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Tout d'abord ce site n'est pas un site officiel du MPF (Mouvement pour la France) de Philippe de Villiers. Le détenteur de ce blog n'a reçu aucune autorisation pour parler ou se prononcer au nom du MPF. Les propos tenus n'engagent que le responsable du blog.

Il a été créé par un simple sympathisant de la Lozère, afin de faire connaître les idées et le programme de ce mouvement.

 


 

   

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Samedi 17 décembre 2005

(Programme des éléctions européennes 2004)

Pour un commerce équitable

2004 est l'année d'un triste anniversaire, que nos dirigeants ont oublié de célébrer, et on les comprend : les dix ans des accords de Marrakech qui ont conclu le cycle de négociations commerciales internationales dit de "l'Uruguay Round".

En 1994, au cours de la campagne des élections européennes, nous exprimions les plus vives réserves, tandis que nos adversaires fédéralistes se félicitaient de "l'heureuse" conclusion de l'Uruguay Round. Ils sont aujourd'hui plus silencieux car, avec le recul des années, on voit bien que le libre-échangisme mondial instauré par ces accords, et mis en oeuvre par l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC), développe des effets de plus en plus dévastateurs.

Nous expliquions en 1994 que l'abolition systématique de toutes les frontières commerciales, quelle que soit leur nature, et sans chercher à comprendre leur fonction profonde, allait placer en concurrence directe des pays situés sur des planètes économiques et sociales complètement différentes, avec des effets très perturbateurs pour tous. Dès cette époque, notre projet témoignait de cette inquiétude. Nous voulions alors, et nous n'avons pas changé depuis, que soit reconnue la légitimité de "zones de préférence régionale", par lesquelles les pays qui obéissent à des règles à peu près comparables dans le domaine de la protection sociale, de l'environnement, de l'hygiène, de la santé publique, etc... auraient le droit de privilégier le commerce entre eux. Compte tenu de sa taille, disions-nous, l'Union européenne a tous les moyens de constituer une telle zone, avec un marché qui restera concurrentiel, dynamique et innovateur.

Dix ans plus tard, ces propositions s'avèrent plus que jamais d'actualité. Qu'avons-nous constaté dans l'intervalle ? Un monde désarticulé, instable, flottant, où les régulations publiques sont impuissantes, où les coûts sociaux non chiffrés par le marché ne sont plus pris en compte par personne, et où, en l'absence d'écluses, les crises financières se propagent à la vitesse de l'informatique. Comme d'habitude, on voit tout à coup les socialistes monter au créneau en dénonçant "les excès des marchés". Mais il n'y a pas d'excès des marchés. Il n'y a qu'un excès des destructions des règles, dû lui-même à un excès d'inconscience et d'hypocrisie des politiciens, y compris socialistes, qui ont approuvé des accords tels que ceux de Marrakech.

Aujourd'hui, les défauts de ces accords apparaissent clairement, avec des délocalisations brutales, qui n'affectent plus simplement des secteurs limités, employeurs de main-d'oeuvre non qualifiée, mais qui frappent toute l'économie, y compris dans ses parties les plus sophistiquées. Visiblement, les gouvernements ont perdu tout moyen de s'y opposer, et la Commission européenne quant à elle ne montre nulle envie de réagir.

Dans le domaine particulier de l'agriculture, la libéralisation croissante et la pression à la baisse des prix qui en résulte inscrivent dans notre avenir proche la disparition de notre modèle agricole et d'une grande partie de nos exploitations. La sécurité alimentaire elle-même est remise en cause, puisqu'il devient de plus en plus difficile d'appliquer le principe de précaution.

De même, avons-nous vu, à l'occasion du conflit sur la banane d'outre-mer, que les règles de l'OMC nous empêchent de maintenir des liens de commerce préférentiels avec certains producteurs auxquels nous voudrions accorder un avantage.

Toutefois, l'impulsion libre-échangiste donnée par l'Uruguay Round n'est pas irrésistible. Ces dernières années, de nombreuses négociations internationales qui se voulaient inspirées par l'esprit de Marrakech n'ont pas réussi à déboucher : blocage de l'Accord Multilatéral sur l'Investissement (AMI), difficultés sans fin de l'Accord général sur le commerce des services (AGCS), échec du "Millenium Round" à Seattle en 1999, puis échec de la tentative de redémarrage à Cancun à 2003. Il apparaît très clairement que des peuples de plus en plus nombreux sont réticents à l'impératif libre-échangiste qui, s'il n'est pas régulé, déstabilise les riches comme les pauvres. L'impasse de toutes ces négociations montre la nécessité de réviser cet objectif, et de réintroduire l'idée d'une mondialisation maîtrisée par les peuples.

