Texte Libre

                              

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Il a été créé par un simple sympathisant de la Lozère, afin de faire connaître les idées et le programme de ce mouvement.

 


 

   

Vendredi 29 septembre 2006

Dans un communiqué à l’AFP, Philippe de Villiers a demandé aujourd’hui au président de la République « de recevoir le professeur Robert Redeker et de l'héberger symboliquement au palais de l'Elysée, qui est le palais de la République, plutôt que de le laisser errer » sous la protection de la police. "Il faut montrer aux islamistes que le président de la République fera respecter sur le territoire national le droit à la liberté d'expression", a-t-il ajouté, en demandant aux responsables politiques français de "sortir de leur lâcheté et de regarder en face la menace totalitaire".

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Vendredi 29 septembre 2006

 

La violence urbaine n'est pas due à la seule « démission » des juges (Nicolas Sarkozy) ou à l'« échec » du ministre de l'Intérieur (PS). Elle est le résultat d'un renoncement. Quand un « animateur » du quartier plutôt tranquille des Tarterêts (Essonne) déclare, après le lynchage de deux policiers dans cette cité (Libération du 23 septembre) : « Que faisaient deux flics seuls, à dix heures du soir ? », comme il ne le dirait plus d'enfants traînant la nuit, se dévoile le champ de ruines.

Le militantisme de certains magistrats, idéologues de l'excuse sociale, contribue bien sûr au sentiment d'impunité des récidivistes. Trop de juges suivent encore la harangue d'Oswald Baudot, figure disparue du Syndicat de la magistrature, qui recommandait en 1974 d'avoir « un préjugé favorable pour la femme contre le mari, pour l'enfant contre le père, pour le débiteur contre le créancier, pour l'ouvrier contre le patron, pour le voleur contre la police (...)».
Mais la Justice - qui ferait mieux d'écouter les critiques plutôt que d'aller s'en plaindre à l'Élysée - est le reflet d'une lâcheté collective. Cela fait plus de trente ans que le consensus antiraciste ignore le problème posé par un peuplement majoritairement musulman. La Seine-Saint-Denis (le « 9-3 ») compte plus de 1,5 million d'habitants, dont les deux tiers sont immigrés ou d'origine immigrée. Le « cefran » (Français) est l'étranger.  

Or ce bouleversement est explosif. Dans une note rendue publique, le préfet du département estime que « la situation de la délinquance (...) constitue le continuum des émeutes de novembre ». Il relève « une confrontation permanente entre l'aisance des uns et la pauvreté des autres ». Il observe que les jeunes sont de plus en plus perméables à l'islamisme et que, à chaque réveil de l'agitation, « les « barbus » prennent le relais de la gestion locale ».  

Un phénomène de libanisation du « 9-3 » se met en place, avec ses guérillas. Et ce sont les immigrationnistes qui ont amorcé cette bombe. Convaincus que la « France française » doit céder la place et que l'avenir est à l'indifférenciation des cultures dans un Babel « peace and love », ils ont créé un territoire revanchard. Qu'attend le pouvoir pour interroger enfin les Français ? Par référendum, les Suisses viennent de durcir, à 68 %, leur législation sur l'immigration. Cette démocratie-là serait-elle honteuse ?

Curieuse presse

« Au bal des hypocrites, nous sommes tous responsables - politiques, préfets, juges, policiers - de ces enfants des rues sans passé ni avenir », estiment les juges Jean de Maillard et Didier Gallot (Libération de lundi). Cependant, la presse a sa part de démission, qu'il serait trop commode d'oublier. C'est à elle, et non au préfet Jean-François Cordet, qu'il revenait d'alerter l'opinion sur cette situation sécuritaire catastrophique en Seine-Saint-Denis, un an après les émeutes. Mais les médias sont-ils prêts à dire toutes les vérités qui dérangent ? Eux aussi se seront prêtés à l'occultation de réalités. La presse bien pensante aura attendu 2000 pour reconnaître la violence installée depuis des années dans les cités et les écoles. Elle aura longtemps sous-évalué l'antisémitisme dans les banlieues. Elle aura laissé à la commission Stasi le soin de révéler la fracture du communautarisme et au rapport Obin celui de dévoiler l'intégrisme à l'école, tandis qu'il est revenu à Philippe de Villiers d'aligner les preuves de l'emprise islamiste à Roissy. La profession sait-elle être encore curieuse ?  

