Texte Libre

                              

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Mardi 6 mai 2008

Oui, mais pas Philippe, ...... dommage!

Article du Journal "LE POINT"

Comme si c'était fait : le général de Villiers à Matignon


À l'occasion du plan annuel de mutation de l'été prochain, le général de brigade aérienne Jean-Marc Denuel sera prochainement ravi à l'affection de ses subordonnés du cabinet militaire du Premier ministre, dont il est jusqu'à présent le chef. Le jeu consiste à savoir qui sera son successeur.
Premier élément : le chef d'état-major des armées (CEMA), le général Jean-Louis Georgelin, considère qu'il y a déjà trop de marins aux postes les plus élevés de la hiérarchie militaire française : son successeur à l'Élysée, l'amiral Édouard Guillaud, le numéro 2 de l'état-major des armées l'amiral Pierrick Blairon, et enfin le chef du cabinet militaire de la Défense, l'amiral Xavier Païtard. Ceci expliquant cela, les marins ne présentent pas de successeur à l'aviateur Jean-Marc Denuel.
S'il n'est pas envisageable qu'un aviateur reprenne le poste de Matignon (et pourquoi donc, je vous prie ?), l'Armée de l'air ne présente pas vraiment de candidat. Reste l'Armée de terre, qui va souffrir durement lors des prochaines réformes, et qui ne peut de surcroît pas rester indéfiniment à l'écart des grands postes interministériels. Selon toute logique, l'heureux élu désigné volontaire devrait donc être le général de brigade Pierre Le Jolis de Villiers de Saintignon, plus connu sous le nom de Pierre de Villiers, et par ailleurs frère du souverainiste Philippe de Villiers. Le cavalier Pierre de Villiers est depuis 2006 commandant de la 2e brigade blindée d'Orléans. Il commanda également, durant quatre mois à compter de décembre 2006, le Regional Command Capital de Kaboul (Afghanistan) dans le cadre de l' ISAF . Si le général de Villers part effectivement à Matignon, le CEMA Jean-Louis Georgelin verra au moins un uniforme de l'Armée de terre dans son paysage interministériel. Voilà qui le changera !

par mpf48sympathisant publié dans : mpf48sympathisant
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Lundi 5 mai 2008

par Christophe Beaudouin

Lorsque le corps humain subit une amputation, il arrive au patient de ressentir parfois pendant des mois, ce que les neurologues appellent la "douleur du membre fantôme", c'est à dire celle qui siège dans la partie amputée. Le corps parlementaire français en serait-il lui aussi victime ? N'a-t-il toujours pas réalisé qu'il s'était amputé lui-même de sa souveraineté ? En effet, comme lors de la discussion relative à la transposition des directives OGM en mars dernier, ce sont cette fois des directives "anti-discrimination" qui font râler les parlementaires français et que - tenez-vous bien - ils tentent d'amender..! Il s'agit pourtant des mêmes élus qui ont dit "oui" à tous les traités européens, y compris la Constitution européenne et le traité de Lisbonne qui la recycle malgré le "non" du 29 mai.

Voici une nouvelle démonstration de ce qui constitue soit de l'hypocrisie, soit de la schizophrénie de nos parlementaires. Sont-ils toujours auto-persuadés que l'on construit une "Europe française" ou bien nous prennent-ils pour des imbéciles ? Ils chantent à tue-tête les louanges de l'Europe unique et reçoivent ensuite les directives et règlements européens - déjà 17.000 actes - comme des douches froides, qu'ils peinent à transposer, faisant encourir à la France des condamnations pécuniaires pharaoniques par la Cour de Luxembourg - 586.964.203 euros provisionnés en 2008 au titre des litiges communautaires ! -, s'apercevant que leur "Europe" adorée ne produit pas ce qu'ils en espéraient, et que leurs gesticulations sont désormais vaines. Pas plus que ceux qui l'ont précédé, le traité de Lisbonne, qui transfert soixante-huit nouvelles compétences à Bruxelles et consacre quarante ans de jurisprudence sur la primauté du droit européen y compris sur la Constitution française, ne permet aux Parlements nationaux de s'opposer au moindre texte européen que ce soit.  

