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Dimanche 13 avril 2008

Dominique Souchet (MPF) a été élu ce dimanche député de la 5e circonscription de Vendée. Le conseiller général de Luçon, proche de Philippe de Villiers, qui se présentait sous  l'étiquette "divers droite" simpose avec 59,5% des voix devant le maire socialiste de Benet, Daniel David, candidat PS-Verts-PRG. Il s'agissait du deuxième tour d'une élection législative partielle organisée pour remplacer Joël Sarlot (divers droite proche de Philippe de Villiers) démissionné par le Conseil constitutionnel au mois de février et déclaré inéligible pour un an suite à une erreur d'écriture constatée dans ses comptes de campagne lors des législatives de 2007.

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Vendredi 11 avril 2008

Philippe de Villiers et Nicolas Dupont-Aignan feront-ils alliance aux européennes de 2009 ? Convaincu d'être en position de force, Dupont-Aignan ne propose à Villiers que la tête de liste de la circonscription ouest et entend attribuer à ses proches les têtes de liste des huit autres circonscriptions. Ces conditions draconiennes énervent le Vendéen, qui avertit : « En 2004, Pasqua et moi sommes partis aux européennes chacun de notre côté. Il a fait 2,21 % et moi 6,83 %. »

Sources: Le Figaro

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Samedi 5 avril 2008

Article du FIGARO
Guillaume Perrault
04/04/2008 | Mise à jour : 20:28 |  A

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Contraint de rallier Nicolas Sarkozy lors des élections législatives, Philippe de Villiers se consacre à présent à reconstruire son image de contestataire. Marmara/Le Figaro
Contraint de rallier Nicolas Sarkozy lors des élections législatives, Philippe de Villiers se consacre à présent à reconstruire son image de contestataire. Marmara/Le Figaro Crédits photo : Le Figaro

Après son échec à la présidentielle, l'élu de la Vendée a enregistré de bons résultats aux cantonales dans son fief.

«  JE N'AI pas fini ma cure de silence. » Depuis son échec à la présidentielle il a obtenu 2,23 % des voix, soit 818 000 suffrages , Philippe de Villiers panse ses plaies et se tait obstinément. Le ciel s'éclaircit pourtant quelque peu pour le créateur du Puy-du-Fou. Le Vendéen juge que son candidat peut l'emporter dès le premier tour lors de la législative partielle qui aura lieu demain dans son fief (voir encadré). Cette élection, organisée après que le Conseil constitutionnel a déclaré inéligible le député élu en juin, Joël Sarlot (divers droite), intervient alors que Villiers a obtenu de très bons résultats aux cantonales. Le président du Mouvement pour la France (MPF) a emporté treize des quinze cantons renouvelables et a été réélu président du conseil général.

L'alerte a été rude. Alarmé par son mauvais score en Vendée à la présidentielle il n'y a recueilli que 11,28 % des voix, deux fois moins qu'à la présidentielle de 1995 , Villiers, poussé par les barons de son département, avait aussitôt conclu un accord électoral avec Sarkozy dans son département en vue des législatives. En contradiction flagrante avec le discours tenu lors de la campagne présidentielle, le Vendéen n'a subordonné cet accord à aucun engagement de l'UMP sur les thèmes chers au MPF. Ses deux députés sortants ont obtenu le label de la « majorité présidentielle » et ont été réélus sans avoir de candidats UMP contre eux.

Ainsi rallié à Sarkozy, Villiers s'est montré depuis lors très modéré à son égard. Soucieux de ne rien dire qui puisse entraîner des représailles de l'UMP et compromettre sa réélection à la tête du conseil général, l'élu souverainiste s'est presque abstenu de toute déclaration publique contre le traité de Lisbonne.

Conforté dans son fief lors des cantonales, Philippe de Villiers peut-il aujourd'hui, enhardi par la chute de popularité du chef de l'État et la défaite de l'UMP aux municipales, ambitionner encore un rôle national ? « Il a envie de crier aux électeurs de droite : “Je vous l'avais bien dit !” », confie un de ses barons vendéens.