Il nous faut donc désormais poser les règles d'un commerce international respectant mieux les souverainetés des démocraties nationales, et plus compatible avec la sauvegarde de l'environnement comme de la santé publique.

Les propositions du MPF sont:

1. Faire reconnaître le droit de chaque peuple à préserver son modèle de société, et donc la légitimité des zones de préférence régionale ; dans le domaine agricole en particulier, les zones de préférence régionale doivent permettre de préserver la préférence communautaire, elle-même garante de notre indépendance alimentaire et de la qualité de nos produits agricoles.

2. Demander une réouverture des négociations de l'Uruguay Round, non pas pour étendre le libre-échangisme comme le voudrait la Commission européenne, mais pour poser les principes d'un "commerce équitable" :

- l'introduction d'une clause sociale dans le commerce international,
- la prise en compte des coûts sociaux et environnementaux,
- la révision des dispositions de l'OMC qui freinent la mise en oeuvre du principe de précaution dans les domaines agricole, sanitaire et alimentaire,
- l'adoption de règles internationales visant à limiter les effets du "dumping monétaire".

Ces principes doivent permettre de limiter les délocalisations qui détruisent nos emplois et notre équilibre social.

3. Si tous les pays membres de l'Europe à 25 ne souhaitent pas mettre en place entre eux une véritable préférence régionale (et il est fort probable en effet qu'il n'y a pas d'unanimité sur ce point), ne pas hésiter à établir une (ou des) coopération(s) différenciée(s) en compagnie des pays qui partagent notre sensibilité et veulent se protéger.

4. Ne signer des accords internationaux sur l'investissement ou sur les services que s'il est explicitement admis que les peuples souverains ont le droit d'imposer de nouvelles règles du jeu aux entreprises internationales opérant dans leur pays, et qu'ils ont le droit de soustraire leurs services publics, tels que définis par eux, à la concurrence internationale.

5. Militer pour une "Convention mondiale sur la diversité culturelle" permettant à chaque pays de faire passer la défense de sa langue et de son identité avant l'application des accords commerciaux internationaux, quels qu'ils soient.

6. Réformer au niveau de l'Union européenne les procédures de la politique commerciale commune, afin de canaliser la frénésie libre-échangiste de la Commission.

7. Appliquer des politiques européennes qui nous fortifient sur la scène internationale : intégrer l'impératif de constitution de grandes entreprises européennes dans la politique de la concurrence ; insister sur les dépenses complémentaires de recherche (l'essentiel devant être fait au niveau national par des déductions fiscales en faveur de la recherche privée) ; combattre les excès de la surréglementation et notamment le programme bureaucratique présenté par les socialistes sous le nom abusif "d'Europe sociale".

par mpf48sympathisant publié dans : Europe
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Jeudi 15 décembre 2005

Article du Joural Valeurs Actuelles

Sarkozy renforcé sur l’immigration

Une majorité de Français et 83 % des électeurs de droite approuvent ses idées sur l’immigration. Et Villiers réussit une belle percée

