Le Figaro , article de Guillaume Perrault
Date de parution : jeudi 16 février 2006
MPF Pour le président du Mouvement pour la France et député européen, le nouveau texte n'est guère différent du projet initial.
Propos recueillis par Guillaume Perrault
LE FIGARO. – Le projet de directive Bolkestein, largement remanié par les députés européens, ne trouve toujours pas grâce à vos yeux. Pourquoi ?
Philippe de VILLIERS. – Nous sommes devant un mensonge, car on voudrait nous faire croire que la directive est vidée de sa substance. Rien n'est plus faux : le texte applique toujours le principe de la liberté totale des prestations de service. C'est aussi un scandale, car les promoteurs du oui au référendum avaient répété pendant la campagne du printemps dernier : «La directive Bolkestein est morte et enterrée». Or, aujourd'hui, cette directive, sortie par la grande porte du suffrage universel, revient par la fenêtre du Parlement européen. C'est un déni de démocratie.
Le principe du pays d'origine, qui avait déclenché la polémique, est pourtant abandonné...
Pour les salariés oui, mais pas pour les travailleurs indépendants. Le plombier polonais ne pourra plus être salarié chez nous tout en restant soumis au droit social polonais. En revanche, il pourra exercer en qualité d'artisan et appliquer les tarifs et les règles sociales de son pays d'origine. Le phénomène se constate déjà dans le BTP. Prenez l'affaire de la centrale EDF de Porcheville, dans les Yvelines. Quarante ouvriers polonais travaillent 44 heures par semaine à la remise en état de ce générateur et ils sont payés 400 euros par mois ! La directive Bolkestein va accentuer de façon dramatique cette concurrence inégale. Dans sa mouture initiale, la directive menaçait 5 000 professions de dumping social. Dans sa version actuelle, 4 000 professions restent visées. On conduit nos professions libérales – artisans, architectes, ingénieurs conseils, etc. –, nos ouvriers et nos PME à l'abattoir. Pour tout arranger, la Cour de justice européenne reste très attachée au principe du pays d'origine, qu'elle a inventé au fil de ses arrêts. Elle se fera un devoir de le rétablir sans entrave à la première occasion.
Si l'on vous écoute, l'Europe irait systématiquement contre l'intérêt de la France...
L'Europe du traité de Rome a été une chance pour la France, mais elle est morte. Maastricht, en 1992, a marqué un double renversement : la coopération entre Etats a été abandonnée au profit de l'intégration, et la préférence communautaire au profit du mondialisme. Depuis 1992, Bruxelles ne nous apporte plus aucune vertu pour corriger nos vices. Elle les aggrave. La seule politique économique raisonnable est la suivante : à l'extérieur, protéger, à l'intérieur, libérer. La concurrence inégale et l'asphyxie par les impôts et charges sont les deux faces d'une même crise. Le socialisme à la française et le mondialisme bruxellois cumulent leurs effets dévastateurs.
(Sources: Le Figaro http://www.lefigaro.fr/politique/20060216.FIG0011.html?085702 )
Communiqué du Mouvement Pour la France:
Nous avions deux fleurons de haute- mer :
Le Porte-avions Charles de Gaulle : Jacques Chirac l’a envoyé au large des côtes britanniques pour commémorer Trafalgar.
Le 2ème Porte-avions, au nom prestigieux, le Clemenceau, dérive dans les mers du sud, à l’abandon, à la recherche d’un cimetière marin.
Jacques Chirac a bradé le Clemenceau comme il brade la France.
Un grand Porte-avions, c’est comme un vieux soldat : on le traite décemment, on ne l’envoie pas mourir en exposant ses blessures et ses entrailles sous le regard goguenard du monde entier.
Chirac n’a plus que deux préoccupations : se repentir et brader le patrimoine français. Il est temps que le quinquennat s’achève.
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La France se doit d’honorer le courage des harkis.
Philippe de Villiers demande à Georges Frêche et au PS des excuses publiques et solennelles après les propos du président de la région Languedoc-Roussillon qui insultent l’ensemble de la communauté harkie.
La France se doit d’honorer le courage des harkis : nous devons réaffirmer notre attachement aux articles de la loi sur le rôle positif de la France Outre-Mer et dans le Maghreb, dans un esprit de réconciliation nationale.
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Le projet de directive Bolkestein reste intrinsèquement pervers.
La règle de la libéralisation et de la déréglementation demeure le principe de base de cette directive. Cette directive maintient, en effet, un triple flou juridique de nature à encourager un profond dumping social :
- le « principe du pays d’origine » n’est pas clairement tranché
- la supériorité du droit national sur le droit européen n’est pas clairement imposée
- les services publics ne sont pas exclus de la directive
Il y a donc une grande urgence à s’opposer à cette directive qui consacre le nivellement par le bas de notre protection sociale.
L’affaire de la centrale EDF de Porcheville, dans les Yvelines, est révélatrice : depuis le mois de novembre, 44 heures par semaine, une quarantaine d’ouvriers polonais de ZREW travaillent à la remise en état du générateur, et sont payés 400 euros par mois !
Philippe de Villiers demande la prise en compte définitive du « principe du pays d’accueil » et la consécration de la supériorité de notre droit sur le droit européen.
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Jeudi 9 février dernier, la Salle des Fêtes d’Orange s’est révélée trop petite pour accueillir près d’un millier de personnes autour de Jacques Bompard et du Président du MPF Philippe de Villiers.
Pour son premier grand déplacement de la campagne présidentielle, Philippe de Villiers avait répondu à l’invitation du Maire d’Orange et Président de la Fédération MPF du Vaucluse qui a réussi un tour de force : Venant de tout le département, les patriotes se sont déplacés en masse, prenant d’assaut avec deux heures d’avance, les centaines de places du dîner-débat.
Sourire aux lèvres, Jacques Bompard a rappelé les raisons de son engagement au MPF, son souhait d’en faire la première force politique du Vaucluse, prouvant (si besoin était !) face au millier de militants, son rayonnement local.
Prenant ensuite la parole, Philippe de Villiers a tracé les grandes lignes de sa campagne présidentielle : Défense du terroir, protection de nos entreprises, lutte contre l’islamisation progressive de notre société… autant de thèmes développés par le Président du MPF qui a déclenché une ovation en déclarant : « La France n’a pas vocation à devenir une terre d’Islam ! »
Le Dauphiné Libéré note d’ailleurs dès le lendemain que « Villiers ne pouvait dès lors qu'être applaudi à tout rompre par son auditoire en affirmant vouloir créer "une grande force avec tous ceux qui ne veulent pas que la France meure". »
La campagne présidentielle démarre dans l’enthousiasme et l’espoir : L’avenir du MPF s’annonce sous les meilleurs auspices comme le conclut d’ailleurs Le Monde : « Pour un peu, Jacques Bompard se verrait déjà à l'Assemblée nationale, assis dans le fauteuil du député de la circonscription. »
(Sources: http://www.pourlafrance.fr/ )
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