« Ce pays, c'est le nôtre»

Disons-le : si les médias « progressistes » ont rechigné à mettre au jour ces phénomènes identitaires et religieux, c'est parce qu'ils impliquaient la communauté musulmane et contrariaient les slogans sur « l'immigration, chance pour la France » et « l'islam, religion de paix et de tolérance ». Cependant, ce n'est pas rendre service à la nation et aux Français musulmans que de vouloir ignorer des problèmes qui incitent certains d'entre eux à se retrancher dans des ressentiments. Le mépris dont ils se plaignent est dû, en partie, à cette indifférence des bons apôtres.

Dans ce contexte, l'enthousiasme réservé, y compris par l'Élysée, au film Indigènes de Rachid Bouchareb, ressemble à une invite à rendre illégitimes d'éventuelles exigences de la République pour le respect de ses règles (unité, laïcité, tolérance, etc.). Quand l'un des acteurs, Jamel Debbouze, rompt le jeûne du ramadan en direct sur Canal +, l'autre soir, et déclare dans ses entretiens : « Ce pays, c'est le nôtre », il dit une évidence ambiguë. Elle risque d'être interprétée, dans des cités rebelles, comme une incitation à obéir à d'autres règles, d'autres lois.

Le patriotisme affiché par les promoteurs d'Indigènes est sympathique. Et il est heureux que l'injustice des pensions militaires de misère versées depuis la décolonisation aux anciens soldats d'élite de l'armée d'Afrique ait été corrigée, mercredi, par le gouvernement (mais pourquoi avoir attendu un film ?). Reste que l'héroïsme des 300 000 combattants du Maghreb et d'Afrique occidentale, qui participèrent au débarquement en Provence et à la défaite d'Hitler, ne donne pas à tous les musulmans le droit de s'approprier le pays. Or c'est ce sentiment qui reste.

Intimidations (suite)

Il y a quelque temps, la présentation d'une pièce de Voltaire, Le fanatisme ou Mahomet le prophète (1741) avait suscité des violences islamistes à Gex (Ain). Cette semaine, l'Opéra de Berlin a décidé de déprogrammer un opéra de Mozart, Idomeneo, mettant en scène les têtes coupées de Jésus, Bouddha et Mahomet. Quant au professeur de philosophie Robert Redeker, qui a écrit le 19 septembre dans Le Figaro un article critique sur l'Islam, il est depuis menacé de mort. Où sont les pétitionnaires ?

( Sources: Le Figaro )

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Vendredi 29 septembre 2006

En pérorant, au sommet de Bucarest des 27 et 28 septembre, sur les progrès de la francophonie et la diffusion mondiale du français, on amuse la galerie mais on abuse les Français. Il est mensonger de parler de la francophonie au moment où, devenant un pays bilingue, la France la prive de son socle naturel, au point qu'elle pourrait ne plus reposer que sur de mornes discours convenus et vides.
Il est beau de faire des gammes sur "le désir de français" qui se manifeste dans tel ou tel pays lointain (et qu'il faut certes encourager), de réunir des chefs d'Etat en une sorte de "Mouvement des non-alignés culturels" face à l'uniformisation linguistique de la planète, et de consacrer de multiples projets, programmes et crédits publics à l'enseignement du français dans le monde ou la diffusion de produits culturels francophones. Mais, aussi bienvenue soit-elle, si du moins elle faisait l'objet d'une politique cohérente, la francophonie n'est plus qu'une époustouflante esbroufe dès lors que les gouvernements français abandonnent toute législation linguistique (accusée d'entraver le grand marché unique européen), laissent s'installer l'illettrisme de masse et sacrifient l'enseignement des Lettres ou de la simple lecture, tout occupés à promouvoir l'enseignement dès les classes maternelles d'un "anglais de communication internationale" qui fait glisser la France vers une dangereuse diglossie.
Comment en appeler à la "résistance linguistique" tandis qu'un nombre croissant d'enseignements universitaires sont dispensés en anglo-américain, qu'étudiants, enseignants et chercheurs sont contraints au bilinguisme (ce que réussit à éviter par exemple un pays comme le Japon, dont la langue n'a pourtant nulle vocation internationale) ; comment prôner la diversité quand la seule langue de travail des institutions européennes n'est plus dans les faits que l'anglo-américain, et que les administrations françaises sont contraintes de travailler en cette langue aux fins de "coordination européenne" ; comment promouvoir le français quand des services publics entiers, comme la Défense, ne travaillent plus qu'en cette langue ou que d'autres, tels l'ANPE, se croient tenus de servir leurs administrés dans "les langues d'origine", témoignant d'un étrange renoncement à la matrice naturelle de l'intégration qu'est le français, en sorte que l'art.2 de la Constitution selon lequel " la langue de la République est le français " n'est plus, aux yeux de nos partenaires francophones, Québécois, Arabes, Africains ou…Roumains qu'une dérisoire relique ?
"C'est quand la chose manque qu'il faut mettre le mot " disait Montherlant. Certes ; mais la francophonie mériterait mieux que d'être un paravent bavard et solennel à la déliquescence du français en France et en Europe.