 

Bientôt, un coup médiatique

 

Villiers envisage de faire sa rentrée nationale en réalisant un « coup médiatique » le 29 mai. Trois ans, jour pour jour, après le référendum du 29 mai 2005, où le traité constitutionnel européen avait été rejeté par 54,68 % des suffrages. Reste à savoir si le Vendéen a encore les moyens de ses ambitions. Âgé de 59 ans, Philippe de Villiers est confronté à la concurrence de Nicolas Dupont-Aignan, de douze ans son cadet. Autant le créateur du Puy-du-Fou a été contraint de ménager Sarkozy, autant le fondateur de Debout la République tire sur lui à boulets rouges. Séduits par le gaullisme intransigeant de Dupont-Aignan et sa campagne contre le traité de Lisbonne, certains militants du MPF ont quitté Villiers ces derniers mois pour rejoindre le député de l'Essonne.

L'un et l'autre ont les élections européennes de 2009 en ligne de mire. Iront-ils à la bataille chacun de leur côté ou feront-ils liste commune de peur de se neutraliser l'un l'autre ? « Quand je m'arrête à une station-service, tout le monde me reconnaît, argumente le Vendéen. Nicolas Dupont-Aignan, lui, a des convictions fortes et de la ténacité. Mais avant qu'il ait une notoriété comme la mienne… » L'avertissement n'émeut pas le président de Debout la République, moins charismatique que Villiers, mais convaincu que son heure est arrivée.

Le Vendéen, pour le moment, se consacre à reconstruire son image de contestataire. Il dément les rumeurs qui le donnent ministre de la Défense lors du remaniement attendu début 2009. « Je ne suis pas un quémandeur. » En dépit des difficultés, emporté par son tempérament enthousiaste et joueur, Villiers veut y croire. Encore. Toujours.    

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Jeudi 3 avril 2008

C’est le principal enseignement de ces élections cantonales et municipales : de scrutin en scrutin, la France vit au rythme d’un perpétuel mouvement de balancier qui balaie le pays tantôt à droite, tantôt à gauche, chaque nouvelle élection venant, sauf en de rares endroits, contredire le résultat de la précédente.
Après moins d’un an, la vague rose succède ainsi à la vague bleue, le Président de la République subit un sérieux contrecoup et la gauche, sans pourtant rien avoir renouvelé de son discours ni de ses cadres, revient en force.
C’est Le Monde qui l’écrit dans son édition du 18 mars : « le villiérisme se sort plutôt bien de ces municipales ». Et avec lui, c’est un modèle de développement local qui est en train de s’exporter et de faire la preuve de son succès. A sa source, bien entendu, la Vendée.
On ne présente plus le modèle vendéen et ses innombrables réussites. Et bonne nouvelle, ce modèle une nouvelle fois plébiscité par les Vendéens, a encore de beaux jours devant lui.
Le modèle vendéen, plus pertinent que jamais.
Alors que la moitié des conseillers généraux remettaient leur mandat en jeu, 12 membres de la majorité départementale ont été réélus dès le premier tour, avec un record à près de 80% pour Philippe de Villiers et son premier vice-président Bruno Retailleau, tandis que 2 des 3 autres candidats de la majorité départementale en lice ont obtenu sans difficulté leur siège au deuxième tour. C’est ainsi toute l’équipe départementale qui se voit confortée dans son action au service des Vendéens. Sur le
front des élections municipales, l’ensemble des élus MPF est réélu.
Le MPF étend son influence notamment dans le Vaucluse Marie Claude Bompard devient maire de la ville de Bollène, dans le Vaucluse, dont elle
est aussi réélue conseillère générale. Cette victoire est, avec la réélection dès le premier tour de Jacques Bompard à Orange, le signe d’une implantation de nos élus dans le Vaucluse.
Dominique Malézieux est quant à lui réélu dans sa commune du Mériot dans l’Aube, et Gérard Pierre a mené sa liste à la victoire à Plouharnel dans le Morbihan.
En ce qui concerne les conseillers municipaux, en plus des sortants pour beaucoup réélus comme Jean-François Corbière à Béziers ou Joëlle Martinaux à Nice, de nouvelles recrues font leur entrée dans les conseils municipaux : Sophie Mevel à Brest, Patricia Rio à Nantes, Thomas Quentin à Orléans, Patrick Daviaud à Saumur, Christophe Girard à Vénissieux, ou encore Jeanne d’Anglejean et Patrick Louis à Lyon.
Au final, le MPF compte près d’une trentaine d’élus dans les villes de plus de 5 000 habitants, et étend son réseau dans les zones rurales. Autant d’implantations qui permettront aux élus MPF, au plus proche du terrain, de faire la démonstration de leur capacité à mettre en oeuvre une authentique politique au service de tous.

