré : «Contrairement à monsieur Sarkozy, je suis hostile au droit de vote des étrangers, à la constitution européenne et au mariage des homosexuels. Quant à M. Le Pen, ce n'est pas à 80 ans que l'on réforme la France». Et sur François Hollande, député de Corrèze : «Monsieur Hollande est un homme intelligent et sympathique que je connais bien mais est-ce avec les 35 heures que l'on va résoudre les problèmes de la France ? Il n'a pas compris que le socialisme nous épuise».
Le tribunal correctionnel de Bobigny a mis fin aujourd’hui à la procédure lancée par le MRAP et une association musulmane contre Philippe de Villiers pour «provocation à la discrimination», en constatant le désistement de ces associations. Au cours d’une conférence de presse tenue devant le tribunal de Bobigny, Philippe de Villiers a déclaré qu’il maintenait «à la virgule près ses propos» tenu sur TF1 le 15 juillet 2005. Le président du MPF avait alors déclaré : «L’islam est le terreau de l’islamisme et l’islamisme est le terreau du terrorisme». Philippe de Villiers a appelé les hommes politiques à «regarder la réalité en face». «Aujourd’hui, nous sommes loin du 15 juillet 2005. Tous les faits m’ont donné raison», a-t-il déclaré en citant notamment l’affaire Redeker et la note du préfet de Seine-Saint-Denis publiée par Le Monde du 20 septembre, note qui évoquait l’islamisation des quartiers.
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Ce droit supplémentaire serait un nouvel appel d’air à destination des étrangers donné à la veille du triste anniversaire des émeutes dans les banlieues, période qui nécessiterait un message de fermeté et de réaffirmation des devoirs plutôt que l’extension de nouveaux droits.
Par ailleurs, la France qui connaît déjà un endettement public qui obèrera l’avenir ne peut envisager une extension des droits des étrangers, extension qui n’est même pas chiffrée par le Gouvernement.
Guillaume Peltier demande au ministre Philippe Bas de maintenir la priorité citoyenne et européenne pour la carte famille nombreuse.
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La Croix , Date de parution : jeudi 19 octobre 2006 :
A quelques mois de l’élection présidentielle, les évêques de France ont publié, hier, un texte d’orientation sur l’action politique. Ils mettent l’accent sur la fraternité, la famille, le travail et l’emploi, la mondialisation et l’immigration. Le quotidien La Croix a demandé à Philippe de Villiers de réagir.
«Les évêques rappellent les grands principes qui doivent guider l’action politique, comme la recherche du bien commun par-delà les intérêts particuliers, la nécessité de préserver la famille, «cellule de base de la communauté humaine», etc. Ils soulignent judicieusement que ces repères manquent cruellement à notre monde consumériste et individualiste. La parole religieuse est donc nécessaire dans le débat politique. Mais elle n’est légitime que si elle reste à sa place, soit celle des principes.
Entre le matérialisme qui oppose le temporel et le spirituel, et l’islam qui les confond, le christianisme a offert au monde moderne une voie originale, celle de la sagesse et de la prudence. Cette voie doit être celle de la République. Aujourd’hui menacée par le communautarisme, elle doit garantir cette saine distinction du temporel et du spirituel, sans laquelle toute société risque de verser dans le totalitarisme.
Si les évêques sont dans leur rôle lorsqu’ils rappellent les principes, ils ne le sont plus lorsqu’ils en dictent les modalités pratiques. En estimant, par exemple, que «les transferts de souveraineté» sont un état de fait ; qu’il faudra, au niveau européen, «promouvoir une certaine harmonisation fiscale et sociale» ; ou qu’il nous est «impossible de renvoyer tous les clandestins», ils sortent de leur rôle et empiètent sur la sphère politique.»
Dans un communiqué à l’AFP (19.10), Philippe de Villiers se réjouit «de la décision de la préfecture de Seine-Saint-Denis qui vient de retirer des badges à des bagagistes musulmans de Roissy «parce que leur comportement personnel met en cause la sécurité aéroportuaire».» Plusieurs dizaines d'employés musulmans se sont vus, en effet, récemment retirer leur habilitation à travailler en zone sous-douane, habilitation qui permet d'accéder à la «zone réservée», sensible du point de vue de la sécurité, qui se trouve aux abords des pistes. Pour Philippe de Villiers, «il s’agit de la confirmation des situations sur lesquelles il avait attiré l’attention des pouvoirs publics dans son ouvrage «Les Mosquées de Roissy» en avril».
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