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Jeudi 28 septembre 2006

Le Journal de Saône-et-Loire , Date de parution : jeudi 28 septembre 2006:

Candidat à l'élection présidentielle en 2007, Philippe de Villiers anime ce soir une réunion publique à Saint-Désert. Il évoque, dans un entretien, ses ambitions électorales et ses propositions.

Où en êtes-vous des 500 parrainages nécessaires à votre candidature à l'élection présidentielle?
Nous sommes à la moitié du chemin : j'en ai assez pour être rassuré mais pas assez pour être
définitivement serein. Pour autant, l'accueil des maires est excellent : je suis un élu local d'un département rural. Je connais donc, mieux que tous les autres candidats, les préoccupations des maires des petites communes. D'autre part, j'ai été le principal leader du non de droite. Or, abandonnées par l'État, elles ont massivement voté non au référendum.

Vous avez durci vos positions. Voulez-vous capter une partie de l'électorat de M. Le Pen, et en quoi vous démarquez-vous aujourd'hui du Front National ?
Je m'adresse à tous les Français, sans ostracisme. Ma candidature propose une voie originale qui réconcilie les convictions et l'action. Quand les uns trahissent leurs promesses dès qu'ils sont au pouvoir, que les autres se contentent d'une contestation stérile qui ne change strictement rien à la vie quotidienne de nos compatriotes, moi je porte des convictions fortes que j'ai appliquées en Vendée, département que je préside depuis dix-sept ans. Je suis donc l'alternative à droite. J'ai créé le Puy-du-Fou qui a réconcilié les Vendéens avec leur histoire et qui rassemble chaque année plus d'un million de visiteurs. Et j'ai fait de mon département un laboratoire pour mes idées. Je les ai confrontées à la vie quotidienne de mes compatriotes. Les résultats sont là : la Vendée, qui a un taux de chômage très inférieur à la moyenne nationale, a été saluée récemment comme le premier département en terme de dynamisme économique et de créations d'emplois. Songez qu'il y a en Vendée une entreprise pour 14 habitants contre une pour 30 au niveau national. J'ai donc acquis, par l'expérience, la certitude que les solutions que je préconise sont les bonnes. Et c'est sur ce bilan que je me présente devant les Français. Ils feront la différence avec les autres candidats.

Dans l'hypothèse où Jean-Marie Le Pen serait à nouveau présent au second tour, seriez-vous prêt à appeler à voter pour lui ?
Je me présente pour gagner, non pour faire de la figuration. Ceci étant, les choses sont claires. Si je n'étais pas qualifié pour le second tour, je soutiendrais le candidat qui reprendrait ex-pli-ci-te-ment les cinq piliers de mon projet présidentiel : «la France rurale plutôt que les techno-parisiens» ; «la famille plutôt que le mariage homosexuel ou le contrat d'union civile homosexuelle» ; «plus de travail, moins d'impôts» ; «l'immigration zéro plutôt que l'immigration subie ou que l'immigration choisie» ; «une nouvelle Europe avec les Patries plutôt que l'ancienne avec la Turquie». Ces cinq piliers ne sont pas négociables. Aujourd'hui, aucun candidat ne reprend ces cinq piliers. Pour ne prendre que cet exemple, Nicolas Sarkozy propose, comme le PS, le contrat d'union homosexuelle avec les mêmes droits que ceux du mariage. Quant au Front national, il s'est prononcé par la voix de Marine Le Pen pour une organisation d'unions homosexuelles. Pilier essentiel de la société, la famille ne peut pas être la variable d'ajustement d'une stratégie politique.

Après Jacques Bompard (Orange), le dernier maire FN d'une ville de France, Marie-Christine Bignon (Chauffailles) vous a rejoint. Comment analysez-vous ces ralliements ?
Ce sont deux élus locaux enracinés qui ont, comme moi en Vendée, fait la preuve du bien-fondé de leurs idées. Ce sont deux élus de qualité qui ont conscience que la politique ne doit pas se résumer à une protestation sans lendemain. Ils m'ont rejoint dans le cadre du grand rassemblement populaire que j'ai lancé et qui sera présent à toutes les échéances : législatives, municipales, etc. Cette présidentielle, ce n'est pas mon dernier tour de piste mais un point de départ.