Les 11 meilleurs scores des listes MPF

Listes élues
• Orange : Jacques Bompard, 61%
• Chauffailles : Marie Christine Bignon, 61%
• Bollène : Marie Claude Bompard, 47,9 %

Elus d’opposition
• Saint Claude : Jean Louis Millet 49,9%
• Mamers : Cécile Bayle de Jessé 14,7%
• Loos : Jacques Bourrez 21,7%
• Vénissieux : Christophe Girard 18,2 %
• Riorges : Christophe Beaudoin 33,07%

Non élus
• Bergerac : Léon Pierre Durin, 11,7%
• Saint Xandre, Serge Lavaud, 8,5 %
• Tours : Guillaume Peltier, 8,4 %

Elus des villes de plus de 5000 habitants
• Joëlle Martineau, Maire-adjoint de Nice (350 000 hbts)
• Alain Malet et Jean Jacques Bourzeix, conseillers municipaux de Chartres (40 000
hbts)
• Sophie Mevel, conseiller municipal d’opposition à Brest (145 000 hbts)
• Marc Taulelle, Maire-adjoint de Nîmes (145 000 hbts)
• Cédric Durand, conseiller municipal d’opposition de Beaucaire (14 000 hbts)
• Jean François Corbière, Maire-adjoint de Béziers (70 000 hbts)
• Thomas Quentin, conseiller municipal d’Orléans (113 000 hbts)
• Patrick Daviaud, conseiller municipal à Saumur (30 000 hbts)
• Hervé Hocquet, conseiller municipal de Saint Avold (17 000 hbts)
• Jacques Bourrez, conseiller municipal de Loos (21 000 hbts)
• Marie France Gibout, conseiller municipal de Compiègne (42 000 hbts)
• Eric Mardyla, conseiller municipal de Beauvais (54 000 hbts)
• Andrée Chenuaud, conseiller municipal de Tarbes (46 000 hbts)
• Pierre Parat, Maire-adjoint de Perpignan (117 000 hbts)
• Jeanne d’Anglejan, et Christophe Limousin conseillers d’arrondissement de Lyon
(2ème)
• Patrick Louis, conseiller d’arrondissement de Lyon (6ème)
• Patrice Buffet, Maire-adjoint de Castres (44 000 hbts)
Maires MPF et apparentés
• Dominique Malézieux, Maire du Mériot
• Marie Christine Bignon, Maire de Chauffailles
• Jacques Bompard, Maire d’Orange
• Marie Claude Bompard, Maire de Bollène
• Gérard Pierre, Maire de Plouharnel

CANTONALES
• Jacques Bompard, Orange- Ouest : 59,6 % au 2ème tour REELU
• Marie-Christine Bignon, Chauffailles : 59,5 % au 2ème tour ELUE
• Jean Louis Millet, Saint Claude : 43 % au 2ème tour
• Michel Terral, CG sortant, Ballon : 42,5 % au 2ème tour BATTU
• Isabelle Létrillart, Soisson Nord : 40,1% au 2ème tour
• Christophe Girard, Vénissieux- Nord : 29,1% au 2ème tour
• Guillaume Peltier, Val du Cher : 21,8% (11% pour le candidat UMP)
• René Tollemer, Caraman: 17,7%
• Pierre Fournié, les Cabannes : 13,5%
• Emmanuel Houdus, Antrain : 12,7%
• Alain Rousseau, Ploudiry : 12,5%
• Yannick Le Moing, Rennes Sud Ouest : 12,5%
• Bernard Tesquet, Nailloux : 12,3%
• Robert Duffau, Rabastens-de-Bigorre : 9,2%

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Jeudi 3 avril 2008

Article de Cécilia Gabizon du Figaro en date du 03.04.2008 :

L'Association nationale des directeurs des ressources humaines s'est saisie du problème des revendications religieuses au travail.

Un matin, Hamid a décidé qu'il ne pousserait plus le chariot contenant les fioles d'alcool destinées aux avions : «C'était contre sa religion.» En invoquant l'islam, cet employé intérimaire de l'Aéroport de Paris a mis la direction du service en émoi. Fallait-il céder au nom de la «tolérance religieuse», se plonger dans les sourates pour vérifier la validité des revendications ? Ou s'insurger de cette demande farfelue ?