Réalisé quinze jours après la fin de la crise des banlieues, ce sondage exclusif de l’Ifop pour Valeurs Actuelles n’étonnera pas Nicolas Sarkozy : celui-ci n’a jamais douté qu’il avait visé juste en traitant de “racailles” les délinquants des cités et en renforçant les mesures destinées à endiguer l’immigration clandestine. Mais il surprendra ceux qui comptaient sur ses prétendus “dérapages” pour voir sa cote reculer.
Non seulement 57 % des Français approuvent ses positions en matière d’immigration, mais aussi 83 % des sympathisants de la droite parlementaire et 72 % des électeurs du Front national. Certes, le sondage ne dit pas si c’est le volet sécuritaire de son discours qui est le plus apprécié, ou ses prises de position parallèles sur le droit de vote des immigrés, mais tout pousse à imaginer que, dans l’esprit des Français, ces dernières ont été largement éclipsées par tout le reste. La preuve : les électeurs de gauche ne sont que 32 % à se sentir proches de lui.
Si les positions du premier ministre sur l’immigration séduisent moins de Français (47 % d’entre eux les approuvent), elles convainquent 72 % des électeurs de droite. Certes ses idées ne sont bien reçues qu’à 34 % au Front national, ce qui le place 11 points derrière Philippe de Villiers dans ce secteur de l’opinion. Mais à gauche, elles font 2 points de mieux que celles de Sarkozy et 3 de plus chez les électeurs socialistes.
Ventilés géographiquement, les résultats confirment partout l’avance du ministre de l’Intérieur sur le chef du gouvernement. Avec cependant une curiosité de taille : son capital ne suit pas mécaniquement la carte de l’implantation immigrée : 54 % “seulement” d’opinions favorables en région parisienne (là où les émeutes urbaines ont pourtant été les plus violentes), mais 56 % dans les Pays-de-la-Loire, le Poitou-Charentes et la Bretagne, où la présence étrangère (ou d’origine étrangère) est moins visible… Le paradoxe n’est qu’apparent. Le poids des électeurs issus de l’immigration, aussi, modèle l’opinion.
Autre bénéficiaire de la crise des banlieues, selon l’Ifop : Philippe de Villiers. Ses prises de position sur l’islam et l’immigration sont mieux reçues que celles de Jean-Marie Le Pen, dont les idées – ce qui ne devrait pas décevoir celui-ci – sont tout de même partagées par 32 % de l’électorat de droite. L’analyse de Villiers, elle, est bien vue par 40 % de l’électorat de droite (30 % dans la droite parlementaire, 45 % au FN) et par 28 % des Français, toutes tendances confondues.
En outre, Villiers bat Villepin chez les sympathisants de droite ayant voté non au référendum : 63 % d’entre eux approuvent ses idées, contre 56 % se sentant proches de celles du premier ministre.
Pour Philippe de Villiers, le succès est de taille : c’est la première fois qu’il connaît une telle percée dans l’opinion, en dehors des échéances européennes qu’il a su, depuis 1994, utiliser à son profit. Mieux : ses idées recueillent la même adhésion que celles de Le Pen chez les ouvriers (31 %), ce qui aurait semblé inimaginable lors de la dernière élection présidentielle. Chez les employés, Villiers fait encore mieux : 26 %, contre 16 % à son concurrent du FN.
Enfin, les positions de Le Pen sont concurrencées sur le terreau même qui les avait vues s’affirmer avec le plus de vigueur : elles ne recueilleraient que 17 % d’adhésion en Provence-Alpes-Côte d’Azur et en Languedoc. Contre 37 % pour celles de Villiers… Tout bouge à droite, et pas seulement dans la majorité présidentielle…

Eric Branca

(Sources: http://www.valeursactuelles.com/magazine/france/index.php?num=3602&position=1&nb=3&PHPSESSID=65665d53f71f6a1ab87b2cc711901f76)

par mpf48sympathisant publié dans : mpf48sympathisant
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Mercredi 14 décembre 2005

Session extraordinaire d’«Euromed», Rabat, 20- 22 novembre 2005

5 décembre 2005

Ouverture, ce matin, dans le vaste édifice du parlement marocain, de la session extraordinaire d’«Euromed» – assemblée parlementaire qui réunit deux fois l’an, à parité, des membres du Parlement européen et des députés des pays méditerranéens. En arrivant, chaque participant se voit remettre un dossier comprenant en particulier un «transport guide», une liste des «Guest speakers», une autre des «participants from the mediterranéan partners «, ainsi qu’un beau stylo bleu sur lequel est inscrit: «Kingdom of Morocco parliament - the House of representatives». Devant un officiel marocain rencontré au buffet, je m’étonne de ce tout anglais –qui serait plutôt un «tout américain»: il s’en indigne tout comme moi, me faisant remarquer que les documents marocains distribués à cette occasion sont, eux, en trois langues : arabe, français, anglais.

