Le leader du Mouvement pour la France a mis à profit son université d'été pour lancer sa campagne pour les élections européennes de juin
2009.
La France va mal parce que l'Europe va mal. On pourrait résumer ainsi l'analyse de Philippe de Villiers à neuf mois d'élections qui le mettent
déjà en verve. Et lui fournissent l'occasion d'appuyer là où ça fait mal.
Le « non » irlandais au traité « est le non d'un peuple porte-parole de tous les peuples. Il sort l'Europe du confinement idéolo-gique »,
a lancé l'élu vendéen devant 650 cadres et militants réunis à Paris. Se tournant vers son ami irlandais Declan Ganley, le « héros du non », il ajoute : « Vous parlez au nom d'un peuple
majoritaire. » Parodiant Brecht, le député britannique Daniel Hannan en rajoute : « Ne serait-il pas plus facile de dissoudre le
peuple ? »À commencer par « la stratégie de contournement du vote populaire. Annoncer aux Irlandais qu'ils devront revoter,
dénonce Philippe de Villiers, allusion au souhait de Nicolas Sarkozy, c'est mépriser le peuple ». Sortir de l'obligation référendaire pour toute nouvelle adhésion (la Turquie), « faute
majeure de Nicolas Sarkozy, c'est continuer à construire l'Europe sans les peuples ». Prétendre renforcer les pouvoirs du Parlement français est, pour lui, « une curiosité » au
moment où l'on transfère de plus en plus de pouvoirs à Bruxelles. Exemples : « On parle d'un référendum sur La Poste ? Mais il y a une directive qui prévoit sa privatisation ! » « On a fait
croire qu'il y aura un contrôle sur les OGM ? Et voici que Bruxelles décrète l'importation libre du soja transgénique. » Ainsi de suite.
« Sarkozy n'a plus les manettes »
Il ne va pas être facile de désamorcer leurs arguments.
Ironisant sur un Nicolas Sarkozy « Zorro » qui a beaucoup promis, il poursuit : « Il ne s'est rien passé, mais ce n'est pas de sa
faute, c'est qu'il n'a plus les manettes. » Pour que la France aille mieux, le MPF propose une Europe conforme à la volonté des peuples et contrôlée par le pouvoir politique. « En juin
2009, lance Daniel Hannan, il faudra élire les porte-parole de la France à Bruxelles et non les porte-parole de Bruxelles en France ! » « Les prochaines élections peuvent être le
référendum que l'Europe a refusé aux peuples », ajoute Declan Ganley.
M.U.
Sources:
Philippe de Villiers, président du MPF, juge qu'il est "trop tard" pour que la France retire ses troupes d'Afghanistan, tout en affirmant qu'"il
serait plus judicieux de surveiller nos talibans dans nos banlieues", dans un entretien à paraître samedi dans Le Figaro Magazine.
"Je ne suis pas sûr qu'on ait bien fait d'y aller. Maintenant, il est trop tard pour en partir, mais on n'est pas obligés d'obéir aux Américains", déclare le député européen, interrogé sur la
présence française en Afghanistan.
"Je crois surtout qu'il serait plus judicieux de surveiller nos talibans dans nos banlieues que de les chasser des montagnes d'Afghanistan, en mettant en péril la vie de nos soldats",
ajoute-t-il.
Sources: Le
Figaro
Mercredi 17 septembre 2008
Le président du MPF veut profiter de l’université de rentrée de son parti, ce week-end, pour lancer les grands thèmes de sa campagne
pour les européennes.
Pour les élections européennes de juin 2009, le slogan du MPF devrait être : “Oui à l’Europe, non à Bruxelles”. “On va insister sur le
thème de l’Europe des nations. Il faut redonner le pouvoir à l’État français et mettre l’Europe à sa place”, énonce Patrick Louis, député européen, qui a succédé il y a quelques mois à
Guillaume Peltier au poste de secrétaire général du MPF. Philippe de Villiers devrait prononcer ce week-end, lors de l’université d’été de son parti à Paris, un discours très offensif et
rassembleur. “Nous voulons montrer que nos thèses sont partagées dans les différents pays d’Europe”, souligne Patrick Louis, encore prudent sur la question des potentielles alliances
au moment de la constitution des listes : “Des souverainistes, il y en a beaucoup, et il est plus facile, quand il y a huit listes, de faire des assemblages”. Avec Nicolas
Dupont-Aignan, par exemple ? “Mes relations avec lui sont très bonnes et je crois savoir que Philippe de Villiers est en contact avec lui, mais il est encore tôt, il ne faut pas aller
chercher les œufs dans le cul des poules”...
Sources: Profession Politique
Vendredi 12 septembre 2008
Article de Valeurs Actuelles, date de parution : jeudi 11 septembre 2008
Une partie du plafond de l’hémicycle du Parlement européen (12,5 tonnes) s’est effondré le 29 août, en leur absence, sur les sièges de Philippe
de Villiers et de ses amis Patrick Louis et Paul-Marie Coûteaux. Le leader souverainiste a donc écrit, le 5 septembre, au président du Parlement, le très fédéraliste Hans-Gert Pöttering.
Réclamant une « expertise technique indépendante », le Président du MPF y fait montre d’une bonne dose… d’humour. « Il serait en effet désobligeant, pour vous-mêmes et pour les députés que nous
sommes, de venir siéger un casque sur la tête », ironise-t-il. « Comme vous, poursuit-il, je vois là une simple coïncidence entre le plafond éventré et les victimes virtuelles », il n’empêche : «
si le plafond était tombé sur la Commission, il n’aurait pas manqué de députés fédéralistes pour réclamer ladite expertise » susceptible de « couper court à toutes les rumeurs ». Et Villiers de
conclure : « Je partage votre tristesse devant ce spectacle de l’hémicycle européen effondré sur lui-même (et) n’y vois aucun signe concernant les architectes ou les vices de construction de
l’Union européenne ».
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