L'anecdote reflète le malaise croissant autour des manifestations religieuses dans les entreprises. Surtout lorsqu'elles se présentent sous les habits de l'islam. De grandes entreprises comme L'Oréal, Gaz de France, Total, Vinci participent depuis un an à un groupe de travail organisé par l'association Dynamique Diversité, sous la houlette de Dounia Bouzar, anthropologue spécialiste du radicalisme religieux. Tandis que l'Association des directeurs de ressources humaines (ANDRH), qui rassemble l'élite des entreprises françaises, abordera le sujet cet après-midi à Sciences Po Paris.

Jusqu'alors, les entreprises rechignaient à exposer leurs petites affaires religieuses. Mais la pression monte. Beaucoup de structures ont aménagé temps de travail et jour de congé pour dissiper les conflits. Ainsi l'Aïd-el-Kebir, la plus importante fête mu­sulmane, est souvent accordée sous la forme d'autorisation d'ab­sence. Une tolérance plus qu'une règle qui évite à l'employé d'entamer ses congés. L'industrie automobile, qui comptait de nombreux immigrés, a aménagé des salles de prières dans certains ateliers depuis les grandes grèves des années 1970, notamment dans les usines Renault de Flins et Boulogne. Les rotations prennent parfois en considération l'heure des prières et souvent le ramadan. PSA a la même politique. Le BTP «module l'organisation de certains chantiers», reconnaît Patrick Plein, directeur du développement des ressources hu­maines chez Vinci.

 

La mixité parfois contestée

 

La grande distribution adapte à son tour les horaires de travail des caissières lors du mois de ramadan pour éviter les baisses de rendement et leur permettre de rompre le jeûne… sans abandonner leur poste. «On n'a pas le choix», résumait, en 2007, un responsable du service caisse du Géant d'Argenteuil.

Le phénomène s'étend, parfois porté par de vrais idéologues, qui imposent insidieusement des pratiques collectives, comme la prière et le halal, là où les employés issus de familles musulmanes sont nombreux. La mixité est parfois contestée, comme dans ce centre d'appels, sous-traitant de SFR. Un certain Mounir y pratiquait un prosélytisme voyant et refusait les ordres de son chef, qui était une femme, sans que personne n'intervienne. Ces cas restent isolés mais «la peur qui entoure l'islam induit des comportements irraisonnés de la part des recruteurs et des managers», résume Aline Crépin, responsable diversité chez Randstad, une société d'intérim. Lorsqu'un de ses serveurs, après un séjour à l'étranger, n'a plus voulu servir les femmes, un grand groupe de restauration a ainsi appelé à l'aide l'Institut de mécénat social (IMS) pour savoir comment réagir ! «Ils vont probablement le licencier, mais ils hésitaient», relate le responsable diversité de l'IMS, Benjamin Blavier. «Les DRH craignent d'être considérés comme racistes et d'avoir des procès», poursuit Patrick Plein de Vinci. «Ils préfèrent parfois ne rien faire.» Les nouvelles demandes se concentrent sur la nourriture et l'apparence. Le halal et parfois le cacher sont des sujets de dispute à la cantine. Certaines entreprises proposent maintenant un plat végétarien. Les recruteurs sont déstabilisés par la multiplication des candidates voilées.

 

«Désislamiser les problématiques»

 

L'Oréal a récemment embauché une jeune femme diplômée d'une école de commerce, voilée, pour un poste à responsabilité dans la gestion. «Le sujet reste sensible», reconnaît-on à la direction. Des responsables du personnel s'en sont émus, tandis que des salariés du même site ont demandé à porter le voile. Sollicitée comme experte, Dounia Bouzar a trouvé Mona «taillée pour le poste, avec l'esprit de l'entreprise». «Les entreprises doivent montrer qu'elles font des efforts», analyse de son côté Michel Mine, spécialiste du droit social européen au Cnam. Les licenciements de femmes voilées ont été validés si un consensus avait été recherché au préalable. «Les responsables doivent accepter les aménagements, halal et même le port du foulard, qui ne nuisent pas à l'activité», assure le juriste.

C'est, semble-t-il, la tendance des prochaines années. Mais certains DRH comme Aline Crépin insistent pour «désislamiser les problématiques» : «Si Jean-Jacques avait refusé de transporter des bonbons durant le carême, il aurait reçu un avertissement !»

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