Consolation qui ne m'étonne guère, le Maroc affichant sans complexe son appartenance à la francophonie, mouvement dont il est d'ailleurs l'un des fondateurs. Las ! Je ne suis pas au bout de mes peines : tandis que commence la réunion de la commission des Affaires économiques, dont je suis membre, les huissiers distribuent des projets d'amendements au texte en discussion uniquement rédigés en anglo-américain. La chose déplaît à ma voisine, député italienne et surtout à bon nombre de représentants de pays arabes qui paraissent n'y comprendre goutte. Selon le règlement de l'assemblée (Titre V, art. 138) "tous les documents sont rédigés dans les langues officielles". A tout le moins pourrait-on s'attendre à ce qu'ils soient distribués dans des langues les plus parlées autour de la Méditerranée sauf à considérer que tous les membres aient été choisis non par l'élection mais par un examen d'anglais à Rabat, à Tunis ou en France. Je demande donc la suspension des travaux jusqu'à ce que la version anglaise soit traduite. Approbation de plusieurs députés arabes, qui pour autant n'osent intervenir, ce que fait hélas une de mes collègues belge-francophone qui juge ma demande « disproportionnée ». Le Président de séance lui donne raison et le débat s'engage, que j'interromps en annonçant que dans ces conditions je quitte la salle. Un seul de mes collègues JCM me suit, aussi indigné que moi, mais aucun des autres parlementaires français ne bronche...

Affaire emblématique ! Pour les Marocains, la langue diplomatique naturelle est le français, langue parlée dans tous les couloirs bien devant que l'anglo-américain. Rappelons d'ailleurs que l'actuel Roi du Maroc, quand il était Prince héritier, n'hésita pas à donner une leçon de francophonie Coram Populo après une intervention en anglais du Commandant Cousteau devant le Sommet de la terre à Rio en 1992...

Comment comprendre cette américanisation à marche forcée importée par le Parlement européen - mais aussi apparemment par une Commission de Bruxelles qui utilise à tout-va l'anglo-américain à l'enseigne de la coopération euroméditerranéenne ? Le pire est que le choix du tout-américain paraît délibéré comme me l'a prouvé le lendemain en séance plénière le refus obstiné du Président du Parlement européen, M. Borell, de me donner la parole pour un rappel au règlement, qui est pourtant de droit, au terme dudit règlement qui, en somme, aura été dans l'affaire violé deux fois. Exemple supplémentaire de l'incroyable partialité d'un Président d'assemblée qui avait ouvertement milité pour le "oui" en France et qui ne décolère pas contre les partisans du "non" victorieux. Se rend-on compte que, en reléguant systématiquement le français à un rôle très secondaire comme le fait désormais toute la machine européenne, non seulement on sape la francophonie en son coeur même, mais encore on vide ladite coopération méditerranéenne d'une grande partie du sens que lui donnait justement le français, lequel reste selon le mot de Boutros Ghali une langue non alignée ?

Tout à ses soucis droitdelhommesques, M. Douste-Blazy trouvera peut-être quelques minutes pour se pencher sur la question.


Paul-Marie Coûteaux, député MPF au parlement européen
Ind/Dem MEP

(Sources: Groupe parlementaire ID : http://www.europarl.eu.int/inddem/inddem_fr/dernieres%20nouvelles/fr051205.htm )

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Mercredi 14 décembre 2005

Communiqué du Mouvement Pour la France

Le rapport Pébereau nous apprend aujourd'hui que la dette de la France n'est pas de 1 100 milliards d¹euros mais de 2 000 milliards d'euros lorsque l'on prend en compte, à juste titre, les retraites des fonctionnaires dues pour les prochaines années aux retraités ou aux futurs retraités .
Philippe de Villiers propose deux mesures urgentes permettant de réduire substantiellement cette dette autour du principe dépenser moins, dépenser mieux : 
 
-        le non remplacement d'un fonctionnaire sur deux d'ici un horizon de 5 ans en accordant le libre choix du départ à la retraite 
-        le recentrage de l'Etat sur ses missions régaliennes et la mise de la fonction publique au service de la proximité avec nos compatriotes 
-        la suppression de toutes les mesures en faveur des sans-papiers
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Mardi 13 décembre 2005
La semaine de négociations qui s'ouvre à Hongkong dans le cadre de l'OMC se présente comme une cacophonie mondiale sur la libéralisation des échanges.
 
Depuis sa création en 1995, l'OMC n'a fait qu¹accroître la mondialisation sauvage des échanges bradant notre agriculture, notre pêche, notre textile.
 
Philippe de Villiers souligne aujourd'hui la nécessité de remplacer l'OMC gangrénée par l'idéologie mondialiste par une autre instance chargée de réguler les échanges mondiaux tout en préservant les économies, les spécificités nationales et les intérêts des peuples.
par mpf48sympathisant publié dans : Communiqués
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