Quatre directives "communautaristes" 

Cette fois, l'ire parlementaire est dirigée contre quatre directives communautaires relatives à l'égalité de traitement (2000/43/CE du 29 juin 2000, 2000/78/CE du 27 novembre 2000, 2002/73/CE du 23 septembre 2002 et 2004/113/CE du 13 décembre 2004). Selon la Commission européenne qui, comme c'est sa mission, veille activement à l'application du droit communautaire, nos chambres de transposition du droit européen - pardon, le législateur français - ont omis d'inscrire en droit national la définition des discriminations directes et indirectes, du harcèlement moral et du harcèlement sexuel, les dispositions interdisant d'enjoindre de pratiquer une discrimination, ainsi que celles assurant la défense des victimes. C'est pourquoi la Commission de Bruxelles a engagé à l'encontre de la France trois procédures d'action en manquement, le délai expirant le 15 août 2008 pour certaines des transpositions nécessaires. 

Ce que reprochent les Sénateurs à ces textes européens, c'est qu'ils imposent des définitions qui considèrent comme une discrimination toute situation où une personne « est traitée de ma­nière moins favorable qu'une autre ne l'est, ne l'a été ou ne le serait dans une situation comparable » en ­raison de son sexe, de ses origines ethniques, de sa vie privé, de sa religion ou de ses convictions politiques. Le 9 avril dernier au Sénat, le rapporteur du texte, Muguette Dini, membre du très européen groupe parlementaire de l'Union centriste-UDF, a osé bousculer le dogme ("c'est-européen-donc-c'est-bien") en appelant ses collègues à « ne pas fermer les yeux sur le contenu du texte » qui risque de « nous entraîner sur le chemin du communautarisme », sous les applaudissements de la majorité sénatoriale. Sur le ton de celle qui vient de faire la découverte du siècle, elle s'insurge contre cette approche « inspirée des pays anglo-saxons », « incite à la mise en exergue des identités particulières » et abolit un principe essentiel du droit français : « Toute différence de traitement ne constitue pas nécessairement une discrimination et certaines d'entre elles sont légales. » Le président de la commission des affaires sociales du Sénat, Nicolas About (Union centriste-UDF, lui aussi, donc très "européen") lui a emboité le pas en jugeant « très regrettable » que les gouvernements français successifs n'aient pas défendu « la conception républicaine de l'égalité » lors de la négociation des directives, visant sans les nommer Lionel Jospin, Jean-Pierre Raffarin et Dominique de Villepin[1]. 

 « La Commission n'hésitera pas à sai­sir la Cour de justice européenne, qui lui donne raison dans 95 % des cas » 

Mais depuis quand y-a-t-il une majorité qualifiée au Conseil, pour suivre la France dans son approche irriguée du droit romain, et qui aurait la même conception que nous de l'égalité ? L'on pourrait décliner ainsi la question au sujet des OGM, de la bioéthique, du commerce, du rapport aux Etats-Unis etc... "Parmi les Gaulois, les Germains et les Latins, beaucoup s'écrient : "Faisons l'Europe!" Mais quelle Europe? C'est là le débat" rappelait le général de Gaulle au cours de sa conférence de presse du 23 juillet 1964. Que nos conceptions soient de plus en plus souvent minoritaires en Europe, ne date pas d'hier. Que malgré tout, la France s'obstine à signer des traités qui la lient pour un nombre croissant de domaines, au bon-vouloir de la Commission et à la règle majoritaire en Conseil, non plus. Que le droit européen s'impose au droit français, à commencer par le gouvernement et le parlement chargé de le transposer, encore moins. 

Et pourtant, c'est dans un élan quasi souverainiste que la droite sénatoriale et certains socialistes ont joint leurs voix à celles des centristes, pour adopter des amendements modifiant le projet de loi du gouvernement, c'est à dire la directive ! Il s'agit d'éviter des "condamnations fondées sur de simples suppositions et des hypothèses invérifiables". C'est la très nature Nadine Morano, secrétaire d'État à la famille, qui au nom du Gouvernement a rappelé aux peu sages Sénateurs que : « la Commission européenne nous a demandé très explicitement de reprendre sa définition des discriminations. Si le Parlement retient une autre définition, la Commission n'hésitera pas à sai­sir la Cour de justice européenne, qui lui donne raison dans 95 % des cas. »  Et elle a 100% raison.

Quand traité après traité et contre l'avis du peuple, on s'est débarrassé du pouvoir, il ne faut pas se plaindre de ne plus l'avoir. On ne peut pas donner, puis crier "au voleur !".  

ChB
 
*L'Observatoire de l'Europe 


[1] Le sénateur About et sa collègue Dini seraient bien inspirés d'aller aussi vérifier le sens des votes de ceux de leurs collègues eurodéputés qui, à Strasbourg, ont accepté ces directives sans broncher. Ainsi, le 10 mai 2000 au Parlement européen, la totalité des eurodéputés français des groupes PPE-DE (dont RPR, UDF), PSE (Socialistes) et Verts avaient voté le rapport Thomas Mann sur le projet de directive finalement adoptée le 27 novembre 2000 ("égalité de traitement entre les personnes en matière d'accès à l'emploi et au travail"). Sur les projets de directive "égalité de traitement entre les personnes sans distinction raciale ou ethnique" (2000) et "discrimination fondée sur le sexe dans l'accès à des biens et services" (2004), les eurodéputés PS et UDF avaient voté "pour", tandis que le RPR (puis UMP) avait voté "contre". 

par mpf48sympathisant publié dans : Europe
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Samedi 3 mai 2008

La Haute Assemblée dénonce un texte transposant des directives européennes.

Au nom de la lutte contre les discriminations, le modèle républicain de l'égalité va-t-il disparaître ? C'est l'inquiétude du Sénat, qui s'oppose au gouvernement sur un projet de loi visant à transposer en droit français cinq directives européennes «antidiscrimination».

Le 9 avril, dans l'hémicycle de la Haute Assemblée, le rapporteur du texte, Muguette Dini (Union centriste-UDF, Rhône) a appelé ses collègues à «ne pas fermer les yeux sur le contenu du texte» qui risque de «nous entraîner sur le chemin du communautarisme».

Très applaudie par la majorité sénatoriale, Muguette Dini s'est in­­quiétée de la définition des discriminations défendue par Bruxelles et entérinée par le projet de loi. Selon les directives communau­taires et le gouvernement, constitue une discrimination tout cas où une personne «est traitée de ma­nière moins favorable qu'une autre ne l'est, ne l'a été ou ne le serait dans une situation comparable» en ­raison de son sexe, de ses origines ethniques, de sa vie privé, de sa religion ou encore de ses convictions politiques.

Or, pour le sénateur centriste, cette définition, «inspirée des pays anglo-saxons», «incite à la mise en exergue des identités particu­lières» et abolit un principe essentiel du droit français : «Toute différence de traitement ne constitue pas nécessairement une discrimination et certaines d'entre elles sont légales.» Le président de la commission des affaires sociales du Sénat, Nicolas About (Union centriste-UDF, Yvelines), a jugé lui aussi «très regrettable» que les gou­vernements français successifs n'aient pas défendu «la conception républicaine de l'égalité» lors de la négociation des directives.

Sensibles à ces arguments, les sénateurs de la droite et du centre parfois rejoints par certains socialistes ont adopté des amendements modifiant le texte en dépit de l'opposition affichée du gouvernement. Le Sénat a retranché de la définition des discriminations les phrases rédigées au conditionnel, qui, selon Muguette Dini, «ouvrent la porte à des procès d'intention» et «aboutiraient à des condamnations fondées sur de simples suppositions et des hypothèses invérifiables».

Demande de la Commission

Suivant là encore l'avis du rapporteur, la Haute Assemblée a précisé la définition du harcèlement sexuel, pour éviter de «transférer au juge le pouvoir considérable de dire la loi».

Hostile aux amendements du Sénat, le gouvernement espère ob­tenir leur suppression lors de la commission mixte paritaire  composée de sept députés et sept sénateurs qui se réunira le 13 mai.

«La Commission européenne nous a demandé très explicitement de reprendre sa définition des discriminations, a argumenté Nadine Morano, secrétaire d'État à la famille, qui représentait le gouvernement lors des débats. Si le Parlement retient une autre définition, la Commission n'hésitera pas à sai­sir la Cour de justice européenne, qui lui donne raison dans 95 % des cas

Sources: Article du
Figaro en date du 03.05.2008

Nota:

Avec la déclaration de madame MORANO nous avons un exemple flagrant de l'allégeance du Gouvernement français vis à vis de la Commission Européenne. " Ils ont dit que c'était comme çà donc on fait comme çà".............
Il est grand temps de rapatrier le pouvoir à PARIS et pour cela une seule solution : en Juin 2009 pour les européennes, votez pour les listes MPF.


par mpf48sympathisant publié dans : Europe
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