Philippe de Villiers, candidat à l'élection présidentielle 2007, peut être fier de son bilan à la tête du département de la Vendée. Ce bilan positif démontre qu'il est un homme d'action.
Logement : la clé de la stabilité sociale
De plus en plus, la France vit sous le régime des quotas. La politique du logement ne fait pas exception puisque la loi socialiste Solidarité et renouvellement urbain (SRU) impose indifféremment à toutes les communes de plus de 3 500 habitants situées en périphérie des grands centres urbains de disposer de 20 % de logements sociaux sur l’ensemble de leur parc immobilier. Une exigence relancée par le Plan de cohésion sociale initié par le gouvernement Villepin.
Une façon, paraît-il, de favoriser ce qu’on appelle d’un mot faussement généreux la mixité sociale. Comme si celle-ci pouvait se décréter ! Une façon surtout pour les grandes agglomérations, en majorité aux mains de maires socialo-communistes, de faire peser sur les petites communes situées à leur périphérie les conséquences d’une gestion inhumaine, idéologique et aujourd’hui explosive de l’habitat social.
Car on n’entasse pas impunément une population dans des cités insalubres, des barres et de hautes tours sans un jour en subir les conséquences désastreuses : un habitat déshumanisant qui produit du désespoir, de la misère sociale et qui porte dans ses fondations les ferments d’une explosion telle qu’on l’a connue ces derniers mois.
Dans ce domaine comme dans bien d’autres, la Vendée ne connaît pas les difficultés que traverse aujourd’hui le reste du pays. Ni crise des banlieues ni crise du logement. Cette remarquable stabilité sociale, elle le doit avant tout à son modèle original d’aménagement du territoire. Elle le doit aussi à la conduite active d’une politique ambitieuse et généreuse en faveur de l’accession de tous à la propriété.
La Vendée dispose d’une offre de logements équilibrée, harmonieusement répartis sur tout son territoire. Cet équilibre est conforté par le rôle important joué par les 282 communes du département, dont près de la moitié (42 %) ont moins de mille habitants. Véritables lieux d’enracinement, et donc d’attachement, ces communes constituent un maillage serré de communautés naturelles, loin de la concentration urbaine déshumanisante que connaissent les périphéries des grands centres urbains. Seule la ville chef-lieu et son agglomération comptent plus de 50 000 habitants, soit moins de 10 % de la population totale du département.
Cet équilibre remarquable de son peuplement permet à la Vendée de ne pas connaître non plus la désertification rurale dont meurent malheureusement trop de campagnes françaises. Ainsi, alors que 75 % des Français vivent en zone urbaine, ils ne sont que 48 % en Vendée à habiter des secteurs considérés comme urbains, 52 % d’entre eux leur préférant des campagnes dans lesquelles les services, les commerces et les entreprises ont été soigneusement préservés.
Un modèle attrayant. Aujourd’hui, la Vendée connaît par ailleurs un développement démographique hors norme. Attirés par les nombreux emplois engendrés par le dynamisme économique du département, de nombreux jeunes actifs viennent habiter en Vendée. Depuis le dernier recensement, en 1999, la population vendéenne a ainsi augmenté de 6 %, à raison de 5 000 à 6 000 nouveaux habitants par année, dont de 3 000 à 4 000 proviennent de départements extérieurs. Mais la médaille a son revers : la Vendée subit par contrecoup une flambée des prix du foncier et de l’immobilier qui pénalise les ménages les plus modestes, mais également les communes aux moyens financiers limités.
Afin de faire face à cette nouvelle situation, le conseil général de la Vendée est l’une des premières collectivités françaises à avoir saisi la possibilité, qu’offre désormais la loi, de prendre en charge localement la compétence logement. Dans ce cadre, la Vendée va ainsi créer un établissement public foncier départemental. Ce nouvel outil permettra au département d’acheter des terrains afin de les restituer prioritairement aux communes pour leur donner les moyens de garder la maîtrise des terrains en vente sur leur territoire. Quoi de pire, en effet, que le développement non maîtrisé de lotissements, qui finissent par devenir des villes à côté de la ville, des cités-dortoirs accueillant une population active à la périphérie de centres-bourgs vieillissants ?
L’accession sociale à la propriété. Mais ce modèle, que le Département de la Vendée s’emploie à préserver, ne vaut que s’il bénéficie à tous les Vendéens, sans exclure ceux qui connaissent des difficultés. Certes, le parc social est là pour répondre aux situations précaires, et le conseil général rénovera ou construira dans les six ans qui viennent 10 000 habitations. Mais le logement social ne constitue ni une fin en soi ni même une politique de l’habitat généreuse sur le long terme. C’est une solution qui doit demeurer transitoire. D’une part afin d’assurer une rotation qui permette à tous ceux qui en ont besoin d’en profiter. Et d’autre part afin que les familles réalisent ce qui est considéré comme l’un des souhaits les plus universels et les plus naturels : l’accession à la propriété.
C’est pourquoi le conseil général vient de mettre en place un nouveau dispositif favorisant la location-accession à la propriété, proposé aux familles les plus modestes. En transformant les loyers qu’elles paient en un placement financier, le Département leur permet ainsi de devenir en douceur propriétaires de leur logement. Dès lors, tout change, puisque qu’avoir un chez-soi permet de bâtir des projets, d’envisager avec confiance son avenir, et notamment celui de ses enfants, de s’enraciner dans son environnement – associatif, entre autres. En bref, de pouvoir vivre sereinement.
C’est sans doute là un des piliers de la réussite vendéenne, puisque 73 % des Vendéens sont propriétaires de leur logement pour une moyenne française de 54 %.
(Sources: Mouvement Pour la France)
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