Approuvez-vous la politique de l'immigration de Nicolas Sarkozy ?
Le principe de l'immigration choisie est scandaleux à plus d'un titre : outre l'ajout d'une énième vague d'immigration, comment expliquer aux chômeurs français que l'on va faire venir de nouveaux immigrés pour occuper des emplois vacants ? Vis-à-vis des pays pauvres, l'immigration choisie est politiquement désastreuse puisqu'elle consiste à piller les pays du tiers-monde de leurs élites. Or, c'est précisément ces élites qui permettront le développement économique des pays pauvres, seule solution efficace pour mettre un terme aux grandes transhumances. Pour toutes ces raisons, je renvoie dos à dos l'immigration subie des socialistes et l'immigration choisie de Sarkozy. Je propose, moi, l'immigration zéro à partir de deux principes de bon sens :
- La fermeté sur le territoire national, la France n'ayant plus les moyens d'accueillir décemment les miséreux de la planète. Nous devons rétablir les contrôles aux frontières, supprimer les droits des sans papiers et les expulser immédiatement et mettre en place une politique de retour dans les pays d'origine.
- La générosité vis-à-vis des pays pauvres par la mise en place d'une grande politique de co développement, à l'image de celle que je conduis en Vendée avec des pays comme le Maroc ou le Bénin.

Être souverainiste, dans l'environnement international et économique de 2006, c'est nier le principe de réalité.
Au contraire ! Le patriotisme, c'est la modernité. Ce sont ceux qui regardent le train de la mondialisation passer sous nos yeux sans adapter notre politique aux nouveaux enjeux qui nient le principe de réalité. Si rien n'est fait, la France va perdre petit à petit sa vitalité économique. Nous ne pouvons pas continuer à regarder le travail partir dans les pays du Sud. Entre une économie ouverte à tous les vents d'une mondialisation et une économie repliée sur elle-même, il existe une troisième voie, moderne, qui consiste à allier efficacité et protection. Je propose de libérer le travail à l'intérieur en faisant sauter le verrou des 35 heures, celui de l'âge de la retraite, des charges qui asphyxient nos PME, etc ; et de le protéger à l'extérieur en mettant notamment en place des tarifs douaniers protecteurs à nos frontières. Les États-Unis et le Japon le font. Je ne vois pas pourquoi cela nous serait interdit. Actuellement, l'Union européenne est l'union commerciale la moins protégée du monde.

Quelle sera LA mesure phare de votre programme présidentiel ?
Outre mes mesures en matière d'immigration, ma priorité ira au monde rural. Aujourd'hui, il existe une véritable fracture territoriale entre la surconcentration urbaine d'un côté et la désertification rurale de l'autre. Les 30 000 communes rurales, aujourd'hui laissées à l'abandon par un État qui préfère arroser les banlieues avec des milliards d'euros - milliards qui partent en fumée à chaque nuit de violences ! - constituent un atout indéniable en termes d'emplois, de créations de PME, de développement des énergies renouvelables grâce à notre agriculture - je propose, par exemple, de faire de notre pays le premier producteur de pétrole vert.
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Jeudi 28 septembre 2006

Communiqué du 28.09.2006:

Guillaume Peltier, porte parole de Philippe de Villiers soutient le professeur de Philosophie du lycée Pierre-Paul Riquet en Midi-Pyrénées qui s’est exprimé avec beaucoup de lucidité dans des écrits sur l’Islam.
Cet homme a reçu des menaces de mort et est obligé de se cacher sous protection de la DST.
Les menaces dont il est actuellement l’objet prouvent, s’il en était besoin, que les dangers de l’islamisme restent un sujet tabou en France aujourd’hui.
Il n’est pourtant pas de jour où des rapports ou des articles de presse mettent l’accent sur la prise en main de quartiers par des islamistes, sur des prêches d’imams intégristes ou encore sur la propagande de l’islam radical visant les femmes. Le préfêt de Seine-Saint Denis a lui-même parler de l’islamisation c’est-à-dire de la prise de contrôle de quartiers par les « barbus ».
Guillaume Peltier demande une conférence nationale sur les valeurs de la République et la nécessaire adaptation de l’islam à nos lois. Cette conférence réunirait les différents partis politiques.
Ce n’est pas à la République à s’adapter à l’islam mais à l’islam à s’adapter